Vers la fin des bombes à sous-munitions

Par F.A., le 03 décembre 2008 à 10h36 , mis à jour le 03 décembre 2008 à 11h43

Plus de cent pays signent un traité d'interdiction totale des bombes à sous-munitions, des engins particulièrement meurtriers pour les populations civiles.

[Expiré] [Expiré] bombe sous munitions afp © AFP/K. Sahib

Selon Handicap international, les bombes à sous-munitions (BASM)* ont tué ou mutilé plus de 100.000 personnes depuis 1965. 98% des victimes étaient des civils, dont 25% d'enfants qui les confondent avec des jouets ou des boîtes de conserve. Dernièrement, elles ont notamment fait des ravages au Liban, en Irak et en Afghanistan.
 
Après une longue bataille, la Coalition contre les sous-munitions (CMC), organisation regroupant près de 300 ONG, a donc réussi à obtenir son interdiction internationale. Le Traité est signé officiellement ce mercredi à Oslo par plus d'une centaine d'Etats -la France est représentée par Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères. Il interdit la production, l'utilisation, le stockage, le commerce et le transfert des BASM. Surtout, fait novateur, le texte oblige les signataires à venir en aide aux pays et personnes victimes des BASM.  "C'est l'une des très rares fois dans l'Histoire qu'une catégorie entière d'armes est interdite", souligne Thomas Nash, le coordinateur international de la CMC. 

Pression internationale sur les non-signataires
 
"C'est la deuxième fois que la société civile parvient à faire interdire une arme conventionnelle après les mines antipersonnel en 1997. Mais cette fois, les garanties concernant l'assistance aux victimes sont bien supérieures et constituent véritablement une avancée sans précédents", renchérit Jean-Baptiste Richardier, directeur général de Handicap International. "Comme le Traité d'Ottawa qui interdit les mines antipersonnel, le Traité d'Oslo s'imposera comme une nouvelle norme internationale, non seulement pour les pays signataires mais aussi pour les pays qui refusent de le signer : toute utilisation des BASM sera désormais dénoncée comme un scandale et comme une violation du droit international humanitaire", ajoute-t-il.
 
Néanmoins, la portée de la Convention d'Oslo, qui entrera en vigueur courant 2009, est limitée dans un premier temps. Les gros producteurs ou utilisateurs de BASM -Etats-Unis, Russie, Chine, Israël, Inde et Pakistan- en sont en effet absents. La CMC mise sur la pression internationale et sur le refus des possibles acheteurs voulant se conformer au droit pour amener ces pays à rejoindre le Traité.
 
 
*Bombe qui peut contenir plusieurs centaines de "bombettes" qui se dispersent sur un vaste périmètre mais qui n'explosent pas toutes, se muant de facto en mines antipersonnel, interdites par la Convention d'Ottawa signée en 1997.

Par F.A. le 03 décembre 2008 à 10:36
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1 Commentaires

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  • Pierrot, le 03/12/2008 à 12h27

    On peut rever et esperer mais on trouvera toujours un fou pour ....

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