Traité de Lisbonne : la voie est libre

Par D.H. (avec agences), le 29 octobre 2009 à 22h39 , mis à jour le 02 novembre 2009 à 17h09

Dossier : UE

En ouverture d'un sommet à gros enjeux sur le futur président du Conseil et le climat, l'UE a finalement cédé sur la dérogation demandée par l'eurosceptique président tchèque pour signer le Traité.

Drapeau européen et drapeaux de pays membres de l'UEDrapeau européen et drapeaux de pays membres de l'UE © Médiathèque de la Commission européenne

 
Conférence de presse
  • L'Europe se choisit son nouveau visage

    Les 27 se réunissent ce soir pour choisir le futur président stable du Conseil européen. Découvrez les principaux favoris et outsiders d'une procédure critiquée pour son opacité.

    Publié le 18/11/2009 L'Europe se choisit son nouveau visage
Plus d'infos

de clôture de Nicolas Sarkozy,
vendredi, vers 12h45

La République tchèque est le dernier pays à devoir valider le texte. Mais son très eurosceptique président, Vaclav Klaus, avait, pour apposer sa signature au traité de Lisbonne, posé une nouvelle condition il y a trois semaines, "une note en bas de page de deux phrases" accordant une dérogation "à la Charte des droits fondamentaux" afin d'empêcher que les Allemands des Sudètes expulsés en 1945 puissent obtenir réparation. Impossible, avait notamment répondu Paris. Mais, face à l'impasse, les 27 ont décidé de se plier à l'exigence tchèque. Satisfait du compromis, la République tchèque devrait rapidement adopter le texte. "Je voudrais vous assurer que si la Cour constitutionnelle décrète le 3  novembre que le traité de Lisbonne est en accord avec la constitution tchèque,  plus rien ne fera obstacle à un achèvement rapide de la ratification", a assuré  jeudi soir le Premier ministre tchèque Jan Fischer.
 
Et ont donc trouvé un accord au sommet européen de Bruxelles, lors d'un dîner jeudi soir, levant cet obstacle majeur à l'entrée en vigueur du fameux Traité, qui prévoit la création d'un poste de président, des décisions plus faciles à prendre et un Parlement renforcé. L'accord de jeudi soir ouvre désormais la voie à une ratification complète du traité de Lisbonne et à son entrée en vigueur le 1er janvier au plus tard, ce qui mettra fin à 8 ans d'incertitude institutionnelle européenne.
 
Pas (encore) d'accord sur le climat

Liées directement à la signature tchèque, les discussions sur le futur président fixe du conseil européen devraient également s'accélérer. Tony Blair, l'ex Premier ministre britannique, fait figure de favori. Outre Londres et Paris, il a également le soutien de Rome. Mais il est aussi confronté à certaines réticences, intérieures et extérieures. Dès avant l'ouverture officielle du sommet, un rude coup a été porté jeudi soir aux chances de Tony Blair, lorsque José Luis Rodriguez Zapatero a indiqué que les socialistes européens s'inclinaient plutôt pour le poste de haut représentant pour les Affaires étrangères. Le président du gouvernement espagnol et ses homologues belge et hongrois, Herman Van Rompuy et Gordon Bajnai, ont dressé un portrait de leur candidat idéal qui ne ressemble nullement à celui de l'ancien Premier ministre britannique. "Je veux un président réellement européen", a dit José Luis Zapatero.
 
Sur le climat, L'UE veut fixer à 100 milliards d'euros par an d'ici 2020 l'objectif mondial d'aide aux pays pauvres en vue de la conférence de Copenhague sur la lutte contre le changement climatique, selon un projet soumis vendredi aux dirigeants européens. Selon ce projet d'accord réalisé à l'issue d'une nuit de négociation, les chefs d'Etat et de gouvernement européens réunis en sommet à Bruxelles se disent  "d'accord avec l'estimation réalisée par la Commission" européenne. L'UE se dit "prête à assumer sa part de l'effort mondial", mais ne précise  pas dans ce projet d'accord jusqu'à quel montant elle est prête à aller  elle-même. Car le sujet reste un sujet de division entre pays membres.

Par D.H. (avec agences) le 29 octobre 2009 à 22:39
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30 Commentaires

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  • JW, le 30/10/2009 à 20h25

    Cette réserve au profit de trois pays, dont la République Tchèque, est profondément discriminatoire envers les Allemands. La première procédure judiciaire intentée en fera reconnaître la nullité.

  • Amélie, le 30/10/2009 à 15h51

    Quand les français ont voté non, c'était un non au gouvernement et pas à l'union européenne ou à son traité dont ils ignorent le contenu ! Par contre le parlement a dit oui et Sarkozy a eu raison de le suivre : Il a d'ailleurs fait ce qu'il avait dit pendant la campagne présidentielle : les français n'ont pas été pris en traite !

  • Armoise, le 30/10/2009 à 14h42

    Enfin,mais que de temps de perdu.Il y a urgence un peu plus on était encore en retard d'une guerre Pendant ce temps là la Chine,l'Inde et le Brésil avancent à grands pas.

  • Cédric, le 30/10/2009 à 14h27

    On nous a demandé notre avis par referendum. J'ai voté "oui" mais au final les Français ont voté "non", principalement à cause de leur insatisfaction sur les affaires intérieures françaises. Mais il faut respecter cette décision et s'y tenir ou poser à nouveau la question comme en Irlande. Pourquoi organiser un referendum et faire la sourde oreille si le résultat ne correspond pas à ce qu'on souhaitait entendre ?? En plus d'être immoral, cette opération a coûté beaucoup sur les deniers publics, toujours payé par le pauvre contribuable, celui-là même dont on se contrefout de l'avis. Elle est belle la démocratie française !!! Par ailleurs, sur le choix d'un Britannique pour ce premier poste de président, c'est franchement la goutte qui fait déborder le vase. Tout le monde sait que les Britanniques ne jouent pas le jeu de l'UE alors laissons-les sur leur île pour l'instant, il viendront quand ils voudront (mais pas à moitié comme ils ont coutume de le faire).

  • Nico, le 30/10/2009 à 13h35

    A quoi a servi le référendum puisqu'ils n'en tienne pas compte ? Vivement 2012...

  • Vincent, le 30/10/2009 à 13h01

    Le peuple français souverain n'a t'il pas voté non ? Cette Europe n'est rien d'autre que la volonté d'imposer l'ordre libéral et antidémocratique aux peuples. Ou sont les valeurs universelles de la république française ? Jaurès, De Gaulle au secours revenez ....

  • Grospapi, le 30/10/2009 à 12h28

    Je ne vois pourqoi un Anglais serait candidat à la Présidencealors qu'il ne font meme pas parti de l'?... et sont contre l'Europe..

  • Regis, le 30/10/2009 à 12h27

    Toto, simplement parce que notre cher président se contrefout de l'avis des francais, puisque qu'il est passé outre en validant le texte malgré leur opposition.... enfin, il n'est plus a un mensonge ou une trahison pres hein.... entre le karsher, le pouvoir d'achat, la lutte contre l'immigration clandestine, on voit a quel point on peut lui faire confiance......

  • Toto, le 30/10/2009 à 11h42

    Comment le traité peut-il être signé par la France alors que les français ont voté NON par référendum ?

  • Nanar, le 30/10/2009 à 11h21

    Tony Blair !!!! alors là c'est du délire!!!!!!!!!!!!!!!!!! les anglais n'adhèrent pas à l'Europe!! il s'en démarquent depuis le début!!!!!!!!

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