Climat : accord à l'arraché sur l'aide aux pays pauvres

Par F.A., le 30 octobre 2009 à 15h49 , mis à jour le 02 novembre 2009 à 17h10

Dossiers : Le sommet de Copenhague, UE

Après de longues discussions, les 27 ont validé une position commune sur une aide mondiale de 100 milliards d'euros par an aux pays émergents pour lutter contre le réchauffement.

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Après la levée de l'obstacle à la ratification du Traité de Lisbonne, obtenue jeudi soir à l'ouverture du sommet, la validation d'un accord sur une position commune européenne en vue de la réunion de Copenhague sur le climat de début décembre était le principal point au programme du sommet de Bruxelles. La partie n'était pas gagnée d'avance. Elle s'est d'ailleurs étirée, au point que les traditionnelles conférences de presse de clôture, prévues vers 12h30, ont débuté après 14h.

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Le principal point d'achoppement concernait l'argent à verser aux pays pauvres et émergents pour les aider à limiter leurs émissions de CO2 afin de lutter contre le réchauffement climatique. Les "petits" pays d'Europe de l'Est refusaient notamment de passer à la même caisse que les "grandes nations" d'Europe de l'Ouest. Les dirigeants européens se sont finalement mis d'accord sur une enveloppe de 100 milliards d'euros d'aide par an d'ici 2020 au niveau mondial, dont une partie importante devra être financée par les pouvoirs publics.

A l'Est, moins de contribution
 
En revanche, les 27 ont fait chou blanc pour fixer la part précise de l'UE dans ces 100 milliards d'euros mondiaux. Et encore plus sur la contribution annuelle de chaque pays membre. L'Allemagne, la France et l'Italie refusent notamment toute estimation sonnante et trébuchante en attendant de voir les autres grandes nations, les Etats-Unis de Barack Obama en tête, bouger. Comme ils le souhaitaient, les pays d'Europe de l'Est ont quant à eux obtenu la possibilité de moins payer. Ou du moins d'obtenir des compensations. La formule exacte n'a en effet pas encore été trouvée à ce stade. Comme c'est souvent le cas, la résolution du problème est donc renvoyée à plus tard. Un groupe de travail a ainsi été mis sur pied pour permettre à des experts de travailler sur le sujet et "de définir les détails du mécanisme".
 
Sans surprise, les dirigeants européens dans leur ensemble se félicitent de cet accord. "L'Union européenne a une position forte pour aller à Copenhague et continue à avoir une position de pointe", affirme Fredrik Reinfeldt, le Premier ministre suédois, président en exercice de l'UE.  "Nous sommes prêts pour Copenhague", lui fait écho le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. "Nous irons unis", a renchéri Nicolas Sarkozy. A contrario, les Verts du Parlement européen parlent d'un "résultat calamiteux pour le climat" et accusent les chefs d'Etat et de gouvernement "de refuser de mettre la main au portefeuille".
 
La position commune générale de l'Union européenne reprend également des éléments déjà acceptés l'an dernier. Comme le but d'une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'au moins 20% d'ici 2020, et de 30% si un accord international ambitieux peut être trouvé. Les 27 soutiennent en outre l'objectif de réduire les émissions mondiales de 80 à 95% d'ici 2050, sans fixer de contrainte. Objectif :  limiter le réchauffement planétaire à 2 degrés.

Le Traité de Lisbonne en vigueur le 1er décembre ?

Après la levée des réticences de son président, Vaclav Klaus, à signer le traité, la République tchèque, dernier pays à ne pas encore avoir ratifié le texte, devrait le faire dans les jours qui viennent. Vaclav Klaus doit pour cela encore attendre la décision de la Cour suprême sur un recours déposé par des députés eurosceptiques. Le Traité de Lisbonne pourra donc ensuite entrer en vigueur dans la foulée. Selon Nicolas Sarkozy, cela sera probablement le cas 1er décembre, ou du moins avant la fin de l'année.
 
En attendant, un sommet européen extraordinaire sera convoqué pour procéder aux nominations aux postes-clés prévus, notamment celui du président du Conseil européen et du haut représentant aux Affaires étrangères. Même si le sujet n'était pas à l'ordre du jour du sommet de Bruxelles, les discussions ont été nombreuses en coulisses. Même si les dirigeants n'ont fait aucun commentaire sur le sujet, il semble, d'après de nombreux diplomates et journalistes, que les chances de Tony Blair d'être désigné président du Conseil se soient sérieusement évanouies. L'ex-Premier ministre britannique, soutenu officieusement par la France et l'Italie, paye ainsi son soutien à la guerre en Irak et les exceptions négociées dans les traités précédents lorsqu'il représentait le Royaume-Uni.

Par F.A. le 30 octobre 2009 à 15:49
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12 Commentaires

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  • Christian, le 31/10/2009 à 09h16

    Tous nos commentaires ne servent plus a rien

  • Yves, le 31/10/2009 à 03h42

    C'est dingue la facilité avec laquelle 20 types, dans leur petite assemblé, peuvent sortir des milliards chaque année, en pleine crise et chomage, du porte monaie des 500 millions d'européens... et ça sans nous consulter, sans référendum, rien ! "Je suis hostile à la comédie parlementaire, je suis pour une république plébiscitaire à la tête de laquelle le chef de l'état, débarassé de la tutelle opressive du parlement, serait le 1er représentant du peuple consulté directement par voix référendaires" Paul Déroulède

  • Milou, le 30/10/2009 à 19h09

    Et le pire de tout c'est que personne ne sait comment cet argent sera employé .

  • Roalpin, le 30/10/2009 à 18h46

    Une question comme celle ci- mérite un referendum en france , y en a assez des ces politiques qui depensent sans vergogne l'argent du contribuable...y en a marre que la france soit comptable de tous les malheurs dans le monde .;; qu'ils se débrouillent tout seul et pensons d'abord à nos concitoyen qui vivent dans la misère... les élections approchent ça comptera

  • Landais, le 30/10/2009 à 17h36

    Et pourquoi ne pas en garder la moitié pour nous qui sommes non pas des pays émergents,mais le contraire, des pays en voie d'enfoncement dans la ruine??? a force d'emprunter la france finira par appartenir a la chine !!!

  • Nanard, le 30/10/2009 à 17h30

    Aprés la taxe carbone encore des taxes qu'ils se debrouillent les pays de l'est ça commence à bien faire .

  • Marjoe, le 30/10/2009 à 17h21

    Pourquoi donner 100 milliards émergents, ce sont encore leurs dirigeants qui vont s'en mettre plein les poches ainsi que leurs intemédiaires. Décidément on ne comprendraq jamais rien à la mentalité africaine.

  • Tai, le 30/10/2009 à 17h19

    Voila, la logique est engagée. Après nous avoir bien"martelé" depuis 10 ans que les pays développés (l'Europe occidentale) avait une lourde part de responsabilité du réchauffement climatique, l'Europe va mettre la main au porte monnaie (les contribuables). Les pays en développement bénéficieront de ces deniers et pourront produire pendant que ces contraintes "écologiques" freineront l'économie occidentale. Cette morale implicite d'avoir été des profiteurs des pays en développement d'une part et d'avoir polluer la planète d'autre part, nous interdira d'avoir le droit de donner le moindre avis sur la chose. D'autre part, les délocalisation maximales vers les pays émergents (emplois qui après la crise ne serontd'ailleurs pas particulièrement recréer là ou ils ont été détruits) permettront aux Entrepreneurs de tout poils de continuer leurs petites affaires et bénéficier des avantages nouvellements créer dans ces pays émergents, indépendants quant à eux de toute véritables contraintes "écologiques" (entendre contraintes financières exhorbitantes). Bien joué Mesdames, Messieurs les politiciens ayants des intérêts auprès de toutes ces grandes multinationales. Heureusement qu'une majorité de citoyens ne s'intéressent pas à tout ces "petits détails" qui sembleront parfaitement acquis et normaux d'ici ces 10 prochaines années. C'est vraiment ce qu'il est commun d'appeler "vouloir le beurre et l'argent du beurre" et l'obtenir.

  • John, le 30/10/2009 à 17h09

    Aider les pays émergents pollueurs à coup de 100 milliards d'euros par an !! ... on est foutu !

  • David, le 30/10/2009 à 17h06

    Si au moins ils étaient capables de nous donner le plan de financement précis de cet argent... Encore une histoire de panier percé.

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