Violences à Saint-Aignan (Loir-et-Cher) le 18 juillet 2010. © TF1/LCILes renforts ont dissuadé toute reprise des violences ; mais Saint-Aignan n'avait jamais connu telle ambiance d'état de siège. Après l'attaque de sa gendarmerie, pas moins de trois cents militaires ont été déployés dimanche dans cette commune généralement paisible de 3400 habitants - soit presque un militaire pour dix habitants. La préfecture avait prévenu que ces renforts déployés "s'opposeraient à toute reprise de violence". La violence n'a apparemment pas repris en cours de nuit, mais la petite ville reste traumatisée. Le général d'armée Jacques Mignaux, directeur général de la gendarmerie nationale, est arrivé dans la matinée pour "rencontrer les gendarmes confrontés aux incidents". Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, est attendu pour sa part à Saint-Aignan dans l'après-midi.
Gitan tué à Saint-Aignan : possible mise en examen du gendarme
Le gendarme qui avait tué un jeune gitan à Saint-Aignan (Loiret) en juillet dernier sera bientôt entendu par un juge d'instruction et risque une mise en examen, a déclaré jeudi l'avocat de la famille de la victime.
Publié le 10/09/2010
Gens du voyage : la moitié des camps bientôt démantelés
Parmis les mesures annoncées mercredi soir, la fermeture de la moitié des camps illégaux de Roms et de gens du voyage d'ici trois mois et des reconduites à la frontière "quasi immédiates" pour les Roms qui auraient commis des délits.
Publié le 28/07/2010
Calme et recueillement aux obsèques du jeune gitan
La communauté gitane s'est réunie mardi matin dans la douleur et le recueillement pour les funérailles de Luigi Duquenet, un jeune homme de 22 ans tué par balle à un contrôle routier, avec une messe à l'église de Saint-Gervais-la-Forêt.
Publié le 20/07/2010
Nuit calme à Saint-Aignan avant les funérailles du jeune gitan
La nuit a été calme dans la vallée du Cher. Mardi matin, les gens du voyage se préparaient aux funérailles de Luigi Duquenet, 22 ans, tué par balle par un gendarme dans la nuit de vendredi à samedi.
Publié le 19/07/2010
Une gendarmerie attaquée après la mort d'un homme
Une cinquantaine de gens du voyage ont attaqué dimanche la gendarmerie de Saint-Aignan (Loir-et-Cher) avec des haches et des barres de fer pour protester contre la mort d'une jeune homme tué par un gendarme.
Publié le 18/07/2010
Les obsèques du jeune gitan ne font pas oublier les tensions
La communauté des gens du voyage a assisté mardi matin aux obsèques de Luigi Duquenet tué lors d'un contrôle routier auquel il voulait échapper. Reportage sur place.
Publié le 20/07/2010
La tension monte d'un cran dans la région de Saint-Aignan
De nouveaux incidents ont éclaté à Saint-Aignan, où un jeune de la communauté du voyage a été tué dans la nuit de vendredi à samedi par les gendarmes après avoir forcé un contrôle de police.
Publié le 19/07/2010
Une gendarmerie attaquée dans le Loir-et-Cher
Une cinquantaine de personnes avec des haches et des barres de fer se sont regroupées dimanche à Saint-Aignan pour protester contre la mort d'un jeune homme tué par un gendarme dans la nuit de vendredi à samedi lors d'une course-poursuite.
Publié le 18/07/2010
"Un règlement de comptes"
Mais si la nuit a été calme à Saint-Aignan, les incidents se sont reportés sur les communes alentours. Depuis dimanche soir, trois voitures ont brûlé dans le village d'Onzain, une vitrine a été défoncée à la voiture bélier à Meher et une salle de la mairie de Couddes a été détruite par le feu à cause d'un engin incendiaire, a indiqué le préfet, Philippe Galli. "On n'a pas encore identifié les auteurs, on a des témoignages et les gendarmes enquêtent", a-t-il déclaré en indiquant que pour lui, les incidents n'étaient "pas complètement fortuits" mais bien liés aux tensions de ces derniers jours. Le préfet a prévu de rencontrer dans la journée les maires des villages concernés pour faire le point avec eux.
Tout a commencé dimanche matin lorsqu'une cinquantaine de gens du voyage ont attaqué la gendarmerie, munis de haches et de barres de fer, pour protester contre la mort d'un des leurs, tué par un gendarme dans la nuit de vendredi à samedi après avoir forcé un contrôle. Après avoir essayé de forcer le portail d'entrée, ils ont brûlé plusieurs voitures, tronçonné des tilleuls, et mis à terre des feux tricolores. Une boulangerie a également été dévalisée. "Il y a eu un règlement de comptes entre les gens du voyage et la gendarmerie", a expliqué le maire, Jean-Michel Billon, sorti de chez lui à 9h15 après avoir entendu des "hurlements dans rue". L'élu a également décrit des "feux de signalisation hachés", des "arbres tronçonnés et enflammés" et "trois voitures brûlées". Le centre de l'agglomération a été ensuite entièrement bouclé jusqu'à la mi-journée. Et avant d'arriver à Saint-Aignan, les membres de la communauté du voyage s'en étaient déjà pris aux locaux du peloton d'autoroute et des cabines de péage à Saint-Romain.
Un contrôle qui dégénère
C'est la mort d'un des leurs dans la nuit de vendredi à samedi qui a provoqué cette colère et cette violence. "Luigi", 22 ans, père d'une fillette de deux ans, a été tué après une course-poursuite. Le parquet de Blois a livré dimanche soir quelques précisions sur l'enchaînement des faits aboutissant à ce drame.
Lors d'un premier contrôle de gendarmerie, la voiture à bord de laquelle se trouvait "Luigi" ne s'était pas arrêtée, emportant sur son capot un gendarme pendant près de 500 mètres. Celui-ci en était retombé à la faveur d'un virage, légèrement blessé. Au deuxième barrage, la voiture, avec cette fois deux occupants à son bord, l'un étant monté entre le premier et le deuxième contrôle, a fait mine de s'arrêter. Puis, elle a réaccéléré et foncé sur deux gendarmes. L'un des deux a alors tiré deux balles en direction du véhicule, qui a continué sa course. Le corps sans vie de la victime a été retrouvé à Saint-Romain-sur-Cher, à une dizaine de kilomètres du lieu de la fusillade, où réside une importante communauté des gens du voyage. Le deuxième occupant de la voiture est en fuite et recherché. Deux gendarmes, dont le tireur, ont été placés en garde à vue après les faits puis relâchés, a précisé la substitute du procureur de Blois dimanche soir. Un membre de la famille de l'homme tué a été reçu au palais de justice de Blois.
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'homme aurait eu peur d'un contrôle car il n'avait pas de permis de conduire. Mais il aurait également craint d'être arrêté alors qu'un vol venait d'être signalé dans la commune voisine. Ses obsèques de Luigi Duquenet sont prévues mardi matin à Saint-Gervais-la-Forêt. Le préfet a fait part de son souhait que "la cérémonie se passe dans la dignité et le calme".
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Gitan tué à Saint-Aignan : possible mise en examen du gendarme
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