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Après l'Irlande, l'incertitude britannique

Edité par
le 20 juin 2008 à 15h16
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3min
TF1 / LCI Gordon Brown, lors de la conférence du Labour à Manchester, le 24 juin 2007

Gordon Brown, lors de la conférence du Labour à Manchester, le 24 juin 2007 / Crédits : LCI

InstitutionsUn juge a demandé à Londres de retarder la ratification du Traité de Lisbonne, dans l'attente de sa décision sur le recours d'un citoyen pour organiser un référendum.

Après le 'non' iralandais et les réticences tchèques, voici un nouveau problème pour le Traité de Lisbonne : le Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a en effet assuré vendredi qu'il n'y aurait pas dans son pays de ratification définitive du Traité de Lisbonne tant qu'il n'y aurait pas de jugement de la Cour de Londres. Celle-ci venait de demander que la ratification soit retardée, dans l'attente de sa décision concernant le recours d'un citoyen britannique visant à l'organisation d'un référendum. Ce alors que l'opinion publique britannique est majoritairement eurosceptique.

Stuart Wheeler, un homme d'affaires de 73 ans qui a versé un don record de 5 millions de livres (6,7 millions d'euros) aux Conservateurs en 2001, conteste la décision de Gordon Brown de ne pas soumettre le Traité aux électeurs du Royaume-Uni et de le faire simplement ratifier par le Parlement. "La Cour s'attend à ce que le jugement soit rendu la semaine prochaine. La défense (le gouvernement britannique, ndlr) est invitée à suspendre volontairement toute action jusqu'au jugement", a-t-il ajouté. Ce que le chef du gouvernement a donc aussitôt entendu. Il a donné sa promesse depuis Bruxelles, où il était justement en sommet avec les dirigeants européens pour trouver une solution au 'non' irlandais (lire notre article).

Dernière étape en attente
 
Stuart Wheeler a obtenu de haute lutte un examen de la légalité de cette décision. Les audiences se sont tenues devant la Haute cour les 9 et 10 juin derniers. Mais le parlement britannique a entre-temps officiellement ratifié le Traité de Lisbonne. L'assentiment royal a été octroyé jeudi par Elizabeth II, au lendemain du feu vert donné par la Chambre des Lords. Pour qu'elle soit complète, Londres doit encore déposer les instruments de la ratification à Rome où la Communauté économique européenne a été fondée en 1957.
 
L'Irlande avait été le seul des 27 Etats membres à opter pour la ratification par voie référendaire. Plus de 53% des Irlalndais ont voté ‘non' voilà une semaine, ouvrant une nouvelle mini-crise pour l'UE.

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