Barack Obama à l'ONU, le 23 septembre 2009 © ReutersElle était très attendue. Voulant consacrer sa rupture avec l'ère George W. Bush, Barack Obama entendait en effet utiliser ce mercredi sa première intervention devant l'Assemblée générale de l'Onu pour marquer sa volonté de dialogue et d'ouverture au monde, deux concepts ignorés par son prédécesseur. Troisième orateur de la journée après Ban Ki-moon, le patron des Nations unies, et Lula, son homologue brésilien, le président américain a commencé son discours -qui a duré 38 minutes- en appelant à "une nouvelle ère de coopération multilatérale" pour faire face aux défis de la planète. Puis a expliqué dans la foulée que l'"Amérique ne pouvait à elle seule régler tous les problèmes".
Ecoutez un extrait du discours ci-dessous :
Après avoir rappelé ce qu'il a accompli en matière diplomatique depuis son entrée en fonctions en janvier -fermeture de Guantanamo, interdiction de la torture, relance du processus de paix au Proche-Orient...-, il a présenté ce qu'il considère être les quatre objectifs que les dirigeants doivent accomplir pour obtenir un monde meilleur.
L'Iran et la Corée du Nord pointées du doigt
Tout d'abord, s'engager, comme les Etats-Unis l'ont fait et vont continuer à le faire avec la Russie, pour le désarmement et la non-prolifération nucléaire. Sur ce sujet, il a cité nommément la Corée du Nord et l'Iran, dont, selon lui, "les gouvernements menacent de nous entraîner sur une pente dangereuse". "S'ils choisissent d'ignorer les règles internationales, si ces pays mettent la recherche d'armes nucléaires avant la stabilité régionale et la sécurité, s'ils ignorent les dangers d'une course aux armements nucléaires en Asie de l'est et au Moyen-Orient, alors ils devront rendre des comptes", avertit-il.
Deuxième objectif : parvenir à la paix. Il a ciblé notamment le conflit du Proche-Orient entre Israël et les Palestiniens. Au lendemain de son sommet tripartite avec Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, et Mahmoud Abbas, le président palestinien, le locataire de la Maison-Blanche a redit que la reprise des discussions devait se faire sans conditions préalables, d'un côté comme de l'autre. Il a également réaffirmé que les Etats-Unis n'acceptaient pas la légitimité de la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie. Et que les Palestiniens devaient reconnaître le droit à Israël d'avoir un Etat vivant en paix.
"Africain-américain"
Troisième pilier de l'avenir mondial selon Barack Obama : la préservation de la planète. Malgré l'échec de la relance des discussions sur le réchauffement climatique en vue du sommet de Copenhague en décembre prochain, il a redit l'intention des Etats-Unis d'aider les pays émergents à concilier croissance et environnement. Mais, comme mardi, n'a rien chiffré précisément.
Enfin, il a plaidé pour une économie mondiale au service de tous, en promettant d'œuvrer en faveur d'une croissance "équilibrée et régulière" lors du sommet du G20. Concernant la lutte contre le Sida, il a promis 63 milliards de dollars d'aide aux pays africains, à qui il a rappelé ses origines "africaines-américaines".
Ecoutez l'intégralité du discours en cliquant ci-dessous :
Sarkozy pour une réforme du Conseil de sécurité |
Avec près de deux heures de retard sur le programme en raison des dépassements de temps autorisés -15 mn selon le règlement- de Barack Obama et surtout Mouammar Kadhafi, Nicolas Sarkozy s'est exprimé en début d'après-midi, heure locale, devant la tribune de l'Assemblée générale. |
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