Faut-il aider la Grèce, en quasi-faillite, ou pas ? Depuis plusieurs semaines, les pays européens, notamment ceux de la zone euro, se déchirent publiquement sur la question. A l'approche d'une élection régionale cruciale prévue le 9 mai, la chancelière allemande Angela Merkel rechigne de payer pour Athènes aux dépens du contribuable allemand. Elle propose donc un recours au FMI. A l'inverse, la plupart de ses partenaires de la zone euro, dont la France, privilégient une solution européenne.
Aide à la Grèce: l'Allemagne estime qu'il est "trop tôt"
Angela Merkel se dit confiante dans la capacité de la Grèce à présenter rapidement un programme d'économies crédible, condition sine qua non au versement d'une aide financière de l'Allemagne.
Publié le 26/04/2010
La France solidaire avec la Grèce, mais pas de "complaisance"
La ministre de l'Economie Christine Lagarde assure que le prêt de la France à la Grèce, dans le cadre du plan européen, sera accompagné de mécanismes de contrôle.
Publié le 25/04/2010
La Grèce appelle l'UE et le FMI à l'aide
Le Premier ministre grec Georges Papandréou a demandé vendredi en direct à la télévision l'activation du mécanisme d'aide de l'UE et du FMI. Mais l'Allemagne pose ses conditions.
Publié le 23/04/2010
La Grèce s'enfonce dans le rouge
Pays paralysé par une nouvelle grève, la 4e depuis l'annonce du plan d'austérité, nouvelle augmentation du déficit public qui fait flamber le taux des obligations d'Etat : un plan d'aide à la Grèce paraît de moins en moins évitable.
Publié le 22/04/2010
Après la Grèce, le Portugal reçoit une mauvaise note
L'agence Fitch a choisi de dégrader la notation de la dette du Portugal de AA à AA-. Sans placer Lisbonne dans le même sac qu'Athènes, les experts engagent les Portugais à se serrer la ceinture et à assainir leurs finances.
Publié le 25/03/2010
La Grèce peut s'en sortir seule
Des dirigeants européens ont exprimé leur confiance vendredi envers les mesures d'austérité prises par la Grèce, dont ils pensent qu'elles tireront le pays d'affaire sans recourir à une assistance financière.
Publié le 05/03/2010
Combien pour sauver la Grèce ?
Les membres de l'UE s'apprêteraient à finaliser un accord permettant de renflouer les caisses de l'Etat grec à hauteur de 25 milliards d'euros, sous la forme de prêts ou de garanties, affirme un quotidien britannique, le Guardian.
Publié le 13/03/2010
Grèce-Allemagne : ça s'envenime...
Le vice-premier ministre grec s'en prend au "jeu déplorable" de l'Allemagne. Il accuse les banques et les exportateurs d'Outre-Rhin de profiter des problèmes budgétaires de son pays.
Publié le 22/03/2010
Barroso et le dilemme grec : "ça ne peut plus durer !"
Le président de la Commission européenne appelle les Etats de l'UE à s'accorder rapidement sur un plan d'aide, alors que s'approche la date de l'échéance de la dette grecque, et que le pays pourrait se retrouver en défaut de paiement.
Publié le 20/03/2010
Le problème sera-t-il réglé lors du sommet de Bruxelles qui se tient ce soir et demain ? Pour la crédibilité européenne sur la scène mondiale, il le faudrait. Ce sommet est en effet le premier à se tenir depuis la mise en place effective du traité de Lisbonne. Il sera donc dirigé par Herman Von Rompuy, le nouveau président stable du Conseil européen. Et un échec des 27 pour aider l'un des leurs serait du plus mauvais effet.
L'Allemagne ferme
Selon des sources diplomatiques, un compromis devrait être trouvé d'ici jeudi soir. "Les discussions progressent mais on y est pas encore", a indiqué mercredi soir une source diplomatique européenne. Berlin aurait fini par accepter la mise en place d'un mécanisme de soutien européen pour Athènes. Mais les modalités de cette aide et les conditions qui lui sont assorties semblent tout droit sorties du catalogue de revendications allemand. Comme le voulait la chancelière, le Fonds monétaire international sera en effet impliqué et jouera même "un rôle central". Le volet européen de l'aide proviendra de prêts bilatéraux. Et l'Allemagne a bien fait comprendre qu'elle n'en serait pas. Jeudi matin, Angela Merkel a néanmoins fait savoir qu'elel allait s'engager "avec force" pour un plan combinant aides européennes bilatérales et intervention du FMI.
Le tout pourrait être entériné lors d'une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro, organisée avant que ne s'ouvre le sommet, puis endossée par l'ensemble des dirigeants des Vingt-Sept. Ce mini-sommet de la zone euro, proposé par la France et l'Espagne, mais dont l'organisation n'est toujours pas confirmée, pourrait se tenir soit en début d'après-midi soit à l'issue du dîner qui clôture traditionnellement la première journée des sommets européens, ont dit des sources européennes.
20 à 22 milliards
L'objectif de ce mécanisme est d'assurer la stabilité de l'euro, qui a touché un plus bas de 10 mois mercredi à la suite de l'abaissement par Fitch de la note de crédit à long terme du Portugal. Il ne serait pas déclenché tant que la Grèce parviendra à se refinancer sur les marchés. La discussion engagée sur certaines conditions posées par l'Allemagne - un déclenchement en dernier recours seulement et un durcissement des règles européennes de contrôle budgétaire - pourrait quant à elle faire l'objet de discussions ultérieures, au niveau ministériel. Le volume de l'aide ne serait pas non plus précisé lors du sommet, mais des sources haut placées au sein de la Commission européenne signalent qu'une enveloppe comprise entre 20 et 22 milliards d'euros est envisagée, avec une participation du FMI qui pourrait aller jusqu'à 15 milliards d'euros.
Outre la Grèce, les chefs d'État et de gouvernement discuteront de leur nouvelle stratégie pour relancer l'emploi et la croissance. Ils débattront également du suivi de la conférence des Nations unies sur le changement climatique tenue en décembre à Copenhague.
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