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Coup de chaud sur la planète Terre, l'ONU tire la sonnette d'alarme
L'année 2011 comptera parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées, indique mardi l'Onu dans un nouveau rapport, alors que se tient en ce moment la conférence sur le climat à Durban. A la clé, un risque de voir disparaître des îles.
Publié le 29/11/2011
> Ahmadinejad : "un gouvernement raciste en Palestine occupée"
> Rama Yade : la France reste à Genève malgré tout
Après le boycott des Etats-Unis, d'Israël et de l'Allemagne, qui craignaient des diatribes antisémites du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, la conférence de l'Onu sur le racisme -la deuxième du genre après celle de Durban en 2001, d'où son nom de "Durban II"-, s'annonçait tendue.
Les Européens, France et Royaume-Uni, avaient en effet finalement décidé de se rendre à Genève. Mais ils avaient menacé de quitter les lieux en cas de dérapage verbal de Mahmoud Ahmadinejad. "S'il profère des accusations racistes ou antisémites, nous quitterons la salle immédiatement", avait ainsi prévenu Bernard Kouchner lundi matin.
"Aucun compromis possible"
Or, comme tout le monde le craignait, Mahmoud Ahmadinejad n'a pas tenu compte de ces injonctions, ni de celle de Ban Ki-moon, le patron de l'Onu. Lors de son discours, tenu vers 15h30, heure française, le président iranien a ainsi critiqué l'établissement d'un "gouvernement raciste" au Proche-Orient après 1945, faisant clairement allusion à Israël. "Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive. Ils ont envoyé des migrants d'Europe, des Etats-Unis et du monde de l'Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée", a-t-il lancé.
Résultat : les représentants des pays de l'Union européenne (UE) -dont l'ambassadeur auprès des Nations unies pour la France- ont quitté la salle. Nicolas Sarkozy a immédiatement réagi en qualifiant le discours de son homologue iranien d''"appel intolérable à la haine raciste, il bafoue les idéaux et les valeurs inscrites dans la Déclaration universelle des droits de l'Homme" et en appelant l'UE à une "extrême fermeté". "Il n'y a aucun compromis possible avec Ahmadinejad", a ajouté Bernard Kouchner. Mêmes critiques ou presque dans les grandes capitales ou de part de Ban Ki-moon. Réplique de l'intéressé : le boycott des pays occidentaux est "arrogant et égoïste".
La France va rester toutefois à Genève malgré les propos du président iranien, a affirmé lundi soir la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade sur France 3. "Nous poursuivons la discussion. Nous ne souhaitions pas rester pendant que le président iranien s'exprimait surtout en ces termes aussi indignes, mais nous restons parce qu'il nous faut combattre et parce que nous n'avons pas honte des valeurs que nous portons, qui ne sont pas de valeurs occidentales mais des valeurs universelles", a expliqué Rama Yade. "Il y avait des provocations abjectes qui scandalisent à juste titre, mais il faut rester pour combattre", a-t-elle ajouté. La n°1 du PS, Martine Aubry, avait appelé un peu plus tôt la France à "se retirer" de la Conférence.
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