Le G8 se réunit sur fond de crise économique

le 06 juillet 2008 à 13h18 , mis à jour le 06 juillet 2008 à 23h01

Les dirigeants du G8 doivent entamer lundi au Japon un sommet dominé par la crise économique, la hausse du pétrole et la lutte contre le réchauffement.

George Bush G8 JaponGeorge W. Bush est arrivé dimanche 6 juillet au sommet du G8 qui se tient au Japon. © TF1/LCI

Les dirigeants du G8 doivent entamer lundi à Toyako (Japon) un sommet dominé par la crise économique et la lutte contre le réchauffement. Les premiers dirigeants, dont le président américain George W. Bush, sont arrivés dimanche à Sapporo avant de gagner le site du sommet, un hôtel de luxe sur les bord du lac Toya sur l'île de Hokkaido, dans le nord du Japon. Le lac Toya est situé à environ 150 kilomètres de Sapporo où sont confinés plusieurs milliers de manifestants altermondialistes. Quatre personnes, ont d'ailleurs été arrêtées dimanche lors de légers incidents. Quoiqu'il en soit, voici les principaux thèmes qui seront abordés durant les trois jours de ce sommet.

  • Flambée du pétrole et des prix alimentaires. Les prix record du pétrole et la flambée des prix des produits alimentaires, qui menacent la croissance mondiale, occuperont la première place au menu des préoccupations des huit pays les plus industrialisés. Les dirigeants du G8 veulent prendre des mesures concrètes pour enrayer la crise qui alimente l'inflation mondiale et aggrave la pauvreté dans le monde. Plusieurs mesures sont à l'étude pour augmenter la productivité agricole dans les pays en développement, approvisionner certaines régions en semences et engrais, voire lever les restrictions aux exportations des pays riches vers les pays pauvres. Le président américain George W. Bush suggère pour sa part de lever les barrières aux cultures génétiquement modifiées. Une déclaration sur les moyens de stabiliser les marchés mondiaux, alors que l'économie américaine est en berne, sera également étudiée.  
  • Changement climatique. Après leur accord a minima au dernier sommet du G8 en Allemagne en juin 2007 promettant "d'envisager sérieusement" une réduction d'au moins 50% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, les Huit sont pressés de confirmer un véritable engagement en ce sens. Mais les Etats-Unis restent hostiles à la définition d'objectifs chiffrés auxquels ne seraient pas soumises les grandes économies émergentes comme la Chine ou l'Inde.  
  • Le développement et l'Afrique. Devant les leaders de sept pays africains - dont l'Algérie, le Sénégal, l'Afrique du Sud et le Nigeria -  invités à une session spéciale du sommet lundi, les Huit seront mis devant leurs engagements de doubler leur aide à l'Afrique.   Au sommet de Gleneagles (Ecosse) en 2005, ils avaient promis d'augmenter cette aide de plus de 25 milliards de dollars d'ici 2010 pour la porter à 50 milliards de dollars par an.  
  • Zimbabwe. Les Huit doivent discuter de la réélection du président zimbabwéen Robert Mugabe, largement condamnée par la communauté internationale, et de la légitimité de son gouvernement. Le président Mugabe, au pouvoir depuis 1980, a été investi le 29 juin pour un sixième mandat à la tête du Zimbabwe après un scrutin où il était seul en lice, son opposant Morgan Tsvangirai, arrivé en tête au premier tour, s'étant retiré de la course en raison des violences contre ses partisans. 
  • Corée du Nord. Les cinq pays qui négocient avec Pyongyang d'une dénucléarisation de la Corée du Nord - Etats-Unis, Chine, Japon, Russie, Corée du Sud - doivent examiner les moyens de vérifier que les installations nucléaires nord-coréennes sont bien démantelées.
  • Iran. Les leaders du G8 discuteront de la réponse de l'Iran, donnée la semaine dernière mais pas encore rendue publique, à une proposition des Six grandes puissances d'une offre de coopération en échange d'une suspension de son programme d'enrichissement d'uranium.

(D'après agence)

Sarkozy appelle à la transparence sur le marché pétrolier

Le président français Nicolas Sarkozy a souhaité que le G8 encourage la "transparence" sur le marché du pétrole en demandant aux Etats producteurs de révéler leur offre et leurs réserves et aux consommateurs de dévoiler leurs stocks, dans une interview qui devait paraître lundi dans le quotidien japonais Yomiuri Shimbun. "Il est important d'établir un dispositif pour que les pays producteurs et les pays consommateurs partagent leurs informations sur les réserves, les stocks et la production de pétrole", a insisté M. Sarkozy. "Les conditions d'offre et de demande n'expliquent pas à elles seules l'explosion du prix du pétrole. Cette volatilité s'explique également par une transparence insuffisante", a poursuivi M. Sarkozy. Concernant l'augmentation de la demande de pétrole dans les pays émergents, il plaide une nouvelle fois pour une hausse de la production mondiale de brut.

 

le 06 juillet 2008 à 13:18
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