Sarkozy bientôt en Irlande

le 16 juin 2008 à 16h44 , mis à jour le 17 juin 2008 à 09h37

Le chef de l'Etat, en visite en République tchèque pour préparer la présidence française, a admis que le "non" irlandais n'était pas "une affaire facile".

sarkozy topolanekNicolas Sarkozy et Mirek Topolanek, le Premier ministre tchèque, à Prague, le 16 juin 2008 © TF1/LCI

 

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Sarkozy : "ne pas dramatiser, ne pas minimiser"

Au départ, il s'agissait d'une visite destinée à préparer la présidence française de l'UE. Mais, dans le contexte du "non" irlandais au Traité de Lisbonne, le voyage-express de Nicolas Sarkozy en République tchèque, où le président et une partie de la classe politique n'ont accepté le texte que contraints et forcés, était de fait devenu très délicat. Le chef de l'Etat a rencontré non seulement le Premier ministre tchèque, ainsi que les chefs de gouvernement slovaque, polonais et hongrois.    
 
Avant la rencontre, ces Premiers ministres est-européens, réunis pour le sommet du groupe de "Visegrad", ont relativisé les effets du référendum irlandais en souhaitant notamment que le processus d'élargissement de l'UE ne pâtisse pas des aléas de la réforme institutionnelle européenne. Mirek Topolanek, le Premier ministre tchèque, qui détient l'essentiel du pouvoir au sein de l'exécutif, a ainsi refusé de commenter les déclarations de son président, Vaclav Klaus, pour lequel le processus de ratification du traité a pris fin avec le "non" irlandais, "victoire de la liberté et de la raison, sur les projets élitistes artificiels et la bureaucratie européenne".

Le très eurosceptique chef de l'Etat, qui ne participait pas aux rencontres de lundi pour cause de convalescence après une opération de la hanche, a réitéré ses attaques contre l'Europe dans un entretien avec le quotidien Lidove Noviny.

"Fait politique"
 
A l'issue des entretiens, Nicolas Sarkozy a estimé qu'il fallait "gérer le 'non' irlandais avec calme, sang-froid, ne pas dramatiser et ne pas minimiser". "Ne pas dramatiser, c'est se souvenir que 18 pays ont déjà ratifié, un a refusé", a-t-il poursuivi. "Ne pas minimiser, c'est tenir compte de ce que disent les peuples. La décision irlandaise est un fait politique". Le chef de l'Etat a fait savoir qu'il se rendrait "dès que possible" en Irlande pour examiner avec le Premier ministre, Brian Cowen, "dans quelles conditions on peut surmonter cette difficulté".

Il estime qu'il faut "éviter d'accroître les conséquences de la décision irlandaise pour éviter absolument une crise européenne qui empêcherait par exemple la Croatie d'intégrer l'Europe, et en même temps que nous ne condamnions pas l'Europe à l'immobilisme. Personne ne le comprendrait". "Ne nous précipitons pas, ne dramatisons pas, et essayons de trouver dès jeudi et vendredi le meilleur des chemins pour amener de l'unité dans la famille européenne", a-t-il ajouté à propos du Conseil européen qui se tiendra en fin de semaine à Bruxelles.

Kouchner : "donner du temps"


Les ministres des Affaires étrangères étaient réunis à Luxembourg ce lundi. "Nous devons d'abord donner du temps aux Irlandais pour qu'ils comprennent les raisons de ce non et pour qu'ils nous offrent un certain nombre d'explications", a déclaré Bernard Kouchner à l'issue de la rencontre. "Surtout ne nous précipitons pas. C'est un accident de parcours, une déception", mais "ça n'est pas un drame, pas un tremblement de terre". 

Sans surprise, les 27 se sont aussi dits d'"accord pour ne pas arrêter le processus" de ratification dans les huit autres pays n'ayant pas encore approuvé le Traité.

le 16 juin 2008 à 16:44
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8 Commentaires

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  • Francois, le 16/06/2008 à 22h32

    Did donc Sarko, 18 pays on ratifie sans que l'on demande l'avis du peuple... De quoi ont-il peur ces politiciens? un NON massif? C'est vraiment se F..tre de la Gu..le du monde!!!!!!!!

  • Rhendal, le 16/06/2008 à 22h26

    On verra bientot si on est encore en démocratie. A quand ll'Europe des Peuples....?

  • Referendo, le 16/06/2008 à 21h54

    Sarkozy n'est certainement pas le mieux placé pour ramener l'unité dans la famille européenne. Ne s'est-il pas enorgueilli d'être l'initiateur du Traîté simplifié, réaliste et pragmatique, alors que sur le fond il est très proche de la Constitution rejetée par la France et la Hollande ? Le Traité leur étant présenté comme une affaire quasi courante, les Irlandais ont peut-être eu le sentiment qu'on leur dorait la pillule. A peine le non des Irlandais connu, Sarkozy a fait des déclarations contradictoires (la ratification doit suivre son cours, nombre d'Européens ne comprennent pas l'Europe que nous construisons) propres à renforcer la méfiance dont il est l'objet dans bien des pays membres.

  • Jo, le 16/06/2008 à 21h31

    L'irlande, enfin un pays démocratique. Vive la france et vive la monarchie

  • Nico, le 16/06/2008 à 21h18

    Quand on dit non, c'est non. C'est pas la peine de faire du bourrage de crane pour qu'ils votent oui. On est en démocratie quand même. S'il veulent le oui, qu'il fasse comme en france, pas de référendum, directement les politiciens.

  • Loulou, le 16/06/2008 à 20h35

    Question: l'Irlande a-t-elle adopte la monnaie EYRO oui il faut discuter, non ils ne sont pas dans l'Europe idem pour l'Angleterre et la Suede.IL FAUT ETRE FERME C'EST OUI TU OBEIS NON TU VIRES.

  • Jean paul, le 16/06/2008 à 20h08

    Moi même je suis de l'ump et je ne trouve pas normal de vouloir passer en force sur ce traité. Il faut savoir écouter la voix des peuples Monsieur le président.

  • Jack92, le 16/06/2008 à 17h26

    N?y aurait-il pas comme un acharnement de la part de certain à vouloir absolument passer en force, sans tenir compte du référendum des Irlandais qui ont dit NON. Il semble que le message est clair.

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