L'UE soutiendra la Grèce, si et seulement si...

Par TF1 News (D'après agence), le 26 mars 2010 à 07h04 , mis à jour le 26 mars 2010 à 08h21

Dossier : UE

Le dispositif d'aide à la Grèce voté jeudi soir dans la douleur par les dirigeants de l'UE ne pourra être déclenché qu'après un vote unanime de l'Eurogroupe, et sous des conditions strictes.

[Expiré] [Expiré] retraités grèce © AFP

 
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Après d'âpres tractations, les dirigeants de l'UE sont parvenus jeudi soir à un accord sur un plan d'aide à la Grèce financé par la zone euro et le FMI, un mécanisme inédit depuis le lancement de la monnaie commune il y a onze ans. "Nous avons résolu le problème à l'intérieur de la famille européenne avec la participation du FMI (...) cela offre un solide filet de sécurité à la Grèce", a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à l'issue d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles. Le président de l'UE Herman Van Rompuy a lui indiqué qu'il s'agissait de rassurer les marchés financiers en leur montrant que "la zone euro ne laisserait jamais tomber la Grèce".

Après des semaines de divergences entre pays européens sur l'opportunité d'aider la Grèce et sur les modalités d'un éventuel soutien, la France et l'Allemagne ont débloqué la situation dans la journée lors d'une rencontre entre le président Nicolas Sarkozy et la chancelière Angela Merkel. Ce "cadre européen" a été jugé "pleinement acceptable" par le Premier ministre grec, George Papandréou. Le texte d'une page et demie sur lequel se sont mis d'accord les dirigeants des 16 pays partageant la monnaie unique ne comprend aucun chiffre mais, de sources européennes, on indique que l'enveloppe totale serait de 20 à 22 milliards d'euros, dont au moins un tiers à la charge du FMI, selon Nicolas Sarkozy.

Le mécanisme d'aide, et ses contreparties

A la demande expresse de l'Allemagne, le dispositif ne pourra être déclenché qu'après un vote unanime de l'Eurogroupe, ce qui permettra à Berlin de disposer d'un véto, et sous des conditions strictes uniquement. Lors d'une conférence de presse à l'issue de la première journée du sommet, le président français a précisé qu'Athènes ne pourra recevoir cette aide qu'en cas d'échec d'une émission de dette ou si les "spreads" - l'écart de rendement entre la dette grecque et la dette allemande - atteignent un niveau trop élevé. Selon ce mécanisme, les pays de la zone euro se répartiront les prêts au prorata de leur part au capital de la Banque centrale européenne et les taux d'intérêts seront "non-concessionnels", c'est-à-dire sans aucune subvention. Enfin, le dispositif interviendra "en complément du financement du Fonds monétaire international" mais une "majorité" du financement sera européen et, a précisé Nicolas Sarkozy, aucune limite n'a été fixée.

Les dirigeants de la zone euro ont insisté tour à tour jeudi soir sur le fait que cet accord était de nature préventive mais qu'il était suffisamment précis pour être opérationnel et activé rapidement en cas de besoin. "Je suis confiant dans le fait que le mécanisme décidé aujourd'hui n'aura normalement pas à être activé et que la Grèce va progressivement regagner la confiance des marchés", a notamment déclaré le président de la BCE, Jean-Claude Trichet. Quelques heures après avoir critiqué dans une interview télévisée un mécanisme mixte impliquant la zone euro et le FMI, il s'est dit satisfait de cet accord qui "préserve la responsabilité des gouvernements de la zone euro". Ces critiques avaient envoyé l'euro à un plus bas depuis mai 2009, sous 1,3280 dollar, après avoir enregistré des gains sur le dollar en cours de journée.

Une réforme du pacte européen de stabilité et de croissance est désormais évoquée et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a par ailleurs été chargé de créer un groupe de travail avec des représentants des Etats membres et de la BCE, afin de faire des propositions en ce sens avant la fin de l'année. "La formulation que nous avons retenue laisse ouverte toutes les possiblités (...) On pourrait imaginer une suspension des droits de vote (à l'Eurogroupe), des choses de cette nature. Aujourd'hui, clairement, l'arsenal n'est pas adapté", a expliqué Nicolas Sarkozy. La référence à des sanctions est cependant une concession de la France à Angela Merkel, très attachée au strict respect des règles de contrôle budgétaire de la zone euro. En échange de son soutien à un mécanisme d'aide, elle avait posé trois conditions : un rôle central pour le FMI, pas de déclenchement du mécanisme tant que la Grèce parvient à se refinancer sur les marchés, réécriture des règles européennes ; elle semble avoir obtenu gain de cause sur toute la ligne.

Par TF1 News (D'après agence) le 26 mars 2010 à 07:04
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28 Commentaires

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  • knock620, le 27/03/2010 à 11h56

    Renseignez vous sur le budget communication de la CAF qu'ils dépensent...

  • mcg35, le 26/03/2010 à 15h06

    Bonjour @didierbretagne - Rassurez-vous! En tout cas, ce n'est pas un esprit "social ...iste"! En résumé, ce qui est fait avec cette aide à la Grèce, c'est un encouragement à la gestion débridée, voire frauduleuse. Et puis, quand on est dans la panade, les "petits copains", qui ont géré avec sagesse et lucidité, viennent au secours ... C'est sans doute ce que, dans certains partis, on appelle "la solidarité"??? Inutile de vous dire que je suis TRES sceptique quant à cette façon de faire. Et j'appuie la position de la Chancelière allemande: quand on a fait des erreurs, on assume soi-même les conséquences! Mais bon ... Espérons que l'UE en sortira "consolidée" ... je n'ai pas écrit "solidaire"!!!

  • glob33, le 26/03/2010 à 14h53

    Je suis d'accord avec tipousssy01.....pour les autres, la France est la 5è puissance économique dans le monde (classement 2009), largement devant le Canada, la Norvège ou l'Australie qui sont des pays développés et qui ont le même mode de vie que nous et pourtant ils n'ont pas besoin des USA pour l'un, de l'Europe pour l'autre et des pays de l'Océanie pour le dernier, ils s'en sortent très bien!!!!

  • jed130, le 26/03/2010 à 13h45

    Tout va donc bien, la Grèce sera sauvée. Ca va mieux. Et nous qui va nous sauver? Je ne savais pas que ça allait si bien en France? Où peut être qu'en faite l'Europe c'est juste l'Allemagne qui dirige et les contribuables de tous les autres pays qui participent? Je comprends mieux pourquoi les anglais ne voulaient pas de la monnaie unique maintenant.

  • didierbretagne, le 26/03/2010 à 13h43

    Ce sont des propos qui ne tiennent pas debout. La France seule face à un monde en pleine évolution mais mon bon Monsieur TIPOUSSY01 vous devriez aussi inciter les Français à revenir au temps des cavernes. Lorsque vous allez faire vos courses regardez vous exactement d'où viennent les produits que vous achetez. Etes vous sur de ne pas payer des chinois, des indiens, des tunisiens, pour le travail qu'ils font juste pour survivre et nourrir leur famille ?

  • didierbretagne, le 26/03/2010 à 13h37

    J'ose espérer que ce n'est pas un esprit "social" qui est en train de parler.

  • pyga, le 26/03/2010 à 13h07

    Pas d'accord avec votre calcul. 5000 emplois (au SMIC), c'est plus de 80 millions d'euros par an. Et puis il faudra licencier les gens qui travaillent à la réalisation du magazine (rédaction, composition, impression, routage, ...)

  • speedo974, le 26/03/2010 à 12h54

    Pourquoi croyez vous que la plupart des pays Européens ont tout fait pour entrer dans l'Europe ?Ils avaient le choix de faire bande à part.Personne n'a pris cette option et pour cause!.Pouvez vous imaginer rien qu un instant la France faire bande à part?Un peu de bon sens svp.La France ne s'est pas faite en 1 jour, c'est pareil pour l'Europe

  • smsc1, le 26/03/2010 à 12h47

    5000 emplois pour 3 millions d'euros! Je me demande vraiment pourquoi nous nous en privons. 600? pour créer un emploi me semble vraiment un peu léger .....

  • speedo974, le 26/03/2010 à 12h43

    Vous devriez vous présenter aux prochaines présidentielle,puisque vous avez les solutions!.

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