Quatre priorités et un problème pour Sarkozy

Par F.A., le 30 juin 2008 à 05h45 , mis à jour le 01 juillet 2008 à 07h21

Le "non" irlandais ralentira le chef de l'Etat sur les sujets qu'il considère prioritaires : immigration, défense, climat et agriculture.

Nicolas SarkozyNicolas Sarkozy le 17 juin 2008 © TF1-LCI

Depuis le début de l'année, Nicolas Sarkozy attendait la présidence française de l'Union européenne avec grande ambition. Il voulait profiter de l'occasion pour s'attaquer d'urgence à des problèmes très concrets pour rapprocher l'Union de ses citoyens, souvent déconnectés des questions institutionnelles qui ont rythmé les dernières années.

Mais patatras : le "non" irlandais au Traité de Lisbonne a modifié l'agenda. Le problème institutionnel -comment résoudre au plus vite la crise ?- est repassé en tête des priorités, en plombant de fait les autres dossiers. Le chef de l'Etat entend néanmoins mener de front cette question du "non" irlandais et ses quatre priorités. 

 
LE PROBLEME DU TRAITE DE LISBONNE
 
Nicolas Sarkozy, appuyé notamment par Angela Merkel, veut convaincre l'Irlande d'organiser un nouveau référendum au printemps prochain, en aménageant s'il le faut le texte pour répondre aux préoccupations spécifiques de sa population. Dans ce but, il se rendra en Irlande pour son premier grand déplacement le 11 juillet afin de rencontrer le Premier ministre Brian Cowen.
 
Mais, outre ce premier problème, le chef de l'Etat pourrait être confronté à une seconde préoccupation : un refus de la République tchèque. Son président eurosceptique, Vaclav Klaus, estime déjà que le Traité est "mort" et la ratification par le Parlement, prévue à l'automne, est loin d'être acquise également. Un rejet signerait l'arrêt de mort du texte et enfoncerait définitivement l'Europe dans la crise. Et mardi, célébrant à sa manière le début de la présidence française, le président polonais Lech Kaczynski a annoncé qu'il ne signerait pas le traité européen de Lisbonne (lire notre article). Ca commence donc plutôt mal.

 
 
DEFENSE
 
Paris veut faire progresser l'industrie européenne de la défense, promouvoir un groupe aéronaval européen, créer une école de formation d'officiers européens ou encore avoir un vrai quartier général européen à Bruxelles. Mais le "non" irlandais bouscule ce projet de relance de la défense européenne : ces grandes initiatives seraient en effet mal perçues par les Irlandais, très attachés à leur neutralité militaire et dont les opposants au Traité ont fait l'un de leurs arguments principaux.
 
 
IMMIGRATION

Alors que la "directive retour" -qui permet notamment de détenir en rétention les clandestins pendant dix-huit mois- est décriée en Amérique latine et en Afrique, la France propose un "pacte pour l'immigration" à ses partenaires, largement inspiré de sa propre politique pour une immigration restreinte et "choisie". Objectif : mettre fin aux régularisations massives de sans-papiers (comme ce fut le cas en Italie et en Espagne ces dernières années), améliorer les contrôles aux frontières, harmoniser les politiques d'asile et aider au développement des pays d'origine.
 
Nicolas Sarkozy devra sur ce sujet convaincre le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero : jugeant que ses lois fixent déjà les droits et devoirs des immigrés, il est très réservé sur l'idée d'imposer aux immigrants d'apprendre la langue du pays d'accueil et d'adopter ses valeurs. 
 
 
CLIMAT

Nicolas Sarkozy ambitionne de parvenir à un accord à la fin de l'année sur les modalités de mise en oeuvre du plan d'action de l'UE contre le réchauffement climatique avec comme mesure phare la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici à 2020 par rapport à 1990. Mais certains pays, France en tête, s'inquiètent du risque de délocalisation industrielle. Le débat est vif aussi sur les biocarburants et la nécessité d'encadrer leur développement.
 
Sur la question du pétrole, la France veut que l'Europe prenne des mesures pour atténuer l'impact de la hausse du prix de l'essence. Elle présentera des propositions en octobre. Mais son idée de plafonner la TVA a déjà reçu un accueil glacial lors du sommet de Bruxelles en juin dernier, avec le "nein" d'Angela Merkel
 
 
AGRICULTURE

La France veut ouvrir sans tarder le débat sur l'avenir de la Politique agricole commune après 2013, date à laquelle l'UE disposera d'un nouveau budget pou son agriculture. Elle plaide, avec la flambée des prix alimentaires, pour que l'UE garde une agriculture forte et subventionnée au niveau communautaire. Sur ce sujet, comme d'habitude, il s'agira de vaincre les réticences britanniques. C'est aussi sous présidence française que se tiendront à Genève en juillet les négociations de la dernière chance à l'OMC. Paris n'est guère favorable à un accord.
 

Par F.A. le 30 juin 2008 à 05:45
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31 Commentaires

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  • Philvert, le 01/07/2008 à 10h31

    Il dit tout et son contraire ; il n'a aucun plan et décide au coup par coup ; lamentable, petit même comment peut-on le croire ; depuis q'il est arrivé au pouvoir il décide tout seul comme un dictateur ; JGH et Serge ont raison il bafoue la démocratie ; qu'il arrête de parler ça nous fera des vacances je suis heureux de n'avoir pas voté pour lui ; car dans ce cas je m'en voudrais toute ma vie

  • Cesar74, le 01/07/2008 à 08h51

    C est un monde ça quand est ce que mosssieur le president va comprendre qu il est loin d avoir la science infuse a mon avis jamais quelqu un avec un ego surdimenssioné comme lui ne descendra jamais de son piedestal, je me demande ce qu ont dans la tete les personnes qui pensent encore qu il est le president de tous les français haro sur le baudet

  • Dudu, le 01/07/2008 à 08h43

    J'ai vu sarkosy hier à fr3 toujour égal à lui meme , il aurai du rester avocat s'est vraiment sa place il n'est pas crédible il dit mais ne fait pas comme en france je rappel que les citoyens français on voter non a l'europe

  • Gépéto, le 01/07/2008 à 08h32

    Avis perso ! ! ! je pense que l'europe en s'agrandissant aurait dû au fur et a mesure fermer les frontières, pour éviter d'avoir des clandestins

  • Didier, le 01/07/2008 à 08h03

    Comme d'habitude, M. Sarkozy VEUT .... Il n'est pas avare de contradictions et d'absence de concertation avec les principaux intéressés, c'est à dire la population européenne. Il n'a pas les moyens de ses ambitions, heureusement que Giscard lui a donné quelques conseils .... Combien y'aura t'il de défections parmi les autres signataires de ce traité inutile et couteux ????

  • Remind7, le 01/07/2008 à 07h28

    Ce serait de la follie, que de dire que Mr Sarkosy paviendra a faire avancé tout les dossiers brulants vers une amélioration palpable. Les problèmes se démultilies comme des bactéries. A part l'arrivée de Martiens sur Terre ou une attaque nucleaire de l'Iran...je ne vois pas ce qui manque! Certains sont passés Maitre dans l'art :" faisons rien sa sera pire"! Trouvez-vous un leader, après on verra! L'irlande à dit : NON! Bien quelle dise ce qu'elle veut clairement...pour finir par dire OUI! Il est a noté, que les pays gros consommateur de subventions Européenne, Soit aussi, anti-europe! Maintenant la Pologne! Pourquoi? Bein, Parce que!!! Qd on parle de faire entrer d'autre pays, pourquoi? Parce que!!! C'est de l'inconscience! Cela revient a dire : faisons entré en france défacto tout ceux qui mime l'envie de devenir Français! La aussi il faut simplement arreter les conneries!

  • Titus, le 01/07/2008 à 06h48

    Je suis outré de voir des Hommes Politiques de ce pays,si toutefois enpeut appeler cette chose UN PAYS, avoir la prétention de vouloir de s'occuper de l'EUROPE alors qu'ils nous démontrent depuis des décennies leur incompétence à gérer et surtout à pouvoir résoudre les problémes de leur pays. Cela devient un probléme de pschiatrie dans ce pays, mais que leur a-t-on mis dans leur assiette à ces nullités pour qu'ils atteingnent un tel degrés de prétention.Nous savons tous que l'unique compétence qu"ils détiennent et celle de gérer leurs comptes sécrets à l'étranger.AU fait on nous parle plus du compte japonnais de l'EX zozo de france?

  • Louis, le 30/06/2008 à 23h52

    Vive les Francais et leurs réaction a chaud d'une immense idiotie, pour répondre d'un trait au 3 personnes du dessous, Sarkozy n'as pas le choix au niveau de L'irlande, il ne peut que demander un nouveau referendum car c'est dans la constituion Irlandaise de faire passer les questions européene par referendum, et si il est contre en faire pour la France il a bien raison car la bande d'idiot que nous sommes seraient capable de voter contre au referendum juste pour l'ennuyer... le peuple ne peut pas gouverner, donc sa ne sert a rien de lui laisser le pouvoir dans ce genre de choix, surtout si on sait d'avance que le peuple fera le mauvais choix, de nos jours on ne peut se passer de l'europe !

  • Cocopok, le 30/06/2008 à 23h21

    Prétexte ! Les Irlandais vont contre SON projet,crime de lèse-majesté.Vive l'Irlande !

  • Rapala, le 30/06/2008 à 22h45

    ça y est L'EUROPE va avoir enfin son NAPOLEON il en meurt d'envie pendant 6mois il va se faire valoir il va essayer de briller afin de laisser une trace dans le firmament des hommes qui ont compté,les IRLANDAIS n'ont qu'a bien se tenir et surtout faire ce que NAPOLEON leur dira de faire.

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