Réunion des ministres chargés du Commerce de l'OMC. Au premier plan, Anne-Marie Idrac (21 juillet 2008) © TF1/LCILes ministres du Commerce des pays de l'Organisation mondiale du commerce ont entamé lundi à Genève une série de réunions pour faire avancer les négociations sur la baisse des barrières douanières et des subventions dans le cadre du cycle de Doha. Des rencontres cruciales pour tenter de boucler près de sept années de négociations à l'OMC.
Les grands exportateurs agricoles comme les Etats-Unis et le Brésil réclament une baisse des droits de douane appliqués par des puissances comme l'UE. Le projet d'accord préparé par le médiateur pour l'agriculture à l'OMC Crawford Falconer stipule que les droits de douane les plus élevés baissent le plus, l'objectif étant de parvenir à une baisse de 54% en moyenne pour les pays développés. Pour atténuer l'effet de la baisse, les pays développés pourront définir entre 4 et 6% de produits "sensibles" sur le total de leurs lignes tarifaires (produits d'importation).
La fronde des Etats membres
Ce lundi, le porte-parole du commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, a annoncé que l'Union européenne était prête à abaisser ses droits de douane agricoles de 60% en moyenne, contre les 54% déjà annoncés. "C'est une avancée tout à fait considérable", a ajouté le porte-parole, Peter Power, disant attendre "une impulsion importante aux discussions à Genève cette semaine".
Vendredi, les ministres chargés du Commerce de l'Union européenne, mettant la pression sur Peter Mandelson avant le début de la réunion de Genève, avaient pourtant demandé "le rééquilibrage (dans l'industrie et les services, ndlr.) des concessions déjà faites" par l'UE, principalement dans l'agriculture. La secrétaire d'Etat française au Commerce Anne-Marie Idrac avait notamment affirmé que l'Union européenne "a épuisé ses marges de manoeuvre sur le plan agricole" et que les Européens ne peuvent "pas aller plus loin" dans ce domaine. Mais Peter Mandelson, qui négocie au nom de l'UE à l'OMC, avait indiqué "prendre note" de la fermeté des Etats membres, tout en prévenant que leur déclaration n'était "pas figée par des conditions juridiquement contraignantes". La Commission sera nécessairement amenée à "faire des appréciations en fonction de l'évolution des événements sur place", à Genève, avait-il insisté.
D'après agence
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