Benoit XVI à Sydney, le 19 juillet 2008 © LCIUn discours solennel, mais insuffisant pour les associations de parents et de victimes. Le pape a a présenté les excuses de l'Eglise samedi, concernant les affaires d'abus sexuels commis par des prêtres australiens sur mineurs.
A Sydney, devant les évêques et les séminaristes australiens, il a exprimé "la honte que nous avons tous ressentie à la suite des abus sexuels sur des mineurs de la part de certains prêtres et religieux de cette nation". Il s'est dit "profondément désolé pour les souffrances que les victimes ont endurées" et les a assurées qu'il "partage leur souffrance". Cette phrase a été ajoutée par le pape au texte distribué aux médias. Le terme anglais "deeply sorry" correspond à des excuses que réclamaient ouvertement certaines victimes.
"Juste des excuses, il n'y a rien de concret derrière"
"Des excuses peuvent constituer un début, mais nous voulons voir plus", a réagi Chris MacIsaac, porte-parole de Broken Rites, une association de défense des victimes. "Nous voulons que les victimes soient traitées de façon juste, nous ne voulons pas qu'elles aient le sentiment d'avoir été exclues, nous ne voulons pas qu'elles soient abusées une fois de plus par les autorités catholiques", a-t-elle expliqué. Les parents, installés en Europe, de deux jeunes filles victimes d'un prêtre de Melbourne, venus à Sydney pour exiger une rencontre avec le pape, ont également jugé les excuses du pape "décevantes".
"Il ne s'agit que de mots, la même chose entendue depuis 13 ans. Ce sont juste des excuses, il n'y a rien de concret derrière, ce que justement nous sommes venus chercher", a déclaré Anthony Foster, le père des deux jeunes filles, dont l'une s'est suicidée à la suite de l'agression qu'elle a subie. Benoît XVI avait déjà exprimé la "honte" de l'Eglise devant les cas de pédophilie dans l'Eglise lors d'un voyage aux Etats-Unis en avril. Il avait aussi reçu discrètement des victimes à Washington. Mais il n'avait pas présenté d'excuses publiques.
D'après agence
Retour MYTF1
Chargement en cours...




