© afpComment concilier modernisation et contraintes budgétaires ? Comment relever les défis du XXIe siècle dans un monde où l'argent manque ? Les 28 pays membres de l'Organisation atlantique vont tenter de répondre à ces questions vendredi et samedi à Lisbonne pour leur sommet annuel.
Afghanistan, bouclier antimissile : ce que l'Otan a décidé
L'Otan a adopté samedi un calendrier de retrait d'Afghanistan pour 2014. Seuls les Etats-Unis ne veulent pas s'engager sur une date. Autre décision de taille : le projet de bouclier anti-missile accepté la veille, signant un renouveau de l'Alliance atlantique. Et Moscou a promis de coopérer.
Publié le 20/11/2010
L'Otan adopte son concept stratégique, accord sur un bouclier antimissile
Les dirigeants de l'Alliance atlantique ont adopté vendredi à Lisbonne un nouveau concept stratégique qui guidera son action pour les dix ans à venir, se mettant d'accord sur un bouclier antimissile.
Publié le 19/11/2010
L'Afghanistan au coeur du sommet de l'OTAN
Les dirigeants de 50 pays dont ceux de l'Otan engagés militairement en Afghanistan, ont ouvert samedi à Lisbonne une réunion consacrée à une stratégie de sortie progressive du pays entre 2011 et 2014.
Publié le 20/11/2010
Après l'Otan, Obama enchaîne avec l'UE
Dans la foulée du sommet de l'Otan, le président américain tentera ce samedi de resserrer avec les Européens des liens transatlantiques quelque peu distendus par la crise économique. Cette réunion est une session se rattrapage après celle annulée au dernier moment en mai dernier.
Publié le 20/11/2010
Sommet de l'OTAN : le dossier afghan au centre des discussions
Les dirigeants de l'Otan se retrouvent vendredi à Lisbonne pour un sommet de deux jours où ils devraient décider le retrait d'ici à 2014 du gros de leurs troupes d'Afghanistan et la mise en place d'un bouclier antimissile en Europe.
Publié le 19/11/2010
Pour en débattre, l'Alliance a invité de nouveaux acteurs : Ban Ki-moon, le patron de l'Onu, Herman Van Rompuy, le président de l'Union européenne, Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, Catherine Asthon, la chef de la diplomatie européenne, Hamid Karzaï, le président afghan ou encore les représentants des pays pourvoyeurs de troupes en Afghanistan. Enfin, ce sommet de l'Otan sera suivi par un autre, celui entre l'organisation et la Russie, avec le président Dmitri Medvedev.
Le monde a changé depuis 10 ans
Un nouveau concept stratégique va voir le jour. Il remplacera celui élaboré en 1999. Ce concept, c'est un peu le "Livre Blanc" de l'Alliance. Il définira les grandes orientations et les moyens pour les mettre en place. Aujourd'hui, l'Otan intervient dans les grandes crises internationales. Il y a quelques années, c'était le Kosovo. En 2010, 150.000 hommes sont en Afghanistan, la majorité sous commandement de l'organisation.
"Aller simple" en Afghanistan
La situation en Afghanistan sera au menu des entretiens le samedi matin. L'Otan va annoncer le transfert de la responsabilité au gouvernement afghan. Le processus commencera en 2011. La phase de transition devrait s'étaler sur plusieurs années pour s'achever en 2014. En fonction de l'évolution de la situation sur le terrain, district par district, les forces alliées confieront la gestion de la sécurité à l'armée et aux policiers afghans.
"Ce transfert est un aller simple, pas question de revenir en arrière", souligne-t-on à l'Elysée, où l'on s'empresse d'ajouter "qu'il ne faut pas s'enfermer dans un calendrier... Nous resterons aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que les autorités afghanes le souhaiteront". Cette phase de transition va dans le sens souhaité par le président afghan. Hamid Karzaï demandait ainsi il y a quelques jours aux Américains de réduire leurs activités militaires.
Le bouclier antimissile
Le déploiement en Europe d'un système de protection contre la menace balistique semble aujourd'hui faire l'unanimité. Ce n'était pourtant pas acquis. La France, l'Allemagne ou la Turquie avaient notamment des vues très divergentes. Aujourd'hui, Paris reconnaît l'importance de la menace et est d'accord pour doter l'alliance d'un tel bouclier. Pas question, pour autant, de revenir sur le principe de la dissuasion nucléaire. "La défense antimissile est un complément utile à la dissuasion. Elle ne saurait en aucun cas s'y substituer", fait-on remarquer. Le désarmement nucléaire ne fait donc pas partie des priorités du moment. Aux yeux de la France, la menace vient d'Iran et de Corée du Nord. Mais les noms de ces deux pays ne devraient pas figurer dans le document final.
Moscou invité d'honneur
"La Russie est un partenaire indispensable à la sécurité en Europe". Le président russe Dmitri Medvedev sera donc l'objet de toutes les attentions. Il va falloir apaiser les craintes russes. Certains à Moscou continuent en effet de considérer le bouclier antimissile comme une menace pour les intérêts russes.
A terme, les systèmes de protection européens et russes pourraient être capables de communiquer pour repérer et neutraliser les missiles ennemis. Barack Obama, à l'origine du projet, va tenter de vaincre les dernières réticences russes. D'autres menaces et d'autres formes de coopération avec la Russie seront abordées comme le terrorisme, les cyber attaques, la piraterie....
Une cure d'austérité
Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, devrait proposer une cure d'austérité à l'alliance. La refonte de l'organisation va notamment s'accompagner d'une réduction du nombre des agences spécialisées et le personnel affecté aux différents commandements va être revu à la baisse. Pour les plus optimistes, cette refonte devrait permettre l'émergence d'une organisation "plus réactive et plus efficace".
D'autres craignent en revanche que ces mesures ne sonnent le glas de l'Alliance. Les pays européens revoient déjà tous à la baisse leur budget de la défense et leurs investissements en matériel diminuent. De leur côté, les Etats-Unis investissent plus de 150 milliards de dollars pour le bouclier antimissile là où l'Europe propose, à l'image de la France, de mettre dans le pot commun, des moyens déjà existants , tel que l'usage d'un satellite d'alerte et l'expertise de ses entreprises. Un déséquilibre dangereux à l'heure où Barack Obama se tourne de plus en plus vers l'Asie.
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