La Turquie bloque la nomination du secrétaire général

le 04 avril 2009 à 07h27 , mis à jour le 04 avril 2009 à 07h37

Les membres de l'Otan ne sont pas parvenus à se mettre d'accord vendredi sur le nom du prochain secrétaire général de l'Alliance.

Sommet de l'Otan à Strasbourg, le 3 avril 2009.Sommet de l'Otan à Strasbourg, le 3 avril 2009. © REUTERS

Les membres de l'Otan ne sont pas parvenus à se mettre d'accord vendredi sur le nom du prochain secrétaire général de l'Alliance, la Turquie ayant maintenu son veto à la candidature du Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen.
 
Réunis en sommet à Strasbourg et Kehl, vendredi et samedi, les vingt-huit chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan doivent trouver à l'unanimité un successeur au Néerlandais Jaap de Hoop Scheffer, dont le mandat prend fin le 31 juillet. Ankara s'oppose à ce que Rasmussen succède à De Hoop Scheffer en raison de la façon dont il a géré en 2006 l'affaire des caricatures de Mahomet, publiées à l'époque par un quotidien danois. Les autorités turques lui reprochent également de ne pas être parvenu à fermer la chaîne de télévision kurde ROJ TV, proche du Parti des travailleurs du Kurdistan, qui émet du Danemark. Le PKK figure sur la liste des organisations terroristes européenne et américaine.

 

Meilleur candidat
 
Les discussions autour du choix du prochain secrétaire général devaient donc se poursuivre samedi, alors que les grands pays de l'Otan soutiennent la candidature de Rasmussen. Tout au long de la journée, le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, qui ne participe pas au sommet de l'Otan, a insisté pour que le président turc, Abdoullah Gül, ne cède pas aux pressions occidentales. Avant le dîner inaugural du sommet de l'Otan, vendredi soir, plusieurs apartés ont eu lieu, d'abord entre Barack Obama et Abdoullah Gül, puis entre Abdoullah Gül et Anders Fogh Rasmussen lui-même, laissant penser qu'un accord pouvait être conclu. Le Premier ministre danois bénéficie du soutien des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne et de la France, mais plusieurs autres membres de l'Otan estiment en privé qu'il n'est pas le meilleur candidat à l'heure où l'Alliance cherche à réchauffer ses relations avec le monde musulman.
 
Il sera néanmoins présent en Turquie lundi, en même temps que Barack Obama, qui achèvera alors sa tournée en Europe. Le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, qui était un prétendant non déclaré, s'est retiré de la course. Les autres noms qui circulent sont ceux de l'ancien ministre britannique de la Défense britannique Des Browne et du ministre norvégien des Affaires étrangères, Jonas Gahr Stoere. Plusieurs pays membres ont souligné qu'il était possible de remettre el choix à plus tard. Le futur secrétaire général devra notamment définir le nouveau concept stratégique de l'Alliance, 60 ans après sa création, pour mieux prendre en compte les nouvelles menaces du 21e siècle: terrorisme, énergie, climat.

 

(D'après agence)

le 04 avril 2009 à 07:27
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