Image d'archives © TF1/LCIA Bruxelles, c'est bien sûr la satisfaction à droite, mais sans euphorie. La montée des eurosceptiques, souverainistes et de l'extrême droite morcelle en effet la partie droite du Parlement européen. Le PPE/DE vient d'ailleurs d'officialiser son changement de nom, confirmant ainsi le départ des conservateurs britanniques vers un nouveau groupe.
La montée des écologistes et des libéraux, qui n'auront jamais été si nombreux au Parlement, oblige d'ailleurs la droite européenne à tenir compte de cette nouvelle donne. Wilfried Martens, président du PPE et ancien Premier ministre belge, vient d'ailleurs de leur faire un appel du pied.
"Anti-Barroso"
Chez ces même Verts, c'est bien sûr l'euphorie. Mais il ne faut pas attendre d'eux qu'ils entendent les sirènes de la droite pour construire une majorité. "Si nous avons gagné, c'est aussi parce que nous avons clairement mené une campagne européenne anti-Barroso" (ndlr : le président de la Commission européenne), font-ils remarquer en choeur.
A gauche, certains leaders commencent pour leur part à admettre qu'ils ont eu tort de soutenir une certaine Europe libérale. A noter que dans les pays gouvernés par la gauche libérale (Portugal, Espagne, Royaume-Uni, Hongrie), qui a soutenu José Manuel Barroso, cette gauche s'est d'ailleurs pris une claque au profit, certes de la droite, mais aussi d'une gauche plus radicale, notamment au Portugal.
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