Nicolas Sarkozy et Mirek Topolanek, le Premier ministre tchèque, à Prague, le 16 juin 2008 © TF1/LCI"Qu'on crée une usine Renault en Inde pour vendre des Renault aux Indiens est justifié. Mais qu'on crée une usine en Tchéquie pour vendre des voitures en France, ce n'est pas justifié". Jeudi soir, lors de son interview télévisée, Nicolas Sarkozy a fustigé les délocalisations des constructeurs automobiles français dans les pays de l'Est et en Asie, en citant donc nommément la République tchèque. Il a également souhaité "qu'on arrête ces délocalisations et que si possible on relocalise", en réaffirmant qu'il demanderait "un engagement" sur "des contreparties" en échange du soutien public.
La réaction de la République tchèque, qui a succédé début janvier à la France à la tête de la présidence tournante de l'Union européenne, n'a pas traîné. Dans un communiqué diffusé vendredi après-midi, elle accuse Nicolas Sarkozy "d'utiliser la crise financière pour introduire des formes de protectionnisme". Selon Prague, cela risque "de ralentir et de mettre en péril la relance de l'économie européenne et la confiance des consommateurs et des investisseurs". "Le président français souhaite protéger les intérêts de son pays, et moi en tant que Premier ministre tchèque et président du Conseil européen, je défendrai le principe 'mêmes règles pour tous'", lance le Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek.
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