José Manuel Barroso, président de la Commission européenne © TF1/LCIRENDEZ-VOUS LCI.fr Le président de la Commission européenne a dépensé 720.230 euros en missions et frais de représentation en 2009. Beaucoup plus que n'importe quel autre commissaire européen.
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la conférence de presse de Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet,
vendredi à 12h20
Comme prévu, dès l'ouverture du sommet européen de Bruxelles, une majorité de chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept se sont dits jeudi en fin d'après-midi favorables au maintien de José Manuel Barroso à la tête de l'exécutif communautaire. Pour expliquer leur choix, très critiqué, ils indiquent que l'Union européenne "ne peut pas s'offrir à l'heure actuelle une quelconque incertitude quant à sa direction". Selon la procédure validée au sommet, et signe d'un choix par défaut, il ne s'agit pas d'une désignation formelle. Des consultations auront ainsi lieu avec les chefs des groupes parlementaires du Parlement européen.
Reste à savoir si le nouveau Parlement, où José Manuel Barroso dispose d'une majorité relative, donnera son feu vert lors de sa séance inaugurale à la mi-juillet ou s'il attendra l'automne. La plupart des chefs d'Etat souhaitent donc une reconduction dès juillet. Mais le président du Parlement sortant, Hans-Gert Pöttering, laisse encore planer le doute. Les socialistes, les Verts et une partie des Libéraux, qui espèrent voir émerger une autre candidature, refusent en effet de l'adouber avant de connaître le sort du traité de Lisbonne, qui prévoit de rendre l'UE plus efficace en réformant notamment la Commission.
Programme
De son côté, pressé de publier un programme politique, par la France et l'Allemagne notamment, José Manuel Barroso s'est exécuté jeudi, juste avant le sommet. Il dit notamment vouloir soutenir une "vision politique ambitieuse" au service d'une UE et d'une Commission européenne fortes. Il s'agit selon lui de favoriser l'économie sociale de marché, de construire une société du savoir, de mener les économies européennes vers la sortie de crise ou encore d'affirmer le leadership européen en matière de lutte contre le changement climatique.
Au-delà de ces sujets, sur lesquels l'ensemble des Européens se retrouvent, José Manuel Barroso a également cherché à contenter Paris et Berlin en appelant à une réforme efficace de la régulation financière et à une politique économique basée sur le refus du protectionnisme et la promotion des intérêts européens dans le monde. Cette dernière mention était explicitement réclamée par la France, qui souhaite que la politique de concurrence de la Commission soit plus souple et favorise l'émergence de champions européens capables de se battre à armes égales avec leurs homologues américains ou chinois sur les marchés mondialisés.
Irlande, climat et régulation financière |
Outre la nomination de José Manuel Barroso, les 27 ont lancé jeudi lors du sommet un appel à une réforme rapide de la supervision financière et ont donné leur position avant les négociations de Copenhague sur le changement climatique. Vendredi, is formaliseront également une série de garanties à l'Irlande en vue de l'organisation d'un second référendum sur le traité de Lisbonne à l'automne et avanceront sur |
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