Nicolas Sarkozy, au sommet de l'Otan, à Bucarest, le 2 avril 2008 © TF1-LCINicolas Sarkozy l'a confirmé officiellement mercredi soir, devant les dirigeants des pays de l'Otan réunis à Bucarest : la France va envoyer un bataillon de soldats supplémentaire en Afghanistan, où sont postés 1.500 hommes. Aucun chiffre n'a été avancé côté français, mais selon le porte-parole de l'Otan, il s'agit d'"une contribution militaire appréciable en Afghanistan, de l'ordre d'un bataillon", soit environ 800 hommes, qui viendront s'ajouter aux quelques 1.700 soldats déjà en poste (sans compter les centaines de marins en soutien sur des navires de guerre français dans l'Océan indien).
Ce nouveau contingent "substantiel" sera déployé dans l'est du pays. Ce qui permettra aux Etats-Unis de déplacer des soldats américains de l'est vers le sud de l'Afghanistan. Comme l'ont ensuite confirmé les Américains, "satisfaisant ainsi aux conditions posées par le Canada" pour le maintien "jusqu'à 2011" de son propre contingent de 2.500 hommes dans cette région très exposée aux attaques des talibans, a expliqué le porte-parole de l'Otan.
Désaccord toujours sur la Géorgie et l'Ukraine
En envoyant les renforts réclamés par Washington, Nicolas Sarkozy met ainsi un point final au différend franco-américain engendré par la décision de Jacques Chirac de ne pas participer à l'opération alliée en Irak. Il espère aussi conduire Américains et Britanniques à lui laisser avancer ses pions sur un autre projet : la création d'une Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) dont la France fera une priorité de sa présidence de l'Union européenne, à partir du 1er juillet.
Autre sujet abordé mercredi soir au sommet de l'Otan : les pays de l'Otan sont convenus d'inviter l'Albanie et la Croatie à adhérer à l'alliance atlantique. Pas d'accord en revanche sur l'octroi du statut de candidat officiel à l'adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine. George W. Bush milite pour un "plan d'action pour l'adhésion" (MAP), que refusent la France et l'Allemagne. Ces derniers se sont toutefois dits prêts à entamer avec Kiev et Tbilissi un dialogue intensifié pour les préparer à l'adhésion.
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