
Les dirigeants de l'Otan ont affirmé samedi à Strasbourg la nécessité de vaincre en Afghanistan, thème central. "Nous n'avons pas le droit de perdre" en Afghanistan, a déclaré Nicolas Sarkozy. "Là bas se joue une partie de la liberté du monde", a-t-il affirmé à l'ouverture de la séance officielle du sommet à Strasbourg, en confirmant le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan. "L'Afghanistan est vraiment notre épreuve de vérité", a renchéri la chancelière Angela Merkel, affirmant que l'alliance ne pouvait pas permettre que ce pays redevienne un sanctuaire pour les terroristes.
Al-Qaïda était notamment basée en Afghanistan quand elle a préparé les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Vendredi, le président américain Barack Obama avait prévenu les Européens que l'Amérique n'entendait pas faire face seule à la guerre contre les talibans et leurs alliés d'Al-Qaïda.
Le blocage turc qui mine le sommet
Dans cette première tournée européenne, où il multiplie les éloges pour ses partenaires et souligne qu'il est là pour les consulter, Barack Obama a cependant souligné attendre que leurs discours soient suivis d'actes. Le président américain a décidé l'envoi de 21.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, mais les Européens sont restés jusqu'à présent très timides à y envoyer des renforts militaires, préférant accroître leur aide à la reconstruction et à la formation de l'armée et de la police afghane.
La Turquie a jeté une ombre sur ce sommet marquant le 60e anniversaire de l'Alliance atlantique, par son refus d'accepter le favori au poste de secrétaire général de l'Otan, le Danois Anders Fogh Rasmussen. (Lire notre article). En début de matinée, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a d'ailleurs manqué une première cérémonie de traversée du Rhin sur une passerelle, restant accroché à son téléphone portable. (Lire notre article) D'après des sources italiennes citées par l'agence Ansa, il tentait de persuader son homologue turc Recep Tayyip Erdogan de lever ses objections à la candidature de M. Rasmussen.
Face aux manifestations anti-Otan prévues en ville, des mesures de sécurité draconiennes ont été prises autour du sommet, au point d'entraver les déplacements des délégations. Vers midi, les premiers heurts ont éclaté à la frontière franco-allemande entre la police et des manifestants (Lire notre article)
(D'après agences)
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Obama envoie 30.000 hommes en renfort en Afghanistan
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