Affiche de campagne pour le "non" au référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne, juin 2008 © TF1/LCIL'avenir institutionnel de l'UE était l'un des trois dossiers - avec le climat et la crise économique - au menu du dernier Conseil européen de 2008 à Bruxelles, vendredi et samedi (cliquez ici pour lire notre article). Les 27 devaient en effet trouver une solution après le blocage du Traité de Lisbonne, rejeté par les Irlandais par référendum en juin dernier.
Ce sujet institutionnel a été le premier à être abordé par les chefs d'Etat et de gouvernement lors de leur séance plénière jeudi en milieu d'après-midi. Et les 27 ont pu trouver un accord de principe sur un nouveau vote. Un net signe de déblocage, même "s'il y a encore des détails qui doivent être réglés", indiquait jeudi soir un des diplomates européens.
Quelle pourrait être la date du nouveau référendum ? Difficile à dire. Dans le projet de compromis, l'Irlande s'engage "à chercher à obtenir la ratification du traité de Lisbonne d'ici à la fin du mandat de l'actuelle Commission" européenne. Ce mandat est censé être achevé au 1er novembre 2009. En contrepartie les partenaires de l'Irlande sont prêts à répondre "avec les garanties juridiques nécessaires" à quatre problèmes identifiés comme prioritaires par Dublin : la garantie de la neutralité militaire du pays, son autonomie fiscale et l'interdiction de l'avortement ne seront nullement remis en cause par le traité, et le maintien du principe d'un commissaire européen par pays de l'UE.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso n'a cependant pas exclu que les 27 décident de prolonger le mandat de la Commission de "quelques semaines", pour que la nouvelle Commission puisse prendre ses fonctions en même temps que l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Outre l'Irlande, celui-ci doit encore être ratifié par la République tchèque. Son Parlement vient de repousser l'examen du texte en février 2009.
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