Le "drapeau" de l'Europe © Communauté européenneAprès leur sommet informel du 1er mars consacré à la crise, les dirigeants européens se retrouvent de nouveau dans la capitale belge aujourd'hui et demain. Même s'il s'agit là de leur traditionnel sommet de printemps, qui était donc prévu de longue date, la crise économique occupera la majeure partie des discussions.
Les 27 ont tout d'abord l'intention de présenter une seule position au sommet du G20 qui se déroulera à Londres le 2 avril. Ils devraient mettre l'accent sur la nécessité de "mieux réglementer les marchés", et appeler à "poursuivre la coordination, au niveau international, des mesures de relance budgétaire". Mais, selon un projet de texte qui leur sera soumis, ils devraient seulement insister sur la nécessité de "mettre en oeuvre rapidement les programmes de relance budgétaire prévus. "Je crois qu'il est pour le moins imprudent de commencer de parler d'autres plans avant de commencer à exécuter le nôtre. Ne revenons pas chaque jour avec un plan avant d'appliquer celui qui a été adopté. J'espère qu'il y aura là un consensus entre nous", explique José Manuel Barroso, le président de la Commission.
La relance, oui, mais combien ?
La présidence tchèque de l'UE s'est ainsi montrée très réservée au sujet des appels des Etats-Unis à dépenser davantage, soulignant la nécessité pour l'Europe de contrôler les déficits publics. "Nous devons expliquer aux Américains que nous faisons assez sur la partie relance", indique le gouvernement tchèque. La Commission européenne chiffre les efforts de relance de l'UE à 400 milliards d'euros pour 2009 et 2010, soit 3,3% de son produit intérieur brut.
Mais ce chiffre est considéré par certains comme faussé. Il inclut non seulement les plans nationaux de relance proprement dits, mais aussi l'augmentation mécanique en Europe des dépenses sociales (allocations chômage par exemple) induites par la crise économique. De ce fait, les Etats-Unis, mais aussi le Royaume-Uni et de nombreux députés européens, estiment que l'effort devrait être renforcé. Quelques heures avant l'ouverture sommet, José Manuel Barroso a concédé que l'UE pourrait revoir son effort de relance économique "en cas de
besoin".
Barroso II à la Commission ?
D'autres sujets -le plan d'investissements dans les infrastructures, l'aide aux pays de l'Est, durement touchés par la crise financière- seront également discutés. Enfin, en coulisses, les tractations pour le remplacement de José Manuel Barroso à la tête de la Commission iront bon train. Pour l'instant, l'ancien Premier ministre portugais est donné favori pour se succéder à lui-même.
RENDEZ-VOUS LCI.fr : la conférence de presse de clôture en direct demain en fin de matinée.
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