Geert Wilders, leader du PVV, le parti de la droite populiste néerlandaise © ReutersLes élections de 2004
La bataille droite-gauche avait été très serrée : les chrétiens-démocrates du CDA étaient arrivés en tête avec 24,4% des voix (7 sièges), contre 23,6% au parti social-démocrate du PvDA (7 députés également). Les libéraux du VVD complétaient le podium (13%, 4 mandats).
Le scrutin
Il a lieu le jeudi 4 juin -les Pays-Bas sont le premier pays à voter avec le Royaume-Uni- et se déroule à la proportionnelle. Contrairement à la France, divisée en huit grandes régions, le pays entier ne représente qu'une seule circonscription. Nombre de députés à élire : 25 (ce chiffre passera à 26 si le Traité de Lisbonne entre en vigueur). Les résultats seront annoncés le dimanche 27 au soir.
Le contexte actuel
Depuis les législatives anticipées de 2006, le pays est dirigé par une "grande coalition" menée par le CDA du Premier ministre Jan Peter Balkenende. La gauche y participe avec le PvDA.
Le pays, dont le modèle de tolérance et d'ouverture est perturbé depuis le début des années 2000, traverse une grave crise d'identité. Les vives tensions entre Néerlandais de souche et immigrés en sont la principale illustration, avec en corollaire la montée de l'islamophobie. Deux événements ont marqué les esprits : le score fracassant de la Liste Pim Fortuyn aux législatives 2002 puis l'assassinat en 2004 du cinéaste Theo van Gogh par un fanatique après qu'il a notamment traité les musulmans de "baiseur de chèvres" et réalisé Soumission, un court métrage dénonçant la soumission des femmes dans l'islam.
Sur le plan politique, c'est désormais Geert Wilders qui occupe le désormais le créneau de l'extrême-droite et de l'islamophobie. Fondateur du PVV (Parti de la Liberté), il est aujourd'hui l'homme politique le plus en vue -et aussi le plus détesté- du pays. Il a notamment réalisé un court-métrage vidéo, Fina, très critique à l'égard du Coran, livre qu'il assimile au Mein Kampf d'Adolf Hitler et dont il demande l'interdiction.
La campagne
Comme partout en Europe, elle a peu passionné les Néerlandais. Grâce à ses provocations contrôlées et son utilisation des médias, Geert Wilders concentre sur lui l'essentiel des débats et les centre sur l'immigration. Les enjeux liés à l'UE passent au second plan.
Les sondages
Ils sont assez favorables à Geert Wilders, qui talonne le CDA et le PvDA.
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