Après le 'non' irlandais, la menace tchèque

Par D.H. (avec agence), le 13 juin 2008 à 19h42 , mis à jour le 13 juin 2008 à 23h19

Alors que les Irlandais ont rejeté à plus de 53% le traité de Lisbonne, le président tchèque a estimé vendredi que le processus de ratification devait s'arrêter.

non irlande référendum europe ue traité de lisbonneUne affiche pour le "non" au référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne, juin 2008 © TF1/LCI

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Que faire ? L'Irlande était le seul des 27 Etats membres à faire ratifier le traité européen de Lisbonne par voie référendaire. Les Irlandais ont dit ‘no'... et l'Europe se retrouve de nouveau dans l'embarras. Alors que six options s'offrent aux dirigeants européens (lire notre article), chacun y va de son pronostic. Le président de la République tchèque, censé ratifier le texte par voie parlementaire, estime que tout est "fini", que le processus de ratification ne peut se poursuivre, que "le projet de traité de Lisbonne s'est achevé aujourd'hui (vendredi)".
 
Eurosceptique, Klaus juge que ce 'non' est "une victoire de la liberté et de la raison sur des projets élitistes artificiels et sur la bureaucratie européenne". Plus nuancé, le Premier ministre libéral tchèque, Mirek Topolanek, qui dispose des pouvoirs exécutifs, a souligné que le 'non' irlandais était une "complication politique", tout en estimant que l'UE allait continuer à fonctionner de manière "stable". Avant la déclaration du chef de l'Etat, le vice-premier ministre avait d'ailleurs dit que la Cour constitutionnelle poursuivrait l'examen du traité. Son jugement est attendu cet automne. La position des Tchèques est d'autant plus importante que Prague doit prendre la présidence tournante de l'UE au premier semestre 2009.

Pas de "solution miracle" dans l'immédiat en Irlande
 
Le ton du président tchèque dissonnait vendredi soir, alors que la plupart des dirigeants de l'UE se montraient décidés à aller de l'avant. Ainsi, le Royaume-Uni, pourtant soumis à un euroscepticisme fort, va continuer le processus de ratification du traité, a répété le ministre des Affaires étrangères. Les Pays-Bas, qui avaient voté non comme la France au traité constitutionnel en 2005, ont également indiqué qu'ils poursuivaient la ratification, selon leur Premier ministre.

"Nous espérons que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification", ont ajouté le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel dans une déclaration commune, tandis que Dublin réfléchit. "Le résultat donne lieu à une incertitude considérable et à une situation délicate. Il n'y pas de remède à court terme", pas de "solution miracle" dans l'immédiat, a déclaré le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, réclamant du temps. C'est une "immense déception" et un "revers potentiel" pour l'UE. Nul doute que cette nouvelle crise sera le point central du rendez-vous de la semaine prochaine, lors du sommet de l'UE (19 et 20 juin). Une chose est sûre, "il est clair que le traité n'entrera pas en vigueur au 1er janvier 2009", selon le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, doyen des dirigeants européens.

Les pays n'ayant pas encore ratifié le traité

- BELGIQUE: le Sénat (6 mars) et la Chambre des députés (10 avril) ont déjà approuvé le traité. Mais l'ensemble des cinq assemblées régionales et communautaires du pays n'ont pas encore approuvé le texte.
- ITALIE: le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi a adopté le 30 mai un projet de loi sur la ratification du traité qui doit passer devant le parlement.
- ROYAUME-UNI: les députés de la chambre des Communes ont approuvé le 11 mars la ratification du traité. le projet de loi est examiné par la chambre des Lords.
- PAYS-BAS: le Parlement a adopté le texte le 5 juin. Il doit encore être voté par le sénat.
- REPUBLIQUE TCHEQUE: le Sénat a introduit un recours devant la Cour constitutionnelle pour vérifier que le texte est conforme à la loi fondamentale du pays.
- CHYPRE, ESPAGNE et SUEDE n'ont pas encore commencé le processus de ratification.

Par D.H. (avec agence) le 13 juin 2008 à 19:42
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11 Commentaires

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  • JDTroyes, le 13/06/2008 à 23h06

    J'ai voté 2 fois contre l'Europe. Quand j'étais Français "de France", j'étais heureux, la vie était trés belle Maintenant, je subi les lois communautaires, qui servent beacucoup les nouveaux arrivants, mais nous obligent à respecter les obligations communes qui nous font abandonner ce qu'il y avait de bien dans notre pays. Qu'avont nous gagné ???

  • Pardi, le 13/06/2008 à 23h03

    Le président tchèque a parfaitenent raison. L'Europe devrait se préoccuper d'autres problèmes mille fois plus importants que ce traité. Elle ne fait rien pour assurer la recherche et la production d'énergies renouvelables alors que l'énergie non-renouvelable met en péril son équilibre et la survie d'une partie de nos populations.

  • Vincent, le 13/06/2008 à 23h00

    L'euro et l'europe ne nous ont apporté que misere sur misere

  • Kinou, le 13/06/2008 à 22h47

    Enfin une nation inteligente

  • Rene, le 13/06/2008 à 22h45

    Les Européens ne veulent pas de ce traité, comme de l'ancien. s'il y avait un référendum dans chaque pays, il y aurait autant de NON. H O N T E aux politiques qui nous ont dégoutés de l'Europe.

  • FERRY Jean-Paul, le 13/06/2008 à 22h35

    L'Europe , comme le disait le Général de Gaulle , c'est un machin qui ne sert qu'aux politiques et aux riches mais n'apporte rien aux gens ni aux salariés ; avec tous les problèmes que nous avons à l'heure actuelle , qu'est-ce que l'Europe propose comme solutions ? Rien ! Quand je pense qu'en 1992 , Simone Veil déclarait que l'Europe était une chance pour la France . Il n'y a qu'à constater les dégâts aujourd'hui . Mais nous avons des députés européens qui sont bien payés et qui réfléchissent ; attendons que le miracle s'accomplisse !

  • Pio, le 13/06/2008 à 22h29

    C'est très bien .... les autres devrons suivre les irlandais ...... l'europe est en train de nous mentir ...souvenez vous l'euro .... la monaie miracle quia fait augmenter les prix dans l'europe entière et créer la baisse du pouvoir d'achat ...... ainsi que le prix de l'essence ainsi que tout ! ! ! ! ! ! y en a marre des tous ces gens qui pensent pour nous et ils nous parlent aussi de démocratie ???? c'est quoi ça ?? la démocratie ...... assez ! ! ! ! !de misère de combats de querelles ! ! ! ! les politiques a chaque fois qu'ils ont des choses a proposer c'est pour diminuer notre confort de vie de nous rendre encore plus esclave de ce monde moderne qu'ils disent et de mondialisation que personne ne veut et qu'ils veulent nous imposer par la force ......

  • Manu, le 13/06/2008 à 22h16

    Enfin!!!!!!!

  • Monique, le 13/06/2008 à 22h14

    Le Président tchèque est peut-être respectueux de la démocratie, LUI, contrairement à la majorité de nos dirigeants qui se demandent déjà comment ils vont pouvoir nous imposer la chose tout en sauvegardant les apparences de la démocratie. Nous sommes en dictature, dictature "soft", mais dictature quand même. Vous ne voulez pas d'immigration, il y en aura quand même, vous ne voulez pas de "mini-traité", il y en aura quand même. Vive l'Europe des nations, débarrassée de nos eurocrates, et un grand merci à nos amis irlandais. Thank you Ireland!

  • Michel, le 13/06/2008 à 21h37

    Nos politiciens ne comprennent'ils pas que personne ne veut de cette Europe ? Nous allons dans un mur, arrêtons avant qu'il ne soit trop tard!...

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