Les Premiers ministres japonais Naoto Kan et italien Silvio Berlusconi, les présidents US Barack Obama, et français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre canadien Stephen Harper, le président russe Dmitry Medvedev, la chancellière allemande Angela Merkel, et le Premier ministre britannique David Cameron, au G8 à Huntsville, au Canada, le 25 juin 2010
- Coût des G8 - G20 en France : la promesse de Sarkozy - 01 min 14 s
Relance, rigueur et paradis fiscaux à Toronto
Les dirigeants des vingt plus grandes économies de la planète se réunissent ce week-end pour organiser une sortie de crise. Et recadrer la finance ?
Publié le 24/06/2010
G8 - G20 en France : la promesse chiffrée de Sarkozy
Interrogé sur la polémique provoquée au Canada par le prix de l'organisation des sommets des G8 et G20, estimé à près d'un milliard de dollars, Nicolas Sarkozy a assuré que les sommets des deux instances qui seront organisés en France l'an prochain coûteraient "dix fois" moins "exactement".
Publié le 26/06/2010
G8 : des recommandations, des divergences et... de l'art
Les dirigeants du G8 étaient réunis samedi au Canada en lever de rideau du G20. Au menu : la traditionnelle photo de famille, au bord de l'eau cette fois, un peu d'art, de la politique internationale et des désaccords.
Publié le 26/06/2010
- Les pays industrialisés du G8 se sont engagés à lutter contre le terrorisme par une "action intégrée et concertée" qui devra bénéficier notamment aux pays ou régions fragiles comme l'Afghanistan, le Pakistan, le Sahel, la Somalie et le Yémen. Ils affirment leur "détermination à coopérer face à des enjeux-clés, y compris la sécurité dans les transports, la sécurité frontalière et l'intégrité de l'identité, la prévention du terrorisme chimique, biologique, nucléaire et radiologique, la lutte contre le financement du terrorisme, la réponse à l'extrémisme violent, à la radicalisation menant à la violence". En saluant "les améliorations du régime de sanctions des Nations unies à l'encontre d'Al-Qaïda et des talibans", les pays du G8 jugent que "la société civile a un rôle crucial à jouer" pour une lutte antiterroriste efficace. Relevant que les groupes terroristes et d'autres organisations criminelles "ont tendance à se propager là où les gouvernements n'ont ni la capacité ni les moyens d'action nécessaires pour répondre à leurs vulnérabilités en matière de sécurité", le G8 s'engage "collectivement à les aider" et cite "en particulier l'Afghanistan, le Pakistan, le Sahel, la Somalie et le Yémen".
- Ils ont exhorté Palestiniens et Israéliens à créer les conditions de pourparlers de paix directs, et estimé que les conditions dans la bande de Gaza, soumise à un blocus de l'Etat hébreu, n'étaient "pas viables et devaient être changées".
- Ils ont pressé la Corée du Nord et l'Iran de s'abstenir de toute action mettant en danger la sécurité et la stabilité internationale. A la question de savoir si le ton relativement modéré de la condamnation témoignait de divergences au sein du G8 ou d'une volonté de ménager la Chine, le principal allié de Pyongyang, le président français Nicolas Sarkozy a répondu au cours d'une conférence de presse. "Bien au contraire, il y a eu la volonté de tous les membres du G8 de convaincre nos amis chinois d'être aussi sévères que nous le sommes envers la Corée du Nord et aussi solidaires que nous le sommes envers la Corée du Sud", a-t-il dit.
- Les dirigeants du G8 ont constaté que la reprise économique mondiale était encore "fragile" et noté que la crise avait "compromis" certains objectifs de développement du Millénaire.
- Ils sont engagés par ailleurs à consacrer cinq milliards de dollars de fonds supplémentaires au cours des cinq prochaines années pour lutter contre la mortalité infantile et maternelle en Afrique.
- Mais confrontés pour la plupart à des situations budgétaires tendues du fait de la crise, ils ont bien pris garde de ne pas multiplier les promesses sachant que, collectivement, ils n'ont pas tenu les engagements ambitieux pris il y a cinq ans à Gleneagles, en Ecosse. Ils avaient alors indiqué qu'ils doubleraient d'ici 2010 le montant de leur aide publique au développement. Mais au bout du compte, 18 milliards de dollars, sur les 50 milliards attendus, manquent à l'appel. Le communiqué du sommet qui s'est achevé samedi n'y fait pas allusion directement. Il relève juste que "la crise a compromis les avancées" sur certains objectifs.
- Et une promesse chiffrée : interrogé sur la polémique provoquée au Canada par le prix de l'organisation des sommets des G8 et G20, estimé à près d'un milliard de dollars, Nicolas Sarkozy a assuré que les sommets des deux instances qui seront organisés en France l'an prochain coûteraient "dix fois" moins "exactement" : lire notre article.
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