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| Barroso réélu : les Verts en colère |
Malgré toutes les critiques sur son mandat et la réelle opposition des Verts menés par Daniel Cohn-Bendit, José Manuel Barroso, seul en lice après avoir été choisi par les 27 pour diriger la Commission européenne pour cinq années supplémentaires, a été confirmé dans ses fonctions ce mercredi par le Parlement européen. Et avec la manière.
Les eurodéputés se sont en effet prononcés pour un nouveau mandat de l'ancien Premier ministre portugais à la majorité absolue (la majorité simple était suffisante) : 382 voix sur un total de 718 présents (sur 786 au total). Les opposants ont rassemblé 219 votes, tandis que 117 parlementaires se sont abstenus.
Pas de second vote en perspective
Même s'il s'agit de fait d'un vote sans enthousiasme en sa faveur, José Manuel Barroso a félicité les eurodéputés pour "l'énorme confiance" qu'ils lui ont accordée. Il a rappelé que son "parti était l'Europe" et il s'est engagé à oeuvrer pour "une Europe forte, libre et solidaire". Ce bon score devrait aussi lui permettre d'éviter un second vote si le traité de Lisbonne entre en vigueur. Dans ce cas, une majorité absolue est en effet nécessaire.
Ce vote vient clore trois mois de négociations politiques et de joutes parlementaires autour du nom de José Manuel Barroso, vivement mis en cause pour être inféodé, selon ses détracteurs, aux grands Etats et être trop libéral. Il va devoir désormais s'atteler à la composition de la nouvelle Commission. Une incertitude demeure d'ailleurs sur la forme de celle-ci en fonction du résultat du référendum organisé le 2 octobre en Irlande sur le traité de Lisbonne.
Sarkozy veut "approfondir" sa relation |
Nicolas Sarkozy a réagi à cette reconduction, adressant ses félicitations au président de la Commission européenne José Manuel Barroso. "Le choix très clair du Parlement européen, après celui du Conseil européen, salue votre engagement a conduire avec détermination l'action de la Commission pour les cinq ans à venir", écrit le président français dans un courrier rendu public par l'Elysée. "Je me réjouis de la possibilité qui nous est donnée d'approfondir encore notre coopération, dans le prolongement du travail mené pendant la présidence française, pour approfondir la construction européenne face à la crise économique et financière et aux défis liés à la mondialisation", conclut le chef de l'Etat. Gordon Brown, le Premier ministre britannique, salue quant à lui "une très bonne chose pour l'Europe". "J'ai dit depuis longtemps qu'il était la bonne personne pour cette fonction. Sous sa direction, la Commission européenne et l'Europe dans son ensemble continueront à s'attaquer aux problèmes qui importent aux Européens : les emplois et la croissance ainsi que les défis mondiaux de la sécurité, de la pauvreté et du changement climatique", indique-t-il dans un communiqué. |
(D'après agence)







