José Manuel Barroso et Nicolas Sarkozy, à Bruxelles, le 16 septembre 2010 © TF1/LCI
Sommet à trois pour plancher sur la sécurité à Deauville
Nicolas Sarkozy reçoit ce lundi à Deauville la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Dmitri Medvedev pour consolider l'ouverture de Moscou vers l'Ouest. Mais ce sommet ne fait pas que des heureux.
Publié le 18/10/2010
Roms : l'UE veut des actes, de tous ses membres
A l'occasion d'une conférence, prévue de longue date avant les expulsions en France, sur l'utilisation des fonds européens pour les Roms, l'Union européenne a rappelé que leur situation générale était "inacceptable", tous pays confondus.
Publié le 12/10/2010
"Sarkozy se berlusconise"
Raillant le soutien de Silvio Berlusconi à Nicolas Sarkozy pour sa politique d'expulsions de Roms, Daniel Cohn-Bendit estime que c'est avant tout l'image du président français qui est affectée par la polémique, pas celle de la France.
Publié le 19/09/2010
Roms : Reding agite encore les sanctions contre la France
La Commissaire européenne à la Justice et aux Droits fondamentaux a réaffirmé ce vendredi que la Commission enclencherait une procédure d'infraction contre la France si les Roms ont bien été ciblés sur un critère ethnique.
Publié le 17/09/2010
La presse déplore le "clash magistral" entre Sarkozy et l'UE
La presse s'inquiète vendredi du "clash magistral" survenu la veille entre Nicolas Sarkozy et l'UE à propos de la politique d'expulsions massives des Roms par la France, estimant que Paris se retrouve "isolé" et a subi une perte de crédibilité.
Publié le 17/09/2010
Sarkozy plaide sa politique sur les Roms au sommet de l'UE
Même si le sujet ne figure pas officiellement à l'agenda, la polémique entre la Commission européenne et la France sera sans doute abordée ce jeudi à Bruxelles. La réunion des 27 a débuté en milieu de matinée.
Publié le 16/09/2010
Roms : journée très houleuse entre Paris et l'UE
C'est la guerre verbale sans merci. Après s'être lancées les pires remarques sur le dossier épineux des Roms, la commissaire européenne Viviane Reding et la France semblaient jouer l'apaisement mercredi soir. Mais ce n'est pas fini, Nicolas Sarkozy sera jeudi Bruxelles.
Publié le 15/09/2010
Roms : la guerre verbale entre la France et l'UE s'intensifie
L'Elysée a jugé "inacceptables" mercredi les critiques de la commissaire européenne Viviane Reding sur la situation des Roms en France mais s'est refusé à entretenir toute polémique sur le sujet entre Paris et Bruxelles.
Publié le 15/09/2010
Roms : Bruxelles dit "ça suffit", Paris "s'étonne"
La Commission européenne a menacé mardi Paris de poursuite devant la justice européenne pour non respect de la législation de l'UE au sujet des renvois de Roms, qualifiant son attitude de "honteuse". Le Quai d'Orsay "refuse la polémique".
Publié le 14/09/2010
Roms : Sarkozy défend sa politique à Bruxelles
Nicolas Sarkozy a tenté jeudi de plaider en faveur de sa politique concernant les Roms, à l'origine d'un différend entre la France et la Commission européenne, lors du sommet européen réuni à Bruxelles.
Publié le 16/09/2010
Roms : discussions vives au sommet entre Sarkozy et Barroso
Venu à Bruxelles jeudi, le président Nicolas Sarkozy a maintenu le cap sur le dossier Roms, malgré un nouveau clash avec le président de la commission Manuel Barroso. Les tensions sont loin d'être apaisées.
Publié le 16/09/2010
Sarkozy : "Si quelqu'un a gardé son calme, c'est bien moi"
Interrogé sur un échange qui aurait été "très violent," lors du sommet de l'UE, avec José Manuel Barroso au sujet des renvois de Roms, Nicolas Sarkozy a assuré qu'il avait gardé son calme et que ses relations avec le Président de la Commission européenne étaient bonnes.
Publié le 16/09/2010
Roms : pendant ce temps, les évacuations continuent
La circulaire a certes été modifiée et le débat se poursuit avec l'UE mais les Roms continuent d'être évacués. Mercredi matin, une trentaine de personnes ont été expulsées d'un terrain de Bobigny où elles étaient installées depuis 2 ans.
Publié le 15/09/2010
Après les échanges verbaux acerbes de ces derniers jours entre la France et la Commission européenne, et malgré la volonté d'apaisement amorcée par les deux parties mercredi soir, le sommet de l'Union européenne à Bruxelles s'annonçait tendu. Officiellement, les expulsions de Roms par Paris ne figuraient pas à l'ordre du jour, consacré en grande partie à la discipline budgétaire.
Mais Nicolas Sarkozy avait fait savoir par avance qu'il comptait bien s'expliquer et défendre sa politique devant les autres dirigeants européens. Et d'après le Premier ministre bulgare, concerné par le sujet puisque des Roms ont été raccompagnés dans son pays, la discussion a tourné au vinaigre avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. "Il y a eu un échange très violent", a affirmé Boyko Borissov, qui avait indiqué la semaine dernière n'avoir aucun reproche spécial à adresser à la France. Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois, parle d'une explication "mâle et virile".
Selon une autre source, Nicolas Sarkozy a tout d'abord pris la parole à la fin de la session de travail de la matinée. "La Commission a blessé la France", aurait lancé le chef de l'Etat, en référence à la comparaison de Viviane Reding, vice-présidente de la Commission et commissaire à la Justice et aux Droits fondamentaux, entre les expulsions de Roms et les déportations de juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. José Manuel Barroso aurait alors "rappelé et vigoureusement défendu l'institution et le rôle de la Commission" et souligné qu'il ne voulait "pas se laisser distraire de son travail" par des querelles.
"J'ai gardé mon calme"
Interrogé sur cette altercation lors de sa conférence de presse qui a suivi le sommet, Nicolas Sarkozy a répondu indirectement. "S'il y a bien quelqu'un qui a gardé son calme, c'est moi (...). Il n'y a pas eu d'éclat de voix. Mais j'ai dit, c'est vrai, ce que la France pensait", a-t-il précisé, en se félicitant que José Manuel Barroso se soit "désolidarisé" de Viviane Reding. Il a également relevé que tous les dirigeants avaient aussi condamné les propos de la commissaire, qu'il qualifie d'"outranciers". Il s'est dit donc conforté par l'UE sur ce problème et entend rester ferme. Il a ainsi affirmé que la France continuerait sa politique de démantèlement des camps illégaux et des expulsions des Roms en situation irrégulière.
De son côté, José Manuel Barroso, lors de sa propre conférence de presse, n'a pas réellement abordé l'accrochage. Il s'est contenté de rappeler que les discriminations ethniques étaient "inacceptables".
La version de Berlin
Autre son de cloche, celui de Berlin... bien différent de la version du président français qui avait affirmé, lors de sa conférence de presse, que la chancelière allemande lui avait confié avoir elle aussi l'intention de procéder dans les prochaines semaines à "des évacuations de camps". L'information avait aussitôt été démentie par des diplomates allemands et l'a été de manière officielle dans la soirée.
"La chancelière Merkel n'a parlé ni lors du Conseil européen, ni lors d'entretiens en marge du Conseil avec le président français Sarkozy de prétendus camps de Roms en Allemagne, et en aucun cas de leur évacuation", a déclaré le porte-parole du gouvernement dans un communiqué dans lequel il confirme en revanche le soutien de l'Allemagne à la France "en ce qui concerne les critiques sur la forme et le ton des propos de la commissaire européenne (Viviane) Reding".
Le problème renvoyé à plus tard
Sur le fond du problème au niveau européen, le projet de déclaration commune sur la nécessité de mieux intégrer les Roms a été abandonné. "Personne n'en veut", souligne un diplomate. Le sujet a donc été renvoyé à plus tard, afin de mettre au point "une stratégie sur le long terme pour trouver une solution à ce problème".
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