Nicolas Sarkozy à Varsovie, le 28 mai 2008 © TF1-LCI 
> Quelle présidence française après le 'non' irlandais ?
Nicolas Sarkozy poursuit lundi en République tchèque sa tournée des capitales, préalable à la présidence française de l'Union européenne, qui s'ouvre le 1er juillet. Une présidence que le chef de l'Etat française veut ambitieuse. Sauf que depuis son dernier déplacement, en Grèce il y a 10 jours, tout a changé : le climat s'est brutalement assombri vendredi avec le ‘non' des Irlandais au référendum sur le traité européen de Lisbonne. Un refus cinglant qui plonge l'UE dans une nouvelle crise. Du moins dans la totale incertitude. Que faire ? Tandis que la plupart des dirigeants européens ont affirmé que le processus de ratification du texte se poursuivait, l'eurosceptique président tchèque, Vaclav Klaus, se frotte les mains, estimant publiquement le contraire.
Initialement conçue comme une simple étape de présentation des priorités de son mandat (climat/énergie, agriculture, immigration, défense), la visite de Nicolas Sarkozy à Prague, au cours de laquelle il doit participer pour la première fois à une réunion des chefs de gouvernement du groupe de Visegrad (République tchèque, Pologne, Hongrie et Slovaquie), va donc prendre des airs de réunion de crise pré-Conseil européen. D'autant que la République tchèque prendra la suite de la France à la tête tournante de l'UE, au premier semestre 2009.
La France veut un "accord politique" au Conseil européen
En clair, les deux hommes, aux idéaux européens radicalement différents, vont devoir gérer tour à tour les retombées du refus irlandais. Or la France compte sur un "accord politique" au Conseil européen de jeudi et vendredi à Bruxelles pour maintenir l'agenda de sa présidence, a déclaré dimanche le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet. Côté tchèque, si Klaus estime le traité mort, il n'est pas en phase avec son gouvernement. Et le ministre des Affaires européennes, Alexandr Vondra, a estimé vendredi après le refus irlandais que son pays pourrait tout de même ratifier le traité lorsque la Cour constitutionnelle aurait rendu son avis.
A Prague puis à Bruxelles, Nicolas Sarkozy sera donc à la manoeuvre pour s'assurer que sa future présidence de l'UE ne se transforme pas en fiasco et que "son" traité -c'est lui qui a initié, bien avant son élection, le document simplifié après les refus français et néerlandais à la Constitution- survive.
| Brian Cowen apelle l'UE à l'aide |
Le Premier ministre irlandais, Brian Cowen, a estimé dimanche que l'Union européenne devait l'aider à trouver une solution à la crise ouverte par la victoire du "non" irlandais. Cowen, qui n'a pris ses fonctions que le mois dernier à la suite de la démission de Bertie Ahern, a souligné qu'il n'y avait "pas de solution évidente" à l'issue de la consultation de jeudi. "Si les choses restent en l'état, s'il n'y a pas de développements politiques, si nous ne pouvons exposer une solution quelconque, alors ce traité à l'évidence n'ira pas plus loin", a-t-il dit à la chaîne de télévision publique RTE. Mais pour Cowen, le bloc communautaire ne peut se contenter de "suggérer que ce n'est que le problème de l'Irlande". |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




