Nicolas Sarkozy au G8 à l'Aquila. © ReutersLe G8 a décidé de donner une dernière chance à la négociation avec l'Iran jusqu'au sommet du G20 le 24 septembre à Pittsburgh, a déclaré, mercredi soir, Nicolas Sarkozy. A ce moment-là, les dirigeants du G8 feront le point sur les avancées éventuelles ou l'absence d'avancées concernant le dossier du nucléaire iranien, a ajouté le président français. "S'il n'y a pas d'avancées, nous serons amenés à prendre des décisions", a averti Nicolas Sarkozy, qui a fait état d'une grande communauté de vues entre les dirigeants du G8.
Il a d'autre part estimé que la jeune Française Clotilde Reiss, accusée d'espionnage par les autorités iraniennes, devait être "libérée sur-le-champ". Nicolas Sarkozy a laissé entendre que faute d'avancée en septembre dans les négociations avec l'Iran, l'une des hypothèses était un renforcement des sanctions internationales à l'encontre de Téhéran. Dans une déclaration rendue publique mercredi soir, les dirigeants du G8 déclarent pour leur part rester "déterminés à trouver une solution diplomatique à la question du programme nucléaire iranien". "La réunion du G8 en marge de la séance d'ouverture de l'assemblée générale des Nations unies en septembre prochain sera l'occasion de dresser le bilan de la situation", ajoutent-ils.
Cette réunion précédera le sommet du G20 à Pittsburgh.
L'Iran doit régler se problèmes post-électoraux
Le G8 demande par ailleurs à l'Iran de régler sa situation post-électorale "par le dialogue démocratique" et "dans le respect de l'état de droit". Le résultat contesté de la présidentielle du 12 juin, qui a vu la réélection à un second mandat du président sortant, le conservateur Mahmoud Ahmadinejad, a provoqué de grandes manifestations qui ont été réprimées par les forces de sécurité.
Sur le plan économique, le président a affirmé la crise "n'est pas finie" en dépit de "signes de stabilisation". Le G8 est en outre "unanime" sur la nécessité de mettre en oeuvre des plans de relance car "il n'est certainement pas temps de relâcher nos efforts", a ajouté le président français devant la presse. Concernant le dossier climat (Lire notre article), Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il continuerait de réclamer un objectif à 2020 alors que le G8 s'est engagé sur une division de moitié des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050 et de 80% ou plus pour les pays industrialisés, mais laisse encore beaucoup de blancs dans la négociation du futur accord climatique en décembre à Copenhague.
(D'après agences)
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