Jean-Marie Le Pen, le 14 mars 2009 © TF1/LCIJean-Marie Le Pen, doyen des eurodéputés, ne devrait pas présider la séance inaugurale du Parlement européen le 14 juillet prochain, comme le veut l'actuel règlement. Les groupes politiques de l'Assemblée sont en effet parvenus jeudi à un accord pour l'y en empêcher. A Strasbourg, la conférence des présidents de groupes a décidé de modifier le règlement afin de ne plus confier cette tâche honorifique au doyen d'âge après les élections européennes du 7 juin prochain. Désormais, si l'amendement est adopté, la séance inaugurale de la nouvelle assemblée pourrait être présidée soit par le président sortant, si celui-ci est réélu, soit par un ancien vice-président, ou encore par le député le plus ancien dans l'institution.
Ce compromis intervient au lendemain de nouveaux propos controversés, tenus dans l'enceinte du Parlement européen par Jean-Marie Le Pen. Ce dernier a une nouvelle fois qualifié les chambres à gaz utilisées par le régime nazi pour exterminer les juifs de "détail" de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. "Je me suis borné à dire que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, ce qui est une évidence", a-t-il affirmé dans l'hémicycle en réaction aux propos du président du groupe socialiste, l'Allemand Martin Schulz, qui l'avait traité de négationniste.
Le président du Front national a déjà été condamné deux fois par la justice française pour de tels propos. Le bureau du Parlement devrait discuter la semaine prochaine à Bruxelles d'éventuelles sanctions contre Jean-Marie Le Pen pour comportement incompatible avec les valeurs de l'UE. Le leader d'extrême droite risque, au maximum, une suspension de dix jours.
(D'après agence)
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