Traité de Lisbonne : l'incertitude britannique levée

le 25 juin 2008 à 11h43 , mis à jour le 25 juin 2008 à 11h47

La justice britannique a rejeté mercredi un recours qui contestait la décision du Premier ministre Gordon Brown de ne pas faire ratifier le texte par référendum.

Gordon BrownGordon Brown, le 3 mai 2008 © TF1-LCI

Après les Irlandais et Vaclav Klaus, le président tchèque qui menace de ne pas ratifier le Traité de Lisbonne dans son pays, Stuart Wheeler, un homme d'affaires eurosceptique de 73 ans proche des Conservateurs, faisait à son tour trembler les dirigeants européens. Vendredi dernier, alors que le sommet de Bruxelles battait son plein, il avait réussi à faire suspendre la ratification du Traité de Lisbonne au Royaume-Uni par la justice britannique. Mais, sûrement à leur grand soulagement, il a finalement perdu son combat.
 
Stuart Wheeler avait basé son action sur la promesse du parti travailliste d'organiser un référendum sur la défunte Constitution européenne. Or le gouvernement de Gordon Brown a de son côté choisi de faire ratifier le Traité de Lisbonne par la voie parlementaire, affirmant que ce texte était fondamentalement différent de l'ancienne Constitution rejetée par la France et les Pays-Bas en 2005. Vendredi, le juge chargé d'instruire ce recours avait exprimé sa "surprise" après la ratification du traité adopté deux jours plus tôt en dernière lecture par la chambre des Lords puis son approbation formelle par la reine jeudi.
 
Prenant acte de la situation, le gouvernement avait accepté de suspendre le processus de ratification -après le paraphe de la reine, le Traité devait encore être envoyé aux instances de l'UE pour être définitivement considéré comme ratifié- dans l'attente du jugement de la Haute cour de Londres. Celle-ci a rendu sa décision ce mercredi : elle rejette finalement le recours. "Nous n'avons rien trouvé dans le dossier du plaignant qui puisse jeter un doute sur la légalité de la ratification du Traité de Lisbonne sans référendum", explique-t-elle, ajoutant qu'un appel, que Stuart Wheeler a déjà revendiqué, n'avait "pas de perspective de succès".

le 25 juin 2008 à 11:43
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5 Commentaires

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  • Eric, le 03/10/2009 à 14h02

    Peut-on encore croire que les résultats annoncés sont réels? Si oui, le peuple européen est vraiment lobotomisé!

  • Pat, le 25/06/2008 à 17h40

    Les anglais c'est comme les français. Le peuple dit non mais vu qu'en république française le peuple n'a aucun droit l'on prefère utiliser la méthode parlementaire entre 5 clowns qui représentent surment pas un pays.

  • Europe, le 25/06/2008 à 15h02

    C'est incroyable le nombre de gens qui s'imaginent que c'est en restant sur place et en étant immobile qu'on peut avancer et faire avancer les choses. Ils devraient réfléchir un peu plus loin que le bout de leur nez et comprendre que pour avancer, il faut marcher en mettant les pieds l'un devant l'autre et non pas en refusant de bouger de sa place.

  • Bilou, le 25/06/2008 à 12h22

    Et napoleon est passé par la .

  • Georges, le 25/06/2008 à 12h19

    C'est tellement plus facile de ne pas demander l'avis du peuple quand celui-ci risque de voter Non!

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