© AFPLes pays de la zone euro, qui se sont déchirés publiquement sur la question de l'aide à la Grèce ont fini par tomber d'accord jeudi soir à Bruxelles. Les 16 Etats membres de la zone euro ont adopté sans changement l'accord conclu par la France et l'Allemagne sur un mécanisme de soutien à la Grèce et à tout autre pays de la zone en difficultés financières. "Le texte n'a pas changé. C'est le même texte. Personne ne s'y est opposé", a déclaré ce diplomate à Reuters.
Aide à la Grèce: l'Allemagne estime qu'il est "trop tôt"
Angela Merkel se dit confiante dans la capacité de la Grèce à présenter rapidement un programme d'économies crédible, condition sine qua non au versement d'une aide financière de l'Allemagne.
Publié le 26/04/2010
La France solidaire avec la Grèce, mais pas de "complaisance"
La ministre de l'Economie Christine Lagarde assure que le prêt de la France à la Grèce, dans le cadre du plan européen, sera accompagné de mécanismes de contrôle.
Publié le 25/04/2010
La Grèce appelle l'UE et le FMI à l'aide
Le Premier ministre grec Georges Papandréou a demandé vendredi en direct à la télévision l'activation du mécanisme d'aide de l'UE et du FMI. Mais l'Allemagne pose ses conditions.
Publié le 23/04/2010
La Grèce s'enfonce dans le rouge
Pays paralysé par une nouvelle grève, la 4e depuis l'annonce du plan d'austérité, nouvelle augmentation du déficit public qui fait flamber le taux des obligations d'Etat : un plan d'aide à la Grèce paraît de moins en moins évitable.
Publié le 22/04/2010
Après la Grèce, le Portugal reçoit une mauvaise note
L'agence Fitch a choisi de dégrader la notation de la dette du Portugal de AA à AA-. Sans placer Lisbonne dans le même sac qu'Athènes, les experts engagent les Portugais à se serrer la ceinture et à assainir leurs finances.
Publié le 25/03/2010
La Grèce peut s'en sortir seule
Des dirigeants européens ont exprimé leur confiance vendredi envers les mesures d'austérité prises par la Grèce, dont ils pensent qu'elles tireront le pays d'affaire sans recourir à une assistance financière.
Publié le 05/03/2010
Combien pour sauver la Grèce ?
Les membres de l'UE s'apprêteraient à finaliser un accord permettant de renflouer les caisses de l'Etat grec à hauteur de 25 milliards d'euros, sous la forme de prêts ou de garanties, affirme un quotidien britannique, le Guardian.
Publié le 13/03/2010
Grèce-Allemagne : ça s'envenime...
Le vice-premier ministre grec s'en prend au "jeu déplorable" de l'Allemagne. Il accuse les banques et les exportateurs d'Outre-Rhin de profiter des problèmes budgétaires de son pays.
Publié le 22/03/2010
Barroso et le dilemme grec : "ça ne peut plus durer !"
Le président de la Commission européenne appelle les Etats de l'UE à s'accorder rapidement sur un plan d'aide, alors que s'approche la date de l'échéance de la dette grecque, et que le pays pourrait se retrouver en défaut de paiement.
Publié le 20/03/2010
"Il y a eu un accord. L'Europe a envoyé un signal de grande unité, c'est un accord qui répond au problème, qui inclut le Fonds monétaire international, mais avec une participation majoritaire de la zone euro si un problème survient" avec la Grèce, a déclaré à Bruxelles le Premier ministre portugais José Socrates.
"Un succès"
Le mécanisme, qui est largement le fruit de négociations ardues menées pendant plusieurs jours entre la France et l'Allemagne, prévoit la création d'un dispositif de prêts que la Grèce pourrait utiliser "en dernier recours" si elle ne parvenait plus à emprunter à des taux raisonnables sur les marchés pour financer ses déficits. Le chef du gouvernement grec Georges Papandréou, dont le pays est confronté à une crise budgétaire sans précédent du fait de l'ampleur de ses déficits, a jugé l'accord européen "très satisfaisant". "L'Europe a fait un pas en avant (...), l'Europe et la Grèce sortent plus fortes de cette crise", a-t-il dit.
"L'accord sur la Grèce est un succès des états de la zone euro, rendu possible par une mobilisation franco-allemande", a pour sa part déclaré Nicolas Sarkozy. Cet accord est "clairement de nature préventive, l'objectif est de ne pas s'en servir", a-t-il ajouté, précisant qu' "il n'en est pas moins parfaitement opérationnel". "Il est précis et peut-être activé en cas de besoin, en dernier recours", a-t-il expliqué. "Nous espérons qu'il se traduise par une normalisation des marchés à l'égard de la Grèce", a-t-il souhaité.
30 milliards d'euros
Le dispositif sera alimenté majoritairement par des prêts de partenaires de la Grèce au sein de la zone euro, et par des prêts du Fonds monétaire international. La répartition des prêts entre la zone euro et le FMI devrait se faire dans une proportion de deux tiers un tiers a dit jeudi soir Nicolas Sarkozy. L'implication du FMI, exigée par l'Allemagne qui a longtemps rechigné à accepter l'idée même d'une aide à la Grèce, a été difficilement acceptée par certains pays et par la Banque centrale européenne. Les taux d'intérêt appliqués aux prêts, en cas d'utilisation du mécanisme, seront inférieurs à ceux offerts sur le marché, mais néanmoins à un niveau suffisamment élevé pour ne pas constituer une subvention déguisée.
"La participation des pays de la zone euro ne sera pas obligatoire", a souligné José Socrates, mais il s'est dit persuadé que "tous les pays" mettraient la main au portefeuille si nécessaire. Ce mécanisme ne sera utilisé qu'en cas de besoin. Et son activation devra être approuvée à l'unanimité des pays membres de la zone euro, ce qui promet encore de difficiles tractations si cette éventualité se présente. Aucun montant d'aide n'a été fixé. Mais selon un haut responsable européen, les besoins potentiels de la Grèce sont évalués à entre 20 et 30 milliards d'euros.
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