Au 2e jour, le sommet s'élargit aux émergents

le 09 juillet 2009 à 10h23 , mis à jour le 27 septembre 2009 à 16h49

Les pays émergents du G5 se joignent aujourd'hui aux huit pays les plus riches de la planète à L'Aquila.

g5 juillet 2009Les dirigeants du G5 à L'Aquila, 8 juillet 2009. De gauche à droite : Manmohan Singh (Inde), Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil), Felipe Calderon (Mexique), Jacob Zuma (Afrique du Sud) et Dai Bingguo (Chine). © Reuters

A l'heure du G20, dont la prochaine réunion est prévu à la rentrée aux Etats-Unis, le G8 a-t-il encore un sens ? En invitant eux-mêmes les pays émergents du G5 (Brésil, Chine, Inde, Mexique et Afrique du Sud), les huit pays les plus riches du monde (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon, Canada, Russie) admettent de fait que leur rendez-vous annuel de début juillet est voué à la disparition. Barack Obama aura peut-être ainsi vécu à L'Aquila son premier et dernier G8.
 
Menu principal de ce "G13" informel : le climat. Après avoir jugé que la situation économique restait incertaine et lourde de conséquences sociales, le G8 cherchera à convaincre le G5 de la justesse de sa position pour lutter contre le réchauffement climatique. Mercredi, les huit "grands" se sont engagés à diviser par deux les émissions mondiales de gaz à effet de serre "d'ici à 2050 par rapport à 1990 ou une année plus récente" et de "80% ou plus" celles des pays industrialisés, afin de limiter le réchauffement global à 2°C.  

Ressentiment 

Mais face à la dualité développement-défense de l'environnement, le pari n'est pas gagné d'avance. Les discussions risquent même d'être tendues puisque le Forum des principales économies (MEF), qui associe le G8 et les grands pays émergents, refuse pour l'instant d'adopter toute référence chiffrée. Pour ne rien arranger, le départ précipité du président chinois Hu Jintao en raison des émeutes dans la région du Xinjiang laisse peu de place à de nouvelles ambitions. Or la Chine est passée en 2008 au premier rang des pollueurs.
 
Plus globalement, les pays émergents ont parfois la dent dure avec les pays riches. "C'est important d'accorder des moyens mais c'est encore plus important de tenir ses promesses", souligne le président mexicain, Felipe Calderon, à propos de la crise économique. Certains pays riches espèrent "seulement que la crise se termine pour au final ne rien changer", renchérit sur le même sujet le dirigeant brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva.

le 09 juillet 2009 à 10:23
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