Une affiche pour le "non" au référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne, juin 2008 © TF1/LCI 
> Quels scenarii possibles ?
> Pourquoi les Irlandais ont dit 'non'
> La crise euroépenne se profile
Que faire ? L'Irlande était le seul des 27 Etats membres à faire ratifier le traité européen de Lisbonne par voie référendaire. Les Irlandais ont dit ‘no'... et l'Europe se retrouve de nouveau dans l'embarras. Alors que six options s'offrent aux dirigeants européens (lire notre article), chacun y va de son pronostic. Le président de la République tchèque, censé ratifier le texte par voie parlementaire, estime que tout est "fini", que le processus de ratification ne peut se poursuivre, que "le projet de traité de Lisbonne s'est achevé aujourd'hui (vendredi)".
Eurosceptique, Klaus juge que ce 'non' est "une victoire de la liberté et de la raison sur des projets élitistes artificiels et sur la bureaucratie européenne". Plus nuancé, le Premier ministre libéral tchèque, Mirek Topolanek, qui dispose des pouvoirs exécutifs, a souligné que le 'non' irlandais était une "complication politique", tout en estimant que l'UE allait continuer à fonctionner de manière "stable". Avant la déclaration du chef de l'Etat, le vice-premier ministre avait d'ailleurs dit que la Cour constitutionnelle poursuivrait l'examen du traité. Son jugement est attendu cet automne. La position des Tchèques est d'autant plus importante que Prague doit prendre la présidence tournante de l'UE au premier semestre 2009.
Pas de "solution miracle" dans l'immédiat en Irlande
Le ton du président tchèque dissonnait vendredi soir, alors que la plupart des dirigeants de l'UE se montraient décidés à aller de l'avant. Ainsi, le Royaume-Uni, pourtant soumis à un euroscepticisme fort, va continuer le processus de ratification du traité, a répété le ministre des Affaires étrangères. Les Pays-Bas, qui avaient voté non comme la France au traité constitutionnel en 2005, ont également indiqué qu'ils poursuivaient la ratification, selon leur Premier ministre.
"Nous espérons que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification", ont ajouté le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel dans une déclaration commune, tandis que Dublin réfléchit. "Le résultat donne lieu à une incertitude considérable et à une situation délicate. Il n'y pas de remède à court terme", pas de "solution miracle" dans l'immédiat, a déclaré le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, réclamant du temps. C'est une "immense déception" et un "revers potentiel" pour l'UE. Nul doute que cette nouvelle crise sera le point central du rendez-vous de la semaine prochaine, lors du sommet de l'UE (19 et 20 juin). Une chose est sûre, "il est clair que le traité n'entrera pas en vigueur au 1er janvier 2009", selon le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, doyen des dirigeants européens.
| Les pays n'ayant pas encore ratifié le traité |
- BELGIQUE: le Sénat (6 mars) et la Chambre des députés (10 avril) ont déjà approuvé le traité. Mais l'ensemble des cinq assemblées régionales et communautaires du pays n'ont pas encore approuvé le texte. |
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