Le signe d'ouverture a beau être encore vague, il n'en représente pas moins un changement de position notable quant à l'avenir de la Garde suisse du Vatican. Affectée depuis plus de cinq siècles à la protection des papes, entièrement composé d'hommes de confession catholique de nationalité helvétique, âgés de 19 à 30 ans et en général issus de l'armée suisse, elle pourrait s'ouvrir aux femmes. C'est ce qu'a suggéré mardi son nouveau commandant. "Je peux les imaginer dans un rôle ou dans un autre. Nous pouvons assurément y réfléchir", a déclaré le colonel Daniel Anrig à l'émission de télévision italienne "Studio Aperto".
Le colonel Elmar Theodor Mäder, prédécesseur d'Anrig, avait pourtant exclu de laisser entrer des femmes dans la Garde suisse en faisant valoir que la mixité pourrait être source de problèmes plus que d'avantages et en invoquant l'exiguïté de la caserne vaticane. Des objections écartées par le nouveau commandant selon qui "tout problème peut trouver une solution".
La Garde suisse pontificale a été fondée officiellement le 22 janvier 1506, date à laquelle 150 mercenaires suisses se rendirent à Rome pour se mettre au service de Jules II, surnommé "le pape guerrier". La Garde, dont la langue officielle est l'allemand, compte aujourd'hui quelque 110 hommes. Vêtus d'uniformes à rayures de couleur rouge, jaune et bleu, ils jouent un rôle surtout cérémoniel et beaucoup portent encore la hallebarde médiévale, moyen terme entre la lance et la hache d'armes.
D'après agence




