Les quatre piliers d'Obama pour sauver le monde

Par F.A., le 23 septembre 2009 à 16h56 , mis à jour le 27 septembre 2009 à 16h59

Lors de son premier discours devant l'Assemblée générale, le président américain, qui a prôné le multilatéralisme, a présenté ses quatre objectifs pour le XXIe siècle.

obama_onuBarack Obama à l'ONU, le 23 septembre 2009 © Reuters

Elle était très attendue. Voulant consacrer sa rupture avec l'ère George W. Bush, Barack Obama entendait en effet utiliser ce mercredi sa première intervention devant l'Assemblée générale de l'Onu pour marquer sa volonté de dialogue et d'ouverture au monde, deux concepts ignorés par son prédécesseur. Troisième orateur de la journée après Ban Ki-moon, le patron des Nations unies, et Lula, son homologue brésilien, le président américain a commencé son discours -qui a duré 38 minutes- en appelant à "une nouvelle ère de coopération multilatérale" pour faire face aux défis de la planète. Puis a expliqué dans la foulée que l'"Amérique ne pouvait à elle seule régler tous les problèmes".

Ecoutez un extrait du discours ci-dessous :


 
Après avoir rappelé ce qu'il a accompli en matière diplomatique depuis son entrée en fonctions en janvier -fermeture de Guantanamo, interdiction de la torture, relance du processus de paix au Proche-Orient...-, il a présenté ce qu'il considère être les quatre objectifs que les dirigeants doivent accomplir pour obtenir un monde meilleur.

L'Iran et la Corée du Nord pointées du doigt
 
Tout d'abord, s'engager, comme les Etats-Unis l'ont fait et vont continuer à le faire avec la Russie, pour le désarmement et la non-prolifération nucléaire. Sur ce sujet, il a cité nommément la Corée du Nord et l'Iran, dont, selon lui, "les gouvernements menacent de nous entraîner sur une pente dangereuse". "S'ils choisissent d'ignorer les règles internationales, si ces pays mettent la recherche d'armes nucléaires avant la stabilité régionale et la sécurité, s'ils ignorent les dangers d'une course aux armements nucléaires en Asie de l'est et au Moyen-Orient, alors ils devront rendre des comptes", avertit-il.

Deuxième objectif : parvenir à la paix. Il a ciblé notamment le conflit du Proche-Orient entre Israël et les Palestiniens. Au lendemain de son sommet tripartite avec Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, et Mahmoud Abbas, le président palestinien, le locataire de la Maison-Blanche a redit que la reprise des discussions devait se faire sans conditions préalables, d'un côté comme de l'autre. Il a également réaffirmé que les Etats-Unis n'acceptaient pas la légitimité de la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie. Et que les Palestiniens devaient reconnaître le droit à Israël d'avoir un Etat vivant en paix.

"Africain-américain"

Troisième pilier de l'avenir mondial selon Barack Obama : la préservation de la planète. Malgré l'échec de la relance des discussions sur le réchauffement climatique en vue du sommet de Copenhague en décembre prochain, il a redit l'intention des Etats-Unis d'aider les pays émergents à concilier croissance et environnement. Mais, comme mardi, n'a rien chiffré précisément.

Enfin, il a plaidé pour une économie mondiale au service de tous, en promettant d'œuvrer en faveur d'une croissance "équilibrée et régulière" lors du sommet du G20. Concernant la lutte contre le Sida, il a promis 63 milliards de dollars d'aide aux pays africains, à qui il a rappelé ses origines "africaines-américaines". 

Ecoutez l'intégralité du discours en cliquant ci-dessous :

Sarkozy pour une réforme du Conseil de sécurité

Avec près de deux heures de retard sur le programme en raison des dépassements de temps autorisés -15 mn selon le règlement- de Barack Obama et surtout Mouammar Kadhafi, Nicolas Sarkozy s'est exprimé en début d'après-midi, heure locale, devant la tribune de l'Assemblée générale.
 
Comme la veille lors du sommet sur le climat, il a rappelé l'urgence d'aboutir, selon lui, à un accord sur le réchauffement climatique. Il a réitéré à ce sujet sa proposition d'aide européenne aux pays émergents pour qu'ils arrivent à concilier croissance et environnement. Concernant le G20, il a affirmé que la France défendra à Pittsburgh la nécessité d'une réforme des institutions financières internationales (FMI et Banque mondiale). Il a également menacé l'Iran de nouvelles sanctions en cas de poursuite du programme nucléaire.
 
Sur l'ONU en elle-même, il a appelé à se mettre "d'accord avant la fin de cette année au moins sur une réforme provisoire" du Conseil de sécurité". "Il faut élargir le cercle des membres permanents et non permanents du Conseil de Sécurité", souligne-t-il, en faisant remarquer qu'il est "inconcevable" que l'Afrique n'y soit pas représentée et en plaidant pour l'intégration de l'Inde, du Brésil, du Japon et de l'Allemagne.

Par F.A. le 23 septembre 2009 à 16:56
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

8 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Aldo, le 24/09/2009 à 23h22

    J'aime bien les sieges vides a cote de Mme Obama. ca fait assez serieux pour la France......oulalala

  • Alpha, le 24/09/2009 à 17h24

    "Les quatre piliers d'Obama pour sauver le monde". Cela est bien compliqué quand l'on fait un petit retour en arrière et notamment les banques. Est-ce que les banques et leurs dirigeants ont retenu la leçon?

  • Johan, le 24/09/2009 à 03h24

    Je supporte le president americain. Ses objectifs sont justes, clairs, et donnent un model de ce que le Monde pourrait devenir.

  • Alexandre, le 24/09/2009 à 02h25

    Il y a certaines choses dans le monde qui ne devraient pas seulement être des rêves mais la réalité.De nos jours la nourriture , l'eau, la santer pour ne citer que cela sont des besoin vitaux pour les hommes et pourtant une bonne partie de la planete en sont plus ou moins privés!! Même si l'ont peut jamais être à l'abri d'une catastrophe des hommes de bonne volonter seront toujours necessaire pour faire avancer les choses je ne sais pas si obama est un homme de bonne volonter mais je ne pense pas que ce soit un naïf!

  • Jnu, le 23/09/2009 à 20h13

    C'est peut-être utopique en effet mais ça mérite l'attention ; ne sont-ce pas nos utopies qui définissent qui nous sommes ? J'ai suivi le discours et c'est la première fois que j'entends un président américain-- un président tout court en fait- parler de désarmement. D'habitude, on parle seulement des pays qui ne devraient pas avoir l'arme nucléaire (cf Iran), ce que je trouve assez culotté et très manichéen. Aujourd'hui, Obama s'est opposé à cette conception héritée de la guerre froide, a affirmé haut et fort que tous les pays se valaient et qu'aucun n'avait à prétendre à la supériorité (c'est très rare dans la rhétorique américaine, dans la rhétorique française aussi d'ailleurs : nos deux pays se vantent toujours d'être les premiers partout, c'est sans doute de là que vient leur haine réciproque). Ce ne sont que des mots en effet mais des mots dont l'absence depuis ces cinquante dernières années se faisait inquiétante. Dans ça fait plaisir de savoir qu'il y a toujours des idéalistes (d'autant plus qu'à côté de cela, Obama, comme Sarkozy, est un pragmatique).

  • Pierre, le 23/09/2009 à 19h55

    Israël a bien l'arme atomique, pourquoi pas les autres ? facile de dire non a la prolifération de l'arme atomique lorsque l'on a soit méme.

  • Alain13, le 23/09/2009 à 17h57

    Mon cher monsieur il faut lire . Il s'agit d'axes pas de détail à ce niveau. C'est une démarche logique. Au moins lui il présente ses priorités. Que demander de plus à ce stade et à ce niveau sans être un utopiste.

  • Ottonegger, le 23/09/2009 à 17h16

    " le désarmement et la non-prolifération nucléaire, la paix, la préservation de la planète et une économie mondiale pour tous." quelle naïveté ! faut être président des Etats Unis pour rêver à cela ? Et concrètement il propose quoi ? des vraies choses quoi, pas des utopies.

Lire tous les commentaires

      logAudience