Le 1er ministre belge Van Rompuy, premier président fixe du conseil européen (S. Pirlet / Reuters) © S. Pirlet / ReutersAvec la nomination d'un Herman Van Rompuy "falot" à la présidence de l'UE et d'une Catherine Ashton "insignifiante" aux Affaires étrangères, "l'Europe a atteint le fond", a dénoncé jeudi le chef de file des Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit. "Ce qui est bien, c'est que nous n'avons plus devant nous que des bonnes surprises. Les choses ne peuvent que s'améliorer". Un propos grinçant, mais qui donne le ton de la méfiance qui entoure la désignation des deux nouvelles "têtes" de l'Europe.
Ne traitez pas le président de l'UE de serpillère
Cela pourrait vous coûter cher. Un député britannique, Nigel Farage, en a fait l'expérience : après ses propos visant Herman Van Rompuy, il écope de 3000 euros d'amende.
Publié le 03/03/2010
L'Europe entre dans l'ère Lisbonne
Le Traité de Lisbonne, qui remplace la défunte Constitution, est entré en vigueur ce mardi. Herman Von Rompuy prend ainsi ses fonctions de président du Conseil européen.
Publié le 01/12/2009
Van Rompuy, Ashton... Qui sont-ils ?
La désignation du Premier minitre belge à la tête du Conseil européen et de la travailliste Catherine Ashton à la tête de la diplomatie européenne laisse certains observateurs sceptiques.
Publié le 19/11/2009
Sarkozy salue le choix du conseil européen
Le président français a salué jeudi soir en direct de Bruxelles la nomination du Belge Herman Van Rompuy à la présidence de l'Union européenne.
Publié le 19/11/2009
UE : Van Rompuy président !
Le Premier ministre belge Herman Van Rompuy a été désigné jeudi soir premier président de l'Union européenne par les dirigeants européens.
Publié le 19/11/2009
Portrait - Herman Van Rompuy
<b> Portrait -</b> Herman Van Rompuy est le premier président stable du Conseil européen.
Publié le 18/11/2009
La presse européenne se montre elle aussi très critique sur les nominations du Premier ministre belge comme premier président de l'UE et de la Britannique Catherine Ashton au poste de Haut représentant de l'UE aux affaires étrangères. Sous le titre, "Un homme discret à la tête de l'Europe", le Parisien se demande ainsi si Van Rompuy et Ashton auront assez de poids pour faire vivre ces deux nouveaux postes crées par le traité de Lisbonne.
"Deux inconnus sur la scène européenne"
Libération qualifie de son côté Van Rompuy de "président pour la déco". "Pour son premier acte", poursuit le journal, "l'Europe du traité de Lisbonne a donc fait le choix de personnalités qui ne dérangent personne. A défaut d'avoir nommé un représentant de la Nouvelle Europe, les Vingt Sept ont au moins réussi à désigner une femme, mais pas la plus brillante". "Le président", se demande le Figaro, "sera-t-il plutôt un organisateur, un homme de bons offices au sein du Conseil ou un leader parlant d'égal à égal avec Barack Obama et Hu Jintao ? Rien n'est gravé dans le marbre: le premier à endosser la fonction (...) lui donnera un tour décisif".
Dans un commentaire en ligne, le journal espagnol El Mundo est également dubitatif à propos de ces "ces deux inconnus sur la scène européenne et encore plus internationale" qui "assumeront la représentation des 27 dans le monde". Pour El Pais, "la nouvelle Europe concrétisée par le Traité de Lisbonne sera commandée par deux figures ternes et de bas profil".
"Des dirigeants sans éclat, sans vision"
La presse allemande juge également Herman Van Rompuy et Catherine Ashton incapables d'incarner une voix européenne forte. "Ces deux personnalités (...) peuvent-elles incarner cet élan promis par ceux qui nous gouvernent ? Le traité de Lisbonne est la version quelque peu allégée de ce qui avait à l'origine été baptisé Constitution de l'UE. Le mot était trop grand pour les ambitions des Européens. Ceux de ministre des Affaires étrangères et de président de l'UE ont maintenant l'air bien grands", affirme ainsi le Frankfurter Allgemeine Zeitung. Pour la Frankfurter Rundschau, "l'Union européenne s'est trouvé des dirigeants sans éclat, sans vision voire en partie sans expérience dans le domaine requis".
Mêmes sons de cloche dans la presse britannique, le Financial Times affirmant que "ces nominations jettent un doute sur leur capacité (des intéressés) à rivaliser avec Washington et Paris". "Le choix de deux personnalités relativement inconnues (...) est un objet de consternation pour ceux qui voulaient donner plus de poids à l'Europe sur la scène mondiale", écrit encore le journal. Pour le Guardian, ce choix a réduit à néant "tous les espoirs de l'Europe de forcer le monde à lui prêter une attention nouvelle. Le continent, la nuit dernière, s'est éloigné de la table des grands, manquant une chance réelle de se maintenir au niveau du monde du G2 dominé par les pôles jumeaux Washington et Pékin", conclut le quotidien.
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