Les failles de la sécurité des papes

Par TF1 News (d'après agence), le 25 décembre 2009 à 12h17 , mis à jour le 25 décembre 2009 à 12h24

Détecteurs de métaux autour de la place Saint-Pierre, tireurs d'élite et gardes du corps : le dispositif est serré, mais pas étanche, comme le prouve l'incident de jeudi soir.

Le pape Benoît XVI à Jérusalem (11 mai 2009)Le pape Benoît XVI à Jérusalem (11 mai 2009) © TF1/LCI

Depuis l'attentat contre Jean Paul II le 13 mai 1981, au cours duquel celui-ci avait été grièvement blessé par balles sur la place Saint-Pierre, la sécurité du pape a été renforcée. Mais ce dispositif serré n'est pas étanche, comme l'a montré la dernière attaque contre Benoît XVI, qui a déjà été victime de plusieurs tentatives d'agression.

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Ce jeudi soir, c'est une femme apparemment déséquilibrée qui est parvenue à sauter les barrières de sécurité et jeter Benoît XVI à terre, avant d'être bloquée par les services de sécurité. Elle avait tenté le même geste l'an dernier, également lors de la messe de minuit dans la basilique Saint-Pierre, mais avait été interceptée avant d'atteindre le pape. En juin 2007, un Allemand de 27 ans souffrant de déséquilibres mentaux avait, de même, sauté la barrière le séparant de l'allée où avançait la papamobile au début de l'audience générale sur la place Saint-Pierre. Il avait été maîtrisé en quelques secondes par plusieurs des hommes de l'escorte et le pape ne semblait même pas s'être aperçu de l'incident. Selon l'agence d'informations religieuses i.media, un Polonais avait aussi tenté d'approcher le pape en décembre 2008 dans la basilique Saint-Pierre.

L'impossible sécurité totale

Face aux risques qui peuvent menacer le souverain pontife, les moyens déployés sont donc importants. Moyens humains : selon les rares données rendues publiques sur la sécurité des papes, environ 350 personnes sont affectées à cette tâche - 110 membres de la Garde suisse pontificale, l'armée personnelle des souverains pontifes, une centaine de membres de la Gendarmerie vaticane et 140 officiers, sous-officiers et agents de la police italienne. Moyens matériels : la place Saint-Pierre est délimitée par des barrières métalliques et si son accès est généralement libre, ce n'est plus le cas lors des audiences générales - les fidèles doivent alors passer par les portiques de sécurité. Et passer sous un détecteur est en permanence obligatoire pour accéder à la basilique Saint-Pierre. Des voitures de la police italienne et des motards sont constamment présents sur les lieux, qui sont également surveillés par un dispositif vidéo.

Ces mesures habituelles sont renforcées dans des circonstances spéciales, lors des jours d'affluence exceptionnelle comme Pâques ou Noël. Des tireurs d'élite prennent position sur les toits environnants et des chiens dressés pour chercher des explosifs sont utilisés. Des hélicoptères, des voitures blindées, des voitures tous terrains et des ambulances sont également prévus dans ces circonstances, ainsi que la mise en alerte des hôpitaux proches du Vatican.

"Il est impossible à des hommes et à des moyens techniques de garantir d'une façon absolue la sécurité du souverain pontife. Une sécurité totale autour du chef de l'Eglise catholique risquerait de limiter son action pastorale", avait déclaré dans le passé le préfet Enrico Marinelli, ancien dirigeant du poste de la police italienne auprès du Vatican.

Par TF1 News (d'après agence) le 25 décembre 2009 à 12:17
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