Dmitri Medvedev (g) et Nicolas Sarkozy (d), le 14 novembre 2008, au sommet UE/Russie de Nice © TF1/LCIRéunis pour leur sommet à Nice, Européens et Russes ont appelé à l'organisation en 2009 d'une réunion avec les Américains sur un nouveau cadre de sécurité en Europe. En attendant, Nicolas Sarkozy a demandé à Moscou et Washington de s'abstenir de tout déploiement de missiles sur le Vieux continent -début novembre, le président russe Dmitri Medvedev avait en effet annoncé le prochain déploiement de missiles dans l'enclave russe de Kaliningrad, entre la Pologne et la Lituanie, en réponse aux projets américains d'installation de leur bouclier anti-missile en Europe de l'Est.
Annonçant une (fausse) invasion russe, une télé géorgienne sème la panique
La chaîne privée Imedi a diffusé samedi un faux bulletin d'informations assurant qu'une invasion du pays par les Russes était en cours. La panique s'est vite répandue chez des milliers de personnes.
Publié le 14/03/2010
"Le président Medvedev a répondu positivement à cette proposition. Cela va sans dire que ce sera une proposition qui sera discutée avec nos alliés américains", a ensuite indiqué le président français, suggérant que le sommet de l'Otan, en avril, serve à préparer cette réunion, qui pourrait avoir lieu en juin.
Selon le président russe, la guerre avec la Géorgie a démontré que les mécanismes de la sécurité en Europe pouvaient être améliorés et renforcés. "C'est pourquoi je suis revenu à l'idée d'un traité global", a dit le successeur de Vladimir Poutine au Kremlin, qui a approuvé l'idée de ce sommet. D'ici là, "nous devrons nous abstenir de toute mesure, de toute décision unilatérale" a-t-il convenu, demandant indirectement aux Américains d'en faire de même.
Réponses communes en vue du G20
Au delà de cette question, Européens et Russes se sont aussi retrouvés sur les réponses à apporter à la crise financière mondiale, notamment dès la réunion du G20, ce week-end à Washington. Tous deux considèrent que cette réunion doit déboucher sur des décisions concrètes, que le Fonds monétaire international (FMI) et les pays émergents doivent jouer un rôle plus important et qu'un renforcement des règles de régulation et discipline financière est nécessaire.
Sur la question des conséquences des relations UE-Russie lors de la crise géorgienne, les Vingt-sept ont fait preuve de pragmatisme. D'un côté, les discussions en vue d'un nouveau partenariat stratégique, reportées lors de la guerre d'août dernier, reprendront le 2 décembre. Mais les Européens ont répété à plusieurs reprises, avant et pendant le sommet, qu'il ne s'agissait pas d'un retour au "business as usual". Nicolas Sarkozy a ainsi rappelé que les Russes, même s'ils avaient pour l'essentiel rempli leurs engagements, devraient encore accomplir certains progrès dans le retrait de leurs troupes, notamment dans la vallée de l'Alkhagori et autour du village de Perevi.
Tout en rappelant leurs divergences sur la reconnaissance des indépendances de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie, le président français et son homologue russe sont convenus qu'il n'y avait aucune alternative à des négociations directes et franches sur la situation future du Caucase. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a d'ailleurs fait valoir que cette prédisposition russe avait été un élément important dans la décision en début de semaine de reprendre les négociations avec Moscou sur un nouveau partenariat stratégique.
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