© ReutersAprès le tollé provoqué par Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, faut-il continuer la conférence de l'Onu sur le racisme dite "Durban II" qui se déroule à Genève jusqu'à vendredi ? Pour 22 des pays de l'Union européenne (UE), qui ont quitté la salle lundi lors du discours du président iranien, la réponse est oui.
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L'année 2011 comptera parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées, indique mardi l'Onu dans un nouveau rapport, alors que se tient en ce moment la conférence sur le climat à Durban. A la clé, un risque de voir disparaître des îles.
Publié le 29/11/2011
Seule la République tchèque, qui assure la présidence tournante de l'UE jusqu'à fin juin, a en effet décidé de se retirer. Elle rejoint ainsi l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la Pologne, qui, comme les Etats-Unis et Israël notamment, avaient décidé de ne pas se rendre sur les rives du lac Léman en raison de la diatribe quasi-annoncée de Mahmoud Ahmadinejad contre l'Etat hébreu.
Kouchner : "le début d'un succès"
Les autres nations de l'UE, dont la France, représentée par son ambassadeur à l'Onu, assistent donc à la suite des débats. "Malgré les insanités antisémites de Mahmoud Ahmadinejad, ce n'est pas du tout un échec mais le début d'un succès", estime Bernard Kouchner.
Le ministre des Affaires étrangères soulignait mardi matin que "Durban II" s'apprêtait à adopter "un texte où figure tout ce que nous souhaitions, tout ce que les pays occidentaux souhaitaient, même si ce n'est pas parfait". "Nous avons travaillé des années pour avoir ce texte, certains de nos amis ont été convaincus, ceux que l'on appelle les arabes modérés, au Moyen-Orient, et nous ne pouvions pas les abandonner. Dans ce texte (...) tout ce que nous voulions mentionner, c'est à dire l'antisémitisme, la discrimination sur les personnes, la liberté d'expression, le génocide a été mentionné, la mémoire de l'Holocauste, les droits des femmes ont été mentionnés, la traite des êtres humains, les personnes atteintes du VIH, les personnes handicapées", expliquait le chef du Quai d'Orsay.
La Déclaration finale déjà adoptée
Cette Déclaration finale, qui devait initialement être soumise au vote vendredi, a d'ailleurs finalement été adoptée dès ce mardi après le tollé provoqué par Mahmoud Ahmadinejad. Pour Bernard Kouchner, cette adoption est un "échec" pour le président iranien."A partir d'aujourd'hui, il y a un texte de référence qui concerne les discriminations, un texte antiraciste majeur", s'est-il félicité.
Interrogé pour savoir pourquoi la France n'avait pas boycotté cette conférence, Bernard Kouchner indique que "nous pouvions choisir comme les autres de faire le gros dos et de ne pas y aller". "Mais la chaise vide, c'est facile et on s'en va et on crie sur les autres", ajoute-t-il, en faisant référence aux Etats-Unis et à Israël.
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