Les pays européens tombent d'accord pour sauver la Grèce

le 25 mars 2010 à 16h24 , mis à jour le 25 mars 2010 à 23h30

Dossier : UE

Les dirigeants des pays de la zone euro ont donné leur accord jeudi soir à la mise sur pied d'un mécanisme de prêts financiers à la Grèce, incluant le FMI.

[Expiré] [Expiré] papandréou © AFP

Les pays de la zone euro, qui se sont déchirés publiquement sur la question de l'aide à la Grèce ont fini par tomber d'accord jeudi soir à Bruxelles. Les 16 Etats membres de la zone euro ont adopté sans changement l'accord conclu par la France et l'Allemagne sur un mécanisme de soutien à la Grèce et à tout autre pays de la zone en difficultés financières. "Le texte n'a pas changé. C'est le même texte. Personne ne s'y est opposé", a déclaré ce diplomate à Reuters.

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"Il y a eu un accord. L'Europe a envoyé un signal de grande unité, c'est un accord qui répond au problème, qui inclut le Fonds monétaire international, mais avec une participation majoritaire de la zone euro si un problème survient" avec la Grèce, a déclaré à Bruxelles le Premier ministre portugais José Socrates.

"Un succès"

Le mécanisme, qui est largement le fruit de négociations ardues menées pendant plusieurs jours entre la France et l'Allemagne, prévoit la création d'un dispositif de prêts que la Grèce pourrait utiliser "en dernier recours" si elle ne parvenait plus à emprunter à des taux raisonnables sur les marchés pour financer ses déficits. Le chef du gouvernement grec Georges Papandréou, dont le pays est confronté à une crise budgétaire sans précédent du fait de l'ampleur de ses déficits, a jugé l'accord européen "très satisfaisant". "L'Europe a fait un pas en avant (...), l'Europe et la Grèce sortent plus fortes de cette crise", a-t-il dit.

"L'accord sur la Grèce est un succès des états de la zone euro, rendu possible par une mobilisation franco-allemande", a pour sa part déclaré Nicolas Sarkozy. Cet accord est "clairement de nature préventive, l'objectif est de ne pas s'en servir", a-t-il ajouté, précisant qu' "il n'en est pas moins parfaitement opérationnel". "Il est précis et peut-être activé en cas de besoin, en dernier recours", a-t-il expliqué. "Nous espérons qu'il se traduise par une normalisation des marchés à l'égard de la Grèce", a-t-il souhaité.

30 milliards d'euros

Le dispositif sera alimenté majoritairement par des prêts de partenaires de la Grèce au sein de la zone euro, et par des prêts du Fonds monétaire international. La répartition des prêts entre la zone euro et le FMI devrait se faire dans une proportion de deux tiers un tiers a dit jeudi soir Nicolas Sarkozy. L'implication du FMI, exigée par l'Allemagne qui a longtemps rechigné à accepter l'idée même d'une aide à la Grèce, a été difficilement acceptée par certains pays et par la Banque centrale européenne. Les taux d'intérêt appliqués aux prêts, en cas d'utilisation du mécanisme, seront inférieurs à ceux offerts sur le marché, mais néanmoins à un niveau suffisamment élevé pour ne pas constituer une subvention déguisée.

"La participation des pays de la zone euro ne sera pas obligatoire", a souligné José Socrates, mais il s'est dit persuadé que "tous les pays" mettraient la main au portefeuille si nécessaire. Ce mécanisme ne sera utilisé qu'en cas de besoin. Et son activation devra être approuvée à l'unanimité des pays membres de la zone euro, ce qui promet encore de difficiles tractations si cette éventualité se présente. Aucun montant d'aide n'a été fixé. Mais selon un haut responsable européen,  les besoins potentiels de la Grèce sont évalués à entre 20 et 30 milliards d'euros.

le 25 mars 2010 à 16:24
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26 Commentaires

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  • lucien31, le 26/03/2010 à 17h23

    Bonjour tipoussy01 Je vous répond et en plus vous avez tout a fait raison... mais quand un étudiant a fait plus de 10 ans d'étude et que on le paie une misère en France et qu'on lui propse un poste aux USA, en Chine ou ailleurs à 5 ou 6 fois ce qu'il gagne en France, pensez vous qu'il a tord? Moi non, et je ferais exactement pareil, et effectivement nos têtes et brevets et du coup les grosses boites se développent à l'étranger aux USA et Chin, Corée et autres; oui notre belle France coule tous les jours un peu plus. respect

  • tipoussy01, le 26/03/2010 à 05h40

    Quel bel accord, merci M. sarkozy d'essayer encore une fois de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. On ne voulait pas que le FMI intervienne car celà allait donner un signal fort contre l'Europe et contre l'Euro, le FMI va intervenir principalement, exacement comme l'Allemagne le voulait. C'est elle qui a gagné et qui a donné un signal fort au monde. Un signal du chacun pour soi et tant pis pour les autres. Si la France était mieux gouvernée, notre pays se reresserait à la vitesse grand V en tablant sur des investissements productifs chez nous, sur la recherche, la qualité des soins et l'accès aux soins pour tous, sur une meilleure scolarisation des enfants et donc sur la création d'emplois d'enseignants à tous les niveaux, sur l'amélioration du matériel scolaire et sa modernisation, etc. ... Or nous subissns nous aussi le diktat de l'Europe qui nous oblige à faire l'inverse comme da

  • tipoussy01, le 26/03/2010 à 05h33

    Quant on fait le choix de vendre nos brevets et nos techniques à l'étranger plutôt que de les exploiter, quand on passe notre temps à acheter et vendre des entreprises concurentes pour constituer des groupes qui seront les 2è ou 3è mondiaux mais en supprimmant des milliers d'emplois dans ces groupes pour se faire au lieu de produire Français, il ne faut pas s'étonner que tout aille mal. Quant vos PDG spéculent en Bourse contre leur propre boîte parce que çà leur rapporte des millions, faut pas s'étonner qu'en France on coule. Les grèves, c'est rien car il y en a moins qu'il y a 20 ans.

  • lucien31, le 26/03/2010 à 02h18

    Bonsoir syberya Mais nous allons faire exactement come les grecs et les portugais, il faut devenir réalistes , j'ai plus de 55 ans , l'Europe s'écroule comme un chateau de carte, remarquez cela m'arrange car j'avais voté un gros NON pour l'Europe mais l'Etat on fait ce qu'il on voulu, on est dans lamrd et bien on l'aura chercher, mi le passé il est derrière moi......

  • lucien31, le 26/03/2010 à 02h15

    Et oui, j'ai 55 ans et les anciens nous disaient , "avant de penser aux loisirs il faut penser à trimer", et nous on fait le contraire, ou une autre " quand on gane 10 000 anciens francs on ne peux pas en dépenser 20 000" et ils avaient raison nos pauvres vieillards, paix à leur âmes car la plupart ne sont plus de ce monde. Grance folie des grandeurs, cela te tuera.

  • lucien31, le 26/03/2010 à 02h12

    En effet quelqu'un de gentil, en effet pauvres bêtes et poissons, eux ils n'on rien demandé à personne et on les massacre sans état d'âme, par moment ce monde moderne méécoeure, putain de fric..... respect pepeloup

  • lucien31, le 26/03/2010 à 02h09

    Puis la Francecar on est pas mieux....faut pas rêver...et puis c'est pas les grèves incessantes qui vont remonter le pays... allez au boulot....

  • lucien31, le 26/03/2010 à 02h08

    L'Europe ne se fera jamais face au mastodonde comme les USA, la Chine , et les autres ....c'est bientôt eux qui vont prêter du pognon à l'Europe... France, Europe, folie des grandeurs, cela nous tuera à tous.... respect

  • lucien31, le 26/03/2010 à 02h06

    A la France et dans peu de temps, on est très mal...... après Paques ça va être la cata, en vacance personne ne se plaint , cest bizarre ..... respect

  • gib4806, le 26/03/2010 à 02h02

    Et nous, qui va nous aider ? Car n'oublions pas, la France est sur le même chemin que la Grèce !!!!

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