© ReutersEn l'absence notamment d'Israël, des Etats-Unis et de l'Allemagne, qui craignent des diatribes antisémites du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, mais en présence de la France et du Royaume-Uni, la conférence de l'Onu sur le racisme -la deuxième du genre après celle de Durban en 2001, d'où son nom de "Durban II"- s'est ouverte ce lundi matin à Genève.
Elle doit durer jusqu'à la fin de la semaine. Et c'est peu dire qu'elle s'annonce donc, comme sa devancière, houleuse. A l'époque, Israël et les Etats-Unis s'en étaient retirés parce que des pays arabes avaient tenté d'y assimiler le sionisme au racisme.
"L'islamophobie, une forme de racisme"
Lors de son discours d'ouverture, Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, a déploré le boycott des pays occidentaux. "Je regrette vivement que certains aient choisi de se tenir à l'écart. J'espère qu'ils ne le resteront pas trop longtemps", a-t-il lancé. Selon lui, le projet de déclaration finale, qui doit être adopté vendredi, est "soigneusement équilibré". Il ajoute que la conférence est nécessaire pour aborder les tensions qui couvent et menacent de dégénérer en troubles sociaux et en violences.
Ban Ki-moon a également qualifié "l'islamophobie" de forme de racisme, à l'instar de l'antisémitisme. "Le racisme est la négation pure et simple des droits de l'homme. Il peut être institutionnalisé, comme l'Holocauste nous le rappelle constamment. Il peut aussi s'exprimer de manière moins formelle comme la haine contre un peuple ou une catégorie particulière -comme l'antisémitisme, par exemple, ou plus récemment l''islamophobie'", a-t-il déclaré. Il a ensuite rencontré Mahmoud Ahmadinejad, en lui rappelant d'éviter l'amalgame entre sionisme et racisme.
De son côté, Bernard Koucher a mis en garde le président iranien. "Il faudra être très clair. Nous ne tolèrerons aucun dérapage. Si le président Ahmadinejad veut rouvrir le texte difficilement accepté (ndlr : le projet de déclaration finale) ou s'il profère des accusations racistes ou antisémites, nous quitterons la salle immédiatement", prévient le ministre des Affaires étrangères. La France sera représentée à Genève par une délégation mais aucun membre du gouvernement ne sera présent.
Israël rappelle son ambassadeur à Berne |
|
Retour MYTF1
Chargement en cours...




