© AFP/E. FeferbergNicolas Sarkozy et Catherine Ashton, la "ministre des Affaires étrangères de l'UE", ont eu ce vendredi leur premier entretien en tête à tête à Paris -une demi-heure de conversation, dont une partie en français. Selon l'Elysée, le chef de l'Etat a assuré la Haute représentante, dont le poste a été créé par le traité de Lisbonne, du "plein soutien" de la France.
Il lui a notamment fait part de son expérience de président de l'UE, au second semestre 2008. "Ce qu'il faut faire, c'est agir en fonction de ce qu'on croit juste pour l'Europe en s'assurant du soutien de quelques acteurs essentiels mais en évitant de se dire qu'il faut avoir d'abord l'accord des 27 avant d'agir", a dit en substance le président de la République "Quand vous croyez que quelque chose est important, faites-le. Nous serons toujours à vos côtés si vous agissez, si vous vous montrez ambitieuse, si vous avez des idées. Et le soutien des 27 vous l'aurez par surcroît. Mais ne cherchez pas à avoir systématiquement l'accord de tous avant d'agir", a ajouté Nicolas Sarkozy, cité par son entourage.
Revers
Catherine Ashton a de son côté assuré qu'elle concevait sa mission de cette façon-là et qu'elle entendait se concentrer sur quelques sujets essentiels pour l'Europe. Selon l'Elysée, elle a ainsi réaffirmé sa volonté de mettre en place un service européen d'action extérieure "dont l'Europe sera fière et qui sera une sorte de modèle pour le monde".
Le traité de Lisbonne prévoit que le Haut représentant s'appuie sur un tel service d'action extérieure réunissant des diplomates de la Commission européenne, des Etats membres et du Conseil européen, c'est-à-dire plusieurs milliers de personnes. Catherine Ashton a cependant subi en mars un revers au Parlement européen, où les principaux groupes parlementaires ont jugé inacceptable son projet de nouveau corps diplomatique.
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