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L'affaire de la réintégration des évêques intégristes de la Fraternité Saint Pie X, et notamment de Mgr Williamson, qui a nié l'existence de la Shoah, continue de faire des vagues. En fin de semaine dernière, le Vatican a sommé Mgr Williamson de revenir sur ses propos. Ce week-end, dans une interview au journal allemand Der Spiegel, publié ce lundi, l'intéressé a refusé de s'excuser.
Résultat : lundi matin, la Fraternité Saint Pie X s'est démarquée à son tour de son évêque. Elle vient en effet de le révoquer de la direction du séminaire qu'il dirige à La Reja, dans les faubourgs de Buenos Aires, en Argentine. "Les affirmations de Mgr Williamson ne reflètent aucunement la position de notre congrégation", affirme le père Christian Bouchacourt, supérieur du district d'Amérique du Sud de la Fraternité Saint Pie X, à laquelle appartient Mgr Williamson.
"Il est évident qu'un évêque catholique ne peut parler avec autorité ecclésiastique que sur des matières concernant la foi et la morale. Notre Fraternité ne revendique aucune autorité sur d'autres questions", explique-t-il. "Tout en reconnaissant le caractère inopportun de ces commentaires, nous constatons avec tristesse que les accusations permanentes visant notre Fraternité ont également pour but de la discréditer", ajoute-t-il.
Face au tollé provoqué par Mgr Williamson, le supérieur général de la Fraternité Saint Pie X, Mgr Bernard Fellay, avait déjà demandé "pardon" au pape. Il avait aussi "interdit" à Mgr Williamson "toute prise de position publique sur des questions politiques ou historiques", sans aller aussi loin que la direction régionale de la congrégation.
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