Benoît XVI s'adresse à l'Onu, le 18 avril 2008 © TF1/LCIAu 4e jour de sa visite aux Etats-Unis, Benoît XVI a eu le privilège de s'adresser devant l'Assemblée générale de l'Onu. En cette année de célébration du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, le discours du pape, qui a duré environ trente minutes, était axé sur la défense de ces droits de l'Homme.
Il a ainsi rappelé aux Etats leur devoir de protéger leurs populations victimes de violations. "Tout Etat a le devoir primordial de protéger sa population contre les violations graves et répétées des droits de l'Homme, de même que des conséquences de crises humanitaires liées à des causes naturelles ou provoquées par l'action de l'Homme", a-t-il affirmé dans le grand amphithéâtre bondé de l'Assemblée de l'ONU. "S'il arrive que les Etats ne soient pas en mesure d'assurer une telle protection, il revient à la communauté internationale d'intervenir avec les moyens juridiques prévus par la Charte des Nations unies et par d'autres instruments internationaux", a ajouté le souverain pontife.
Action collective
Benoît XVI a également plaidé pour l'action collective face aux problèmes du monde, déplorant que le multilatéralisme restait "subordonné aux décisions d'un petit nombre". Cette action, "dans la mesure où elle est respectueuse des principes qui fondent l'ordre international, ne devrait jamais être interprétée comme une coercition injustifiée ou une limitation de la souveraineté", a-t-il poursuivi. "A l'inverse, c'est l'indifférence ou la non-intervention qui cause de réels dommages", a-t-il assuré
Evoquant par ailleurs "le paradoxe évident d'un consensus multilatéral qui continue à être en crise parce qu'il est encore subordonné aux décisions d'un petit nombre", Benoît XVI a affirmé que "les problèmes du monde exigent, de la part de la communauté internationale, des interventions sous forme d'actions communes".
"Les questions de sécurité, les objectifs de développement, la réduction des inégalités, la protection de l'environnement, des ressources et du climat, requièrent que tous les responsables de la vie internationale agissent de concert et soient prêts à travailler en toute bonne foi, dans le respect du droit, pour promouvoir la solidarité dans les zones les plus fragiles de la planète. Je pense en particulier à certains pays d'Afrique et d'autres continent qui restent encore en marge d'un authentique développement intégral, et qui risquent ainsi de ne faire l'expérience que des effets négatifs de la mondialisation", a-t-il expliqué.
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