La semaine dernière, la France et l'Allemagne ont fait savoir qu'elles voulaient modifier le Traité de Lisbonne pour éviter de nouvelles crises dans la zone euro suite aux problèmes de la Grèce et aux risques de contagion à d'autres pays. Parmi les propositions, la pérennisation du mécanisme d'aide aux pays en difficulté, mis en place pour l'instant pour trois ans. Angela Merkel veut pour cela en passer par une révision du traité. Elle redoute sinon de se faire censurer par sa Cour constitutionnelle car le traité actuel n'autorise pas qu'un pays soit sauvé de la banqueroute par ses partenaires.
Révision du traité de Lisbonne : Merkel et Sarkozy obtiennent gain de cause
Les Etats membres de l'Union européenne se sont mis d'accord dans la nuit de jeudi à vendredi pour une légère révision du traité qui permettrait de créer un mécanisme de gestion des crises. Un plan d'action pour renforcer la discipline budgétaire des Etats a également été adopté.
Publié le 28/10/2010
UE : sommet houleux en vue ?
Le Conseil européen, réuni à Bruxelles jusqu'à vendredi, doit étudier la proposition franco-allemande de changer le traité de Lisbonne pour imposer à l'UE plus de discipline budgétaire et garantir sa stabilité. Mais le dossier ne plaît pas à tous les dirigeants, aussi bien sur le fond que sur la forme.
Publié le 28/10/2010
Ca chauffe entre le couple Merkel/Sarkozy et l'UE
A la veille du sommet européen de Bruxelles, et face aux vives critiques de ses partenaires, la chancelière allemande a réaffirmé ce mercredi la nécessité de changer le traité de Lisbonne pour imposer à l'UE plus de discipline budgétaire et garantir sa stabilité.
Publié le 27/10/2010
UE : un Français pour seconder Catherine Ashton à la diplomatie
La Haute représentante pour les Affaires étrangères de l'UE a nommé lundi Pierre Vimont, actuel ambassadeur de France aux USA et poids lourd de la diplomatie française, à la tête du nouveau Service européen d'action extérieure.
Publié le 25/10/2010
UE : La Commission agite l'idée de taxes sur les Européens
Bruxelles relance l'idée controversée de taxes européennes pour augmenter les ressources propres de l'Union européenne. Les gouvernements rechignent mais les eurodéputés se laissent peu à peu séduire.
Publié le 19/10/2010
Mais certains autres pays, comme le Luxembourg ou la République tchèque, se montrent réticents car ils craignent d'ouvrir une "boîte de Pandore" en rendant nécessaire des référendums politiquement risqués. A deux jours du sommet de Bruxelles, où la question sera abordée, ils ont reçu ce mardi le soutien de la Commission européenne. "Nous préférerions de loin le faire sans changement de traité. Nous explorons les possibilités légales et les contraintes en relation avec cela", souligne le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn. "Mais nous ne voulons pas exclure un changement de traité concernant le mécanisme permanent en cas de crise", précise-t-il.
"Sanctions politiques ?"
Plutôt que sur la procédure, Olli Rehn explique "qu'il est essentiel de se concentrer sur le contenu" du futur mécanisme. Celui-ci "doit être efficace en matière de garantie de la stabilité financière et pour minimiser l'aléa moral", c'est-à-dire l'incitation non voulue qui pourrait être donnée aux gouvernements à prendre plus de risques sur le plan budgétaire, sachant qu'il existe un filet de sécurité. Ce nouveau dispositif aurait pour but de remplacer le Fonds de sauvetage pour les pays de la zone euro doté de 440 milliards d'euros mis en place au printemps de manière temporaire.
Le commissaire européen s'est par ailleurs montré peu favorable aux sanctions "politiques" que l'Allemagne voudrait introduire contre les pays trop laxistes via un changement de traité -il s'agirait notamment de suspendre les droits de vote de ces Etats lors de certaines réunions européennes.
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