Une affiche pour le "non" au référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne, juin 2008 © TF1/LCILes bureaux de vote ont fermé jeudi à 23h. Depuis, l'Irlande... et l'Europe attendent. Car l'issue du vote est plus qu'incertaine. Les Irlandais -qui on voté à seulement 40%- ont-ils dit ‘oui' ou ‘non' au référendum sur le traité simplifié de Lisbonne réformant les institutions européennes ?
Selon les premières indications, c'est le "non" qui aurait gagné. D'après la radio-télévision publique irlandaise RTE, la plupart des circonscriptions, dont celles de Dublin, ont en effet rejeté le Traité. Le ministre irlandais chargé des Affaires européennes, Dick Roche, a confirmé que "ça ne se présente pas bien" pour le "camp du 'oui'".
Les résultats définitifs sont attendus en fin d'après-midi. Les autorités ont néanmoins averti qu'en cas de résultat serré, soit une différence inférieure à 10.000 voix , un recomptage national serait organisé, repoussant le verdict en fin de soirée.
Fillon : plus de traité de Lisbonne si les Irlandais disent "non"
Sur les 27 Etats de l'Union européenne, l'Irlande est le seul à recourir au référendum -il est obligatoire pour tout sujet amendant la Constitution irlandaise-, ce qui signifie qu'un pays représentant moins de 1% des 490 millions d'habitants de l'UE pourrait faire capoter un texte visant à réformer l'organisation du bloc communautaire. Le nouveau texte, censé remplacer le projet de constitution rejeté par référendum en 2005 par la France et les Pays-Bas, doit en effet être approuvé par la totalité des 27 Etats membres pour entrer en vigueur.
En attendant, le Royaume-Uni a prévenu jeudi qu'il maintiendrait son processus de ratification parlementaire, même si l'Irlande vote non. Invité jeudi soir sur France 2, François Fillon a pour sa part estimé qu'il n'y aurait "plus de traité de Lisbonne" en cas de rejet du texte par les Irlandais, "sauf à reprendre le dialogue avec le peuple irlandais".
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