Réunion à l'Onu, le 22 septembre 2009 (image d'archives). © Reuters ![]() |
discours de Nicolas Sarkozy : Lors d'une conférence internationale à Téhéran sur le désarmement nucléaire, à laquelle les pays occidentaux n'assistent pas, Mahmoud Ahmadinejad a également plaidé pour la fin du droit de véto au conseil de sécurité de l'ONU. |
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| LCI |
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D'habitude assez convenue -voire franchement, avouons-le, ennuyeuse-, l'Assemblée générale annuelle des Nations unies revêt cette année un intérêt inattendu. Elle intervient ainsi en pleine crise du nucléaire iranien, en plein débat sur les solutions pour lutter contre le réchauffement climatique et sert de prélude au sommet du G20 à Pittsburgh. C'est dire si les interventions du président iranien Mahmoud Ahmadinejad et des chefs d'Etats ou de gouvernement du G20 sont attendues. Parmi tous les discours, deux sortiront du lot, dès l'ouverture : ceux de Barack Obama et Mouammar Kadhafi.
Le président américain, dont les propositions sur le climat n'ont pas convaincu mardi, devrait rester sur la diplomatie de la main tendue qu'il prône, sans grand succès, depuis janvier. Avec toujours une volonté claire et nette : marquer la rupture avec son prédécesseur. George W. Bush méprisait en effet les Nations unies et ses interventions à la tribune n'ont pas laissé de grands souvenirs.
Multilatéralisme
Le nouveau locataire de la Maison-Blanche devrait donc louer les vertus du multilatéralisme et redire sa volonté de dialogue, même avec les pays hostiles comme l'Iran. Selon des extraits de son discours diffusés par avance par la Maison-Blanche, le président américain devrait inviter en outre les membres de la communauté internationale à endosser plus de responsabilités pour affronter les défis actuels, en plaidant que les Etats-Unis ne peuvent pas résoudre seuls les problèmes mondiaux les plus urgents.
Outre son discours, Barack Obama aura de nombreux entretiens avec d'autres leaders, comme ses homologues chinois, Hu Jintao, et russe, Dmitri Medvedev, et le nouveau Premier ministre japonais, Yukio Hatoyama. Il co-présidera également une réunion des Amis du Pakistan avec Ban Ki-moon, Gordon Brown et le Pakistanais Ali Zardari. Jeudi, avant de partir au G20, il dirigera également enfin une réunion exceptionnelle du Conseil de sécurité sur la non-prolifération et le désarmement nucléaires. Ce sera le premier président américain en exercice à le faire.
Avec Kadhafi au Conseil de sécurité
Autour de la table, il retrouvera notamment le président libyen Mouammar Kadhafi, puisque la Libye est actuellement l'un des membres non permanents du Conseil. Cette présence à New York est historique pour le dirigeant libyen. C'est en effet la première fois qu'il assiste à l'Assemblée générale depuis 1969 et son arrivée au pouvoir. L'ancien paria, soutien du terrorisme, est aujourd'hui redevenu fréquentable après avoir opéré un virage diplomatique à 180 degrés depuis une dizaine d'années. Et il ne vient pas dans n'importe quelle circonstance : son pays préside en effet cette année l'Assemblée.
Comme le veut le protocole, Mouammar Kadhafi, dont la présence aux Etats-Unis a provoqué la colère des familles des victimes de l'attentat de Lockerbie, s'exprimera donc juste après le président américain. Même s'il s'est assagi, un coup d'éclat n'est pas impossible. La Suisse, non représentée à l'Onu, pourrait en faire les frais. Les deux pays entretiennent en effet des relations tendues depuis l'affaire impliquant son fils Hannibal, accusé de violences contre ses domestiques. Mouammar Kadhafi a ainsi laissé entendre qu'il pourrait demander le démantèlement de la Suisse !
Ahmadinejad et l'Holocauste
Dans l'après-midi, heure locale, un autre discours sera suivi avec attention : ce sera en effet au tour de Mahmoud Ahmadinejad de s'exprimer. Le président iranien a fait monter la tension d'un cran mardi avec la France sur l'affaire Clotilde Reiss (lire notre article : Ahmadinejad provoque Sarkozy). Il pourrait surtout tenter une nouvelle provocation en niant, comme il en l'habitude, l'Holocauste. Dans ce cas, l'UE a fait savoir qu'elle quitterait la salle.
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Ahmadinejad: un "désarmement nucléaire sous contrôle international"


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