Image d'archives © TF1/LCIAprès le "oui" irlandais au début du mois, la longue marche du traité de Lisbonne a repris son
Blair rattrapé par la guerre en Irak
L'ancien Premier ministre britannique va témoigner début 2010 devant la commission d'enquête sur la participation du Royaume-Uni à la guerre en Irak.
Publié le 13/11/2009
Herman Van Rompuy, le Belge qui va sauver l'UE ?
<b> Analyse -</b> L'actuel Premier ministre belge, qui a remis de l'ordre dans le désordre politique de son pays, est désormais le favori pour le poste de premier président stable du Conseil européen
Publié le 04/11/2009
L'Europe se choisit son nouveau visage
Les 27 se réunissent ce soir pour choisir le futur président stable du Conseil européen. Découvrez les principaux favoris et outsiders d'une procédure critiquée pour son opacité.
Publié le 18/11/2009
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de clôture de Nicolas Sarkozy, vendredi, vers 12h45 |
cours. En attendant l'entrée en vigueur définitive du texte, encore suspendue à la signature du très eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus, le Conseil européen trimestriel, qui se tient à Bruxelles ce jeudi et vendredi, va donc permettre aux dirigeants des 27 pays de lancer en coulisses la suite des opérations. La plus importante, même si elle ne figure pas au programme officiel : la nomination du futur président du Conseil européen et, à un degré moindre, du haut représentant aux affaires étrangères.
Le président du Conseil, élu par les 27, sera en fonctions pendant deux ans et demi. Objectif : mettre fin à la présidence actuelle de six mois occupée par chaque Etat membre à tour de rôle et incarner une Europe stable. Reste désormais à trouver le candidat adéquat. Etant donné que le traité de Lisbonne est imprécis sur ce point -seule condition, n'exercer aucun mandat national-, deux options s'affrontent en coulisses : un président reconnu dans le monde entier et doté d'une personnalité forte. Ou un président plus effacé médiatiquement mais plus consensuel. A quelques semaines de l'échéance, deux noms, un pour chaque option, se dégage.
Blair, le "numéro de téléphone" de l'Europe ?
Tout d'abord, Tony Blair. L'ancien Premier ministre britannique, poussé par Nicolas Sarkozy, incarnerait parfaitement le "numéro de téléphone de l'Europe" qu'Henry Kissinger, l'ancien ministre américain des Affaires étrangères de Richard Nixon dans les années 1970, disait chercher désespérément à joindre... pour mieux souligner le faible poids politique que représentait à l'époque la CEE. Outre évidemment Londres et Paris, il a également le soutien de Rome.
Problème : Tony Blair fait face à une forte opposition, intérieure et extérieure. Chez lui, les eurosceptiques Tories (droite), qui devraient revenir au pouvoir au printemps prochain, le détestent. Et dans plusieurs pays -Pologne, Suède, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg- son engagement pour la guerre en Irak aux côtés de George W. Bush ne passe pas, tout comme le fait que le Royaume-Uni ne fasse ni partie de la zone euro ni de l'espace Schengen. Certains craignent également qu'il soit essentiellement le président des "grandes" nations.
Dès jeudi soir, avant l'ouverture officielle du sommet, un rude coup a été porté aux chances de Tony Blair d'accéder à la présidence de l'UE, lorsque José Luis Rodriguez Zapatero a indiqué que les socialistes européens s'inclinaient plutôt pour le poste de haut représentant pour les Affaires étrangères. Le président du gouvernement espagnol et ses homologues belge et hongrois, Herman Van Rompuy et Gordon Bajnai, ont dressé un portrait de leur candidat idéal qui ne ressemble nullement à celui de l'ancien Premier ministre britannique. "Je veux un président réellement européen", a dit José Luis Zapatero.
Merkel en faiseur de roi
Comme une antithèse se pose Jean-Claude Juncker, l'actuel Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe. Contrairement à Tony Blair, son engagement européen passé ne souffre d'aucune discussion. Son art du compromis et du consensus permettrait également aux "petits" pays de se sentir représentés face aux "grands" au moment des décisions cruciales. Inconvénient : il semble avoir moins de poids face à un Barack Obama ou un Vladimir Poutine. Sans surprise, il est surtout soutenu par les opposants à Tony Blair et refusé par les partisans de l'ancien Premier ministre britannique.
A ce stade des discussions, il semble que la position d'Angela Merkel soit primordiale. Selon de nombreux diplomates, la chancelière allemande, fraîchement réélue, n'a pas encore fait son choix. Nicolas Sarkozy arrivera-t-il à la convaincre en faveur de Tony Blair ? Si oui, l'ancien locataire du 10 Downing Street a toutes ses chances. Sinon, le duel Blair-Juncker pourrait finalement faire l'affaire, par défaut, d'un troisième larron. Réponse probable d'ici à la fin de l'année.
Position commune sur le climat ? |
Principale question au programme officiel du sommet : la répartition au sein de l'UE des efforts en matière de financement de la lutte contre le changement climatique, en vue du sommet de Copenhague début décembre. Un groupe de neuf pays emmené par la Pologne refuse que les Européens s'engagent sans connaître au préalable le montant des efforts qu'ils devront fournir et quel sera le sort réservé aux millions de quotas d'émissions de CO2 obtenus sous le protocole de Kyoto et non utilisés. De son côté, l'Allemagne estime qu'il est prématuré de coucher des chiffres sur le papier. Elle propose, avec la France notamment, un engagement de principe auprès de ces pays de mettre en place un mécanisme de compensation européen si leur dépendance au charbon venait à trop les désavantager. |
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