José Manuel Barroso, le 3 juin 2009 © ReutersLors de la conférence de presse qui a suivi leur rencontre à l'Elysée jeudi matin afin de préparer le Conseil européen de la semaine prochaine, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont abordé la question du futur président de la Commission européenne. Sans surprise, puisqu'ils l'avaient déjà fait savoir auparavant chacun de leur côté de manière plus ou moins officieuse, ils ont confirmé que la France et l'Allemagne soutiendraient la candidature -pour l'instant, la seule exprimée -de José Manuel Barroso à un second mandat.
Néanmoins, ils ont mis un bémol à leur soutien, en critiquant, de manière à peine voilée, le bilan, jugé trop faible par beaucoup, de l'ancien Premier ministre portugais à Bruxelles. "Nous avons demandé qu'il précise, qu'il formalise ses intentions qui sont les siennes à la veille de son second mandat. Il devra porter une volonté politique pour l'Europe"", a lancé Nicolas Sarkozy. "Nous voulons aussi parler de son programme", a renchéri Angela Merkel. "C'est M. Barroso et un programme. Ou un programme et M. Barroso", a également insisté le président de la République (écoutez un extrait de son discours ci-dessous).
Dès juillet
Le Conseil européen, qui a lieu les 17 et 18 juin prochains, devrait donc valider la candidature Barroso. Si aucun front n'arrive à se monter contre lui dans la foulée, le nouveau Parlement européen, issu des élections de la semaine dernière, devrait ensuite entériner cette candidature pendant sa session inaugurale des 15 et 16 juillet.
Dans un premier temps, la France avait demandé à ce que la candidature du président sortant de la Commission, dont le mandat n'expire qu'à la fin de l'année, soit validée le plus tard possible. Nicolas Sarkozy craint en effet que José Manuel Barroso, perçu comme trop libéral, soit un handicap lors du nouveau référendum irlandais de ratification du Traité de Lisbonne, programmé à l'automne. Une reconduction en juillet pose également un problème juridique puisqu'elle se fera sous le Traité de Nice alors que les commissaires, nommés en fin d'année, le seront sous le Traité de Lisbonne, si celui-ci entre bien sûr en vigueur.
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