Dominique Strauss-Kahn/Image d'archives © Abacapress"Je veux m'excuser auprès du membre du personnel concerné par mon erreur, pour avoir initié cette relation. C'est une économiste talentueuse et une professionnelle accomplie. Je reconnais et regrette la situation difficile que cela lui a créé (...) Je m'excuse aussi auprès de ma femme et de ma famille." C'est par un email envoyé à tous les membres du personnel du FMI que Dominique Strauss-Kahn a exprimé lundi publiquement ses excuses auprès des employés du Fonds, de la femme avec laquelle il a eu une brève liaison, Piroska Nagy, et de son épouse, Anne Sinclair, après cette liaison avec une subordonnée.
"Je me suis excusé et j'ai déclaré que je regrettais énormément cet incident", écrit-il. "Deuxièmement, si cet incident a constitué une erreur de jugement de ma part, dont je prends toute la responsabilité, je crois fermement que je n'ai pas abusé de ma position", ajoute-t-il. "Troisièmement, je soutiens totalement le processus en cours et je suivrai, bien sûr, les conseils du Conseil d'administration sur la meilleure manière de résoudre cette affaire."
Le gouvernement défend à son tour DSK
Dominique Strauss-Kahn demande au personnel du FMI de se concentrer sur son travail dans une période financière difficile et de ne se pas se laisser distraire par les rumeurs. "Je m'engage à faire ce qui est juste pour l'institution et mon souhait fervent est que cette affaire soit résolue le plus vite possible", conclut-il.
Après son épouse (lire notre article), ses proches ou encore Jean-Claude Trichet (lire notre article), le gouvernement français est à son tour monté lundi au créneau pour vanter les mérites de Dominique Strauss-Kahn. Le Premier ministre français, François Fillon, s'est refusé à commenter "une affaire totalement privée" et a mis en avant le rôle du FMI dans la crise financière.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, n'a pas manqué d'éloge. "Moi, je considère que la vie privée on en prive les autres et ce que j'espère, c'est que dans cette affaire, il conservera tout son talent, toute son aura, toute sa réputation parce qu'il est tout simplement indispensable qu'à la tête du FMI on ait quelqu'un de fort et de solide, et de reconnu comme il est", a-t-elle déclaré sur Europe 1. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, s'est quant à lui interrogé sur le moment auquel cette affaire est portée sur la place publique. "L'affaire tombe mal, je me demande d'ailleurs pourquoi elle tombe si bien au moment où on a tant besoin de DSK", a-t-il dit sur France 2. "Il s'agit d'une affaire privée sans victime, sans préjudice et sans plainte apparemment", a-t-il ajouté. "Je garde entièrement ma confiance à DSK et nous avons besoin de lui dans un FMI rénové", a-t-il poursuivi.
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