
Il faut sauver le soldat Copenhague. Tel pourrait être le titre de la mission organisée par le patron de l'Onu, Ban Ki-moon, ce mardi à New York. A la veille de l'Assemblée générale des Nations Unies et deux jours avant le sommet du G20 à Pittsburgh, le secrétaire général de l'organisation a en effet convoqué les leaders mondiaux pour redonner un élan politique au processus devant se conclure dans la capitale danoise à partir du 7 décembre. Afin de lutter contre le réchauffement climatique, ce sommet de Copenhague visera notamment à arracher un accord devant entrer en vigueur à l'expiration de la première phase du Protocole de Kyoto en janvier 2013. Objectif : enrayer de façon contraignante une explosion des émissions carboniques.
Encore un effort pour sauver la planète !
"Un accord est à portée de main" lors du sommet de Copenhague, estime Ban Ki-moon, alors que les signes encourageants de grandes puissances économiques se multiplient. Mais concrétiser sera difficile.
Publié le 28/11/2009
Sarkozy et Lula en croisade avant Copenhague
Les deux chefs d'Etat, qui se sont retrouvés au Brésil pour tenter d'enrôler les pays de la région dans la lutte contre le réchauffement, veulent voir des signes encourageants dans l'attitude des Etats-Unis et de la Chine.
Publié le 27/11/2009
Au Brésil, Sarkozy veut sauver les forêts
Le chef de l'Etat, invité par son homologue brésilien, participe depuis jeudi soir aux travaux d'un sommet des pays amazoniens qui vise à rallier les Etats de la région à la lutte contre le réchauffement.
Publié le 26/11/2009
Obama ira à Copenhague, avec des objectifs chiffrés
Si l'annonce de la venue du président américain au sommet international sur le climat était attendue, les engagements concrets des Etats-Unis paraissent plutôt pauvres.
Publié le 26/11/2009
Opération déminage avant Copenhague
Depuis lundi, les ministres de l'Environnement de 44 pays clés dans les discussions sur le climat préparent le terrain en vue d'un accord politique négocié au sommet mondial de l'ONU.
Publié le 17/11/2009
G20 Finances: division toujours sur le climat et la finance
Les pays du G20, réunis samedi en Ecosse, n'ont pas partagé l'enthousiasme de Londres sur la délicate question de la lutte pour le climat, non plus que sur la mise en oeuvre d'une taxe sur la finance.
Publié le 07/11/2009
Mais deux différends essentiels doivent être réglés d'ici là : tout d'abord, celui portant sur les dissensions entre les Etats-Unis et les Européens sur la lenteur du Congrès américain à adopter un projet de loi précis sur le climat -seule la Chambre des représentants. a voté un texte sans grandes ambitions. Ensuite, celui entre les pays riches et les pays émergents. Les premiers tentent d'obtenir des engagements chiffrés des seconds. Or ces derniers rejettent l'idée de se voir imposer des objectifs de réduction des émissions de gaz carbonique, craignant qu'ils n'entravent leur développement économique.
Aide financière
Chine et Inde en tête, ils estiment que les pays riches devraient endosser en majeure partie la responsabilité de la lutte contre le réchauffement climatique. Ils les considèrent en effet comme les coupables historiques et estiment qu'eux-mêmes ne pourront agir sans soutien financier conséquent. Ils réclament donc de l'argent pour s'aligner sur les critères retenus -les Européens ont prévu de réduire leurs émissions d'au moins 20% d'ici 2020 par rapport à 1990, et proposent de passer à 50% en cas d'accord à Copenhague. Or, si l'Europe a déjà proposé une assistance annuelle des pays riches de 100 milliards d'euros d'ici 2020 -dont 30,4% la concernant-, Washington se refuse toujours à avancer des chiffres précis (voir encadré). Le président chinois Hu Jintao a quant à lui annoncé être prêt à réduire "notablement" les émissions de gaz à effet de serre rapportées à la croissance économique d'ici 2020 comparativement à 2005.
L'effort pour sauver Copenhague -qui se déroulera normalement aux niveaux des ministres de l'Environnement et non des chefs d'Etat ou de gouvernement- a commencé il y a quelques jours avec la réunion à Washington des représentants du Forum des principales économies développées et émergeantes, responsables de 80% des émissions carboniques de la planète. Si les divergences se sont quelque peu aplanies, rien de tangible n'en est sorti. Ce mardi, l'UE, avec Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en chefs de file, se veut volontariste et entend donc faire monter la pression envers les Etats-Unis. Pas sûr que Barack Obama n'apprécie. Pas sûr également que les pays émergents n'apprécient de se voir dicter leur conduite et de repartir avec des contraintes.
Obama plein de bonnes intentions, mais... |
Lors de son discours prononcé mardi avant l'ouverture du sommet, Barack Obama s'est montré très vague sur ses intentions et n'a rien vraiment apporté de nouveau ni de précis, que ce soit du côté de la réduction des émissions envisagée aux Etats-Unis ni du côté de l'aide financière à apporter aux pays émergents. Ecoutez ci-dessous un extrait de ce discours :
|
Retour MYTF1
Encore un effort pour sauver la planète !
Chargement en cours...





