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Aide à la Grèce: l'Allemagne estime qu'il est "trop tôt"
Angela Merkel se dit confiante dans la capacité de la Grèce à présenter rapidement un programme d'économies crédible, condition sine qua non au versement d'une aide financière de l'Allemagne.
Publié le 26/04/2010
La France solidaire avec la Grèce, mais pas de "complaisance"
La ministre de l'Economie Christine Lagarde assure que le prêt de la France à la Grèce, dans le cadre du plan européen, sera accompagné de mécanismes de contrôle.
Publié le 25/04/2010
La Grèce s'enfonce dans le rouge
Pays paralysé par une nouvelle grève, la 4e depuis l'annonce du plan d'austérité, nouvelle augmentation du déficit public qui fait flamber le taux des obligations d'Etat : un plan d'aide à la Grèce paraît de moins en moins évitable.
Publié le 22/04/2010
Après la Grèce, le Portugal reçoit une mauvaise note
L'agence Fitch a choisi de dégrader la notation de la dette du Portugal de AA à AA-. Sans placer Lisbonne dans le même sac qu'Athènes, les experts engagent les Portugais à se serrer la ceinture et à assainir leurs finances.
Publié le 25/03/2010
La Grèce peut s'en sortir seule
Des dirigeants européens ont exprimé leur confiance vendredi envers les mesures d'austérité prises par la Grèce, dont ils pensent qu'elles tireront le pays d'affaire sans recourir à une assistance financière.
Publié le 05/03/2010
Combien pour sauver la Grèce ?
Les membres de l'UE s'apprêteraient à finaliser un accord permettant de renflouer les caisses de l'Etat grec à hauteur de 25 milliards d'euros, sous la forme de prêts ou de garanties, affirme un quotidien britannique, le Guardian.
Publié le 13/03/2010
Grèce-Allemagne : ça s'envenime...
Le vice-premier ministre grec s'en prend au "jeu déplorable" de l'Allemagne. Il accuse les banques et les exportateurs d'Outre-Rhin de profiter des problèmes budgétaires de son pays.
Publié le 22/03/2010
Barroso et le dilemme grec : "ça ne peut plus durer !"
Le président de la Commission européenne appelle les Etats de l'UE à s'accorder rapidement sur un plan d'aide, alors que s'approche la date de l'échéance de la dette grecque, et que le pays pourrait se retrouver en défaut de paiement.
Publié le 20/03/2010
Après d'âpres tractations, les dirigeants de l'UE sont parvenus jeudi soir à un accord sur un plan d'aide à la Grèce financé par la zone euro et le FMI, un mécanisme inédit depuis le lancement de la monnaie commune il y a onze ans. "Nous avons résolu le problème à l'intérieur de la famille européenne avec la participation du FMI (...) cela offre un solide filet de sécurité à la Grèce", a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à l'issue d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles. Le président de l'UE Herman Van Rompuy a lui indiqué qu'il s'agissait de rassurer les marchés financiers en leur montrant que "la zone euro ne laisserait jamais tomber la Grèce".
Après des semaines de divergences entre pays européens sur l'opportunité d'aider la Grèce et sur les modalités d'un éventuel soutien, la France et l'Allemagne ont débloqué la situation dans la journée lors d'une rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel. Ce "cadre européen" a été jugé "pleinement acceptable" par le Premier ministre grec, George Papandréou. Le texte d'une page et demie sur lequel se sont mis d'accord les dirigeants des 16 pays partageant la monnaie unique ne comprend aucun chiffre mais, de sources européennes, on indique que l'enveloppe totale serait de 20 à 22 milliards d'euros, dont au moins un tiers à la charge du FMI, selon Nicolas Sarkozy.
Le mécanisme d'aide, et ses contreparties
A la demande expresse de l'Allemagne, le dispositif ne pourra être déclenché qu'après un vote unanime de l'Eurogroupe, ce qui permettra à Berlin de disposer d'un véto, et sous des conditions strictes uniquement. Lors d'une conférence de presse à l'issue de la première journée du sommet, le président français a précisé qu'Athènes ne pourra recevoir cette aide qu'en cas d'échec d'une émission de dette ou si les "spreads" - l'écart de rendement entre la dette grecque et la dette allemande - atteignent un niveau trop élevé. Selon ce mécanisme, les pays de la zone euro se répartiront les prêts au prorata de leur part au capital de la Banque centrale européenne et les taux d'intérêts seront "non-concessionnels", c'est-à-dire sans aucune subvention. Enfin, le dispositif interviendra "en complément du financement du Fonds monétaire international" mais une "majorité" du financement sera européen et, a précisé Nicolas Sarkozy, aucune limite n'a été fixée.
Les dirigeants de la zone euro ont insisté tour à tour jeudi soir sur le fait que cet accord était de nature préventive mais qu'il était suffisamment précis pour être opérationnel et activé rapidement en cas de besoin. "Je suis confiant dans le fait que le mécanisme décidé aujourd'hui n'aura normalement pas à être activé et que la Grèce va progressivement regagner la confiance des marchés", a notamment déclaré le président de la BCE, Jean-Claude Trichet. Quelques heures après avoir critiqué dans une interview télévisée un mécanisme mixte impliquant la zone euro et le FMI, il s'est dit satisfait de cet accord qui "préserve la responsabilité des gouvernements de la zone euro". Ces critiques avaient envoyé l'euro à un plus bas depuis mai 2009, sous 1,3280 dollar, après avoir enregistré des gains sur le dollar en cours de journée.
Une réforme du pacte européen de stabilité et de croissance est désormais évoquée et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a par ailleurs été chargé de créer un groupe de travail avec des représentants des Etats membres et de la BCE, afin de faire des propositions en ce sens avant la fin de l'année. "La formulation que nous avons retenue laisse ouverte toutes les possiblités (...) On pourrait imaginer une suspension des droits de vote (à l'Eurogroupe), des choses de cette nature. Aujourd'hui, clairement, l'arsenal n'est pas adapté", a expliqué Nicolas Sarkozy. La référence à des sanctions est cependant une concession de la France à Angela Merkel, très attachée au strict respect des règles de contrôle budgétaire de la zone euro. En échange de son soutien à un mécanisme d'aide, elle avait posé trois conditions : un rôle central pour le FMI, pas de déclenchement du mécanisme tant que la Grèce parvient à se refinancer sur les marchés, réécriture des règles européennes ; elle semble avoir obtenu gain de cause sur toute la ligne.
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